Programmation spéciale Aimé Césaire

  1. Mercredi 18 avril
  2. Hommage à Aimé Césaire
  3. Dimanche 15 avril
  4. Samedi 14 avril
Aimé Césaire

France Ô

Entre le 14 et le 18 avril, à l’occasion du 10e anniversaire de sa disparition, France Ô célèbre l’écrivain et homme politique Aimé Césaire. Documentaires, magazine, captations de pièces et de spectacle rendent hommage à la mémoire, aux combats et à l’œuvre de ce penseur visionnaire du XXe siècle.

Mercredi 18 avril

Aimé Césaire

À 19.50 : « PASSION DÉCOUVERTE » : AIMÉ CÉSAIRE ET LES RÉVOLTES DU MONDE


Documentaire (52 min). Réalisation Jérôme-Cécil Auffret. Production Beau Comme Une Image.

Aimé Césaire a connu une longue carrière politique comme député-maire de Fort-de-France. Après avoir été membre du PCF, dont il se sépare avec fracas en 1956, puis fondateur du parti politique le plus influent en Martinique, le PPM, Césaire fut témoin des bouleversements de la décolonisation : guerre d’Indochine, insurrection à Madagascar, indépendances africaines, naissance du tiers-monde, guerre d’Algérie… Le film suit les positions qu’il a prises face à ces bouleversements.

 

À 20.55 : « HISTOIRE D’OUTRE-MER » : CÉSAIRE ET MOI

Documentaire (60 min). Auteurs-réalisateurs Isabelle Simeoni et Fabrice Gardel. Production Zadig Production, avec la participation de France Télévisions.

Le documentaire Césaire et moi donne la parole à dix personnalités qui mettent en lumière sa pensée et ses combats universalistes. Pour raconter la transmission de sa modernité et décrypter son impact dans notre société contemporaine, Aïssa Maïga, Audrey Pulvar, Arthur H, Daniel Maximin, Lilian Thuram, George Pau-Langevin, JoeyStarr, Valérie Manteau, Zineb El Rhazoui et Emmanuel Kasarhérou partagent leurs points de vue. Au fil de leurs confidences se dessine en creux le portrait de l’homme dans son époque et son extraordinaire héritage humaniste et poétique.

À 21.55, à l’issue du documentaire, Fabrice d’Almeida reçoit Dany Laferrière, de l’Académie française, Raphaël Confiant (depuis Fort-de-France), Romuald Fonkoua, Sylvie Andreu, Marijosé Alie et Ménélik pour expliquer et décrypter la modernité de son œuvre.

 

À 22.45 : AIMÉ CÉSAIRE, LE PRIX DE LA LIBERTÉ

Documentaire-fiction (52 min). Réalisation Félix Olivier.

À travers des séquences de fiction et des images d’archives, retour sur le parcours paradoxal de Césaire, entre l’engagement visionnaire humaniste du poète et le combat difficile du politicien.

 

À 23.40 : « MULTISCÉNIK » : LA TRAGÉDIE DU ROI CHRISTOPHE 

Théâtre (2017 – 115 min). Auteur Aimé Césaire. Mise en scène Christian Schiaretti. Réalisation Greg Germain.

La Tragédie du roi Christophe est l’histoire d’un esclave haïtien, Henri Christophe, qui régna sur le nord de Haïti de 1811 à 1820, après la révolution triomphante menée par Toussaint Louverture et Jean-Jacques Dessalines. Une fois l’indépendance conquise et le règne de Dessalines achevé, Henri Christophe est nommé président de la République par le Sénat. Il refuse ce titre, fonde un royaume. Manquant de mesure, il poussera le peuple vers des conditions de travail extrêmes et cruelles… Plus de trente comédiens et comédiennes se partagent la scène, dont neuf issus du collectif Béneeré du Burkina Faso. Ils sont tour à tour chanteurs, danseurs et, à l’exception des rôles principaux, coryphées et représentants du peuple…

 

Hommage à Aimé Césaire

A l’occasion des 10 ans de la mort du poète martiniquais, Aimé Césairé, le 17 avril, quarante lectrices et lecteurs donnent voix aux textes du grand représentant de la négritude.

Dimanche 15 avril

Daniel Maximin

À 12.00 : « PAGE 19 »

Daniel Picouly reçoit Daniel Maximin, l’ami complice discret et attentif de Césaire. Dans son livre Aimé Césaire, frère volcan, ce grand spécialiste de son œuvre littéraire, poétique et théâtrale fait à voix libre et nue le récit de leurs échanges fervents durant plus de quarante ans entre Paris et les Antilles. Une vivante introduction à l’œuvre, à la pensée et à l’action de cet auteur majeur du XXe siècle. L’entretien intimiste se poursuit autour du livre Cher Aimé, préparé par les éditions Bernard Chauveau, sous la direction de Sylvie Andreu, pour le dixième anniversaire de la mort de Césaire. Ce recueil de lettres de personnalités du monde des arts et des lettres tisse un récit qui se décline à tous les temps, sur tous les continents, et fait écho à toutes formes de créativité. En deuxième partie d’émission, Daniel Picouly revient avec Daniel Maximin sur la jeunesse de l’écrivain et ses années d’étudiant au lycée Louis-le-Grand.

 

À 22.40 : RETOUR AU CAHIER, LE CRI D’AIMÉ CÉSAIRE

Documentaire (52 min). Réalisation Véronique et Fabienne Kanor. Production Ego Production, avec la participation de France Télévisions.

Le Cahier d’un retour au pays natal a été publié il y a presque quatre-vingts ans, mais ce long poème a conservé une incroyable résonance ! Sous la forme d’un read movie qui remonte le temps, ce documentaire rassemble les fragments perdus d’une expérience littéraire et humaine exceptionnelle. De la Martinique à la Croatie, du théâtre à la rue, des luttes indépendantistes aux profondeurs de la forêt et jusqu’au Paris colonial, le Cahier vagabonde, dévoile ses secrets, ses influences, ses territoires.

 

À 23.35 : UNE SAISON AU CONGO

Théâtre (160 min). Auteur Aimé Césaire. Création 1966. Mise en scène Christian Schiaretti.

Congo belge, 1958. Une atmosphère de liberté, des luttes politiques fiévreuses pour la conquête de l’indépendance, puis l’ascension de Patrice Lumumba constituent le cœur de l’intrigue. À partir de faits politiques précis et à peine modifiés, Césaire transfigure la réalité pour faire de Lumumba une figure charismatique à la lucidité exaltée, symbole de toute l’histoire d’un continent.

Samedi 14 avril

Arthur H

À 23.55 : « Ô LIVE » : L’OR NOIR ARTHUR H

Spectacle (75 min). Réalisation Mathieu Dubosq. Production Morgane Prod.

L’Or noir est un voyage sensoriel autour de la poésie créole contemporaine de Césaire, du contemporain Dany Laferrière en passant par le regretté Édouard Glissant. Cette lecture d’Arthur H, sur une musique de Nicolas Repac, captée à l’abbaye de Fontevraud, est l’occasion de sonder la part noire de deux musiciens qui assument allègrement leur identité culturelle métisse.