Laura, une pharmacienne sans histoire, bonne mère de famille et épouse aimante, assiste, impuissante, au meurtre de l’une des femmes qu’elle accueille dans son association d’aide aux victimes de violences conjugales. Révoltée par l’inaction de la police et de la justice et rongée par la culpabilité de ne pas avoir su la protéger, Laura vacille. Doit-on répondre à la violence par la violence ? Peut-on faire justice soi-même ? Où est la frontière entre une bonne et une mauvaise action ?
« [Mon personnage] est énormément dans l’écoute… explique la comédienne Valérie Bonneton, jusqu’au moment où, en fait, ce n’est plus possible d’écouter : quand elle voit que rien n’est fait dans la justice, c’est au-delà d’elle-même, elle agit… » Un rôle intense, exigeant, complexe, voire dérangeant que Valérie Bonneton a endossé avec talent et plaisir. Sous la houlette d’un capitaine « sublime », le réalisateur Akim Isler, et entourée d’un casting mêlant comédiens (Samir Guesmi, Pauline Parigot, Rym Foglia, Pascal Rénéric…) et des femmes rencontrées dans les associations, Valérie Bonneton avoue avoir été « la plus heureuse du monde ».
C’est tout ce que j’attends du cinéma, du travail : une recherche de profondeur, de véracité, de sincérité à chaque instant et puis, tout simplement, de ne pas jouer, d’être là.
Valérie Bonneton, à propos de « L’Affaire Laura Stern »
« L’Affaire Laura Stern » : un thriller sociétal
En quatre épisodes aussi suffocants que bouleversants, la série multi-récompensée* s’inscrit dans une réalité chiffrée et documentée : en 2025, 164 féminicides ont été recensés en France, soit plus d’un tous les deux jours. Ce n’est pas « trop », c’est juste inacceptable.
En adoptant le point de vue de cette héroïne ordinaire dont la réaction prend des proportions extraordinaires, L’Affaire Laura Stern, oscillant entre drame social et thriller, tend à chacun d’entre nous un miroir et interroge notre sidération, notre inaction autant que notre responsabilité collective face aux violences faites aux femmes. Pour les scénaristes, Marie Kremer et Frédéric Krivine, le parti pris d’écriture était ainsi d’« identifier le téléspectateur à une femme presque ordinaire, une femme touchée par la douleur des autres femmes, et de conserver cette identification jusqu’au moment où elle décide de tuer un homme (…).Nous ne pouvons pas tuer des hommes pour éviter que des femmes meurent. Mais nous espérons que cette série permettra d’aborder ce sujet essentiel avec le plus grand nombre, afin de sensibiliser et de faire connaître ces réalités ».
Tout au long du processus, j’ai dû essayer de trouver le juste équilibre entre le sujet (qui tire la série vers le film sociétal) et le parcours de notre héroïne (qui en fait un thriller). Ça a été très dur, mais je trouve que c’est tout le challenge de ce projet.
Akim Isker, réalisateur de « L’Affaire Laura Stern »
* Meilleure série au Festival de la fiction de La Rochelle, Prix de la meilleure série et Prix d’interprétation pour Valérie Bonneton au CreaTVty 2025.
Sources : Miprof, Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains

Épisode 1
Au sein de l’association Femmes Debout, Audrey, l’une des adhérentes, est en difficulté : son mari, pourtant sous mesure d’éloignement, est venu la menacer. Alors que toutes les femmes présentes décident de lui venir en aide, Audrey est tuée devant leurs yeux. Laura a du mal à se remettre de ce meurtre qu’elle n’a pu empêcher, et dont elle se sent coupable.
Plus tard, elle rencontre Djamila, une femme battue par son mari et qui cherche à lui échapper par tous les moyens. Mais celui-ci meurt dans un accident, tandis qu’un secret unit désormais les deux femmes. Alors que Laura continue d’accueillir des victimes, l’idée d’agir pour protéger ces femmes émerge en elle.
Épisode 2
Camille, jeune prof à l’université, se présente à Femmes Debout, psychiquement détruite par un mari pervers narcissique qui la torture jour après jour… Laura cherche à comprendre et à trouver les moyens pour l’aider à sortir de cette emprise, mais celle-ci est trop forte et le piège semble inévitablement se refermer sur sa victime. Cette fois, Laura décide de ne pas laisser faire l’irréparable.
Épisode 3
Laura a franchi à nouveau la ligne rouge en voulant protéger Aminata, la femme de ménage qui travaille à ses côtés à la pharmacie depuis plusieurs années. Mais Laura sait qu’elle ne peut continuer. Elle se rend à la police pour livrer sa vérité… Autour d’elle, personne ne s’explique ce geste, ni sa famille et son mari, qui sont anéantis, et encore moins son avocat, qui lui propose de plaider la folie. Seul David Vernet, lieutenant de police qui l’a soutenue dans l’association, semble comprendre sa souffrance.
Épisode 4
Après plusieurs années passées en détention, le procès de Laura s’ouvre enfin. C’est un moment très attendu car il dépasse le fait divers et les cas particuliers : c’est le procès de la justice des hommes dont il est question. Maître Tamara Spitz, brillante et médiatique, décide d’en faire sa cause et de montrer en quoi Laura est une héroïne qui agit pour la cause des femmes : Laura soulève la question du droit d’ingérence quand la réalité n’est plus juste. Deux visions du monde s’opposent. Laura en ressortira-t-elle indemne ?
Série inédite sur France TV (4 x 52 min – 2026) – Création et scénario Marie Kremer et Frédéric Krivine – Réalisation Akim Isker – Musique Éric Neveux – Production Tetra Media Fiction (groupe TM Studios) et Torcello Productions
Avec Valérie Bonneton, Samir Guesmi, Pauline Parigot, Rym Foglia, Pascal Rénéric, Yannick Renier, Marie-Sophie Ferdane, Eva Huault, Darren Muselet, Catherine Amé…
L’Affaire Laura Stern est disponible en intégralité dès le jeudi 19 février sur france.tv