L’Univers est une grande machine naturelle, magnifique à regarder, c'est ce qui m’attire : explorer cet inconnu et cette beauté naturelle.
Adrien
Ils ont une vingtaine d’années, disent « Sup Aéro » et commencent ici à s’approcher de leur rêve. Pour Erin, Louis et Adrien, étudiants à l’Institut supérieur de l’aéronautique et de l’espace (ISAE) à Toulouse, la passion est venue très tôt : « J’étais au collège, se souvient Erin, j’ai vu un reportage à la télé, et j’ai dit que c’est ça que je veux faire. » Thomas Pesquet et Sophie Adenot se sont eux aussi formés ici. Alors, « on se dit qu’on est plutôt au bon endroit ! Après, il n’y a pas d’école d’astronautes, ça n’existe pas. »
Car le processus de sélection des agences spatiales s'intéresse à toutes sortes de formations : « Selon les besoins dans les équipages, explique Louis, ils vont recruter des gens qui correspondent à un certain profil. » Déjà pilote de planeur, il envisage de préparer aussi un brevet de pilote de chasse dans la marine. L'objectif : « apprendre à dépasser ses peurs, ses limites… rester calme en toutes circonstances ».
Il y a une espèce de personnalité commune qui se dégage de tous les étudiants qui sont passionnés d’exploration spatiale : il y a cette envie de découverte, cette grosse capacité de travail aussi, et un énorme équilibre entre les activités physiques, sportives et intellectuelles.
Stéphanie Lizy-Destrez, enseignante-chercheur en conception de systèmes spatiaux
Sélectionnée pour une expérience dans le désert américain de l’Utah l'an prochain, Erin se prépare à effectuer des expériences pendant un mois dans une base martienne reconstituée : « L’isolement est vraiment une condition centrale dans ce métier-là. »
Une expérience vécue par Adrien l’an passé : « La partie la plus émouvante était la première sortie extra-véhiculaire : le plus important, c’est de faire croire à notre cerveau qu’on est vraiment sur Mars... C’était le point culminant de ma vie ! »
Erin, Louis, Adrien : trois profils de jeunes qui mettent tout en œuvre pour réaliser leurs rêves. « Les nouvelles générations d’astronautes ont montré que c’était accessible à des personnes plus classiques, souligne Stéphanie Lizy-Destrez, enseignante-chercheur en conception de systèmes spatiaux, et qui deviennent exceptionnelles parce que les agences les entraînent à devenir exceptionnelles. »
L’égalité est loin d’être atteinte dans les domaines scientifiques, c’est compliqué : on a l’impression qu’on doit se battre deux fois plus pour avoir deux fois moins en tant que fille.
Erin
Contrairement à beaucoup de ses camarades, Louis est le premier de sa famille à suivre ce parcours exigeant. Engagé dans l’association Les Cordées de la réussite, il milite pour l’ouverture sociale aux étudiants en zone défavorisée.
Erin, elle, est présidente d’une association à visée féministe qui a pour objectif de « combattre les stéréotypes de genre et favoriser l’inclusion des filles et des femmes dans les sciences ». Et surtout encourager les plus jeunes à s’orienter vers les carrières scientifiques et « à ne pas s’autocensurer » !
Regarde le nouvel épisode de « Ça Rec » : « L'école des astronautes » ! 👇
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