Il n’est qu’à écouter quelques-uns de ces morceaux iconiques – What’s Going On, Sexual Healing, Mercy Mercy Me – pour reconnaître sa voix. Suave. Unique. Profonde. « C’est ça, l’effet Marvin, explique le chanteur et producteur Jamie Lidell, avant de préciser : On peut tout apprendre en écoutant Marvin. Le sens du rythme, la cadence, la tonalité, la diction, la projection. Il maîtrise son art comme personne. »
Fils de pasteur, Marvin Gaye a reçu une éducation stricte, subissant continuellement brimades et violences physiques. Une tyrannie dont on peut aisément deviner les conséquences sur l’homme qu’il allait devenir. Refusant de suivre une thérapie ou de se détacher définitivement de ce père castrateur, il trouve son salut dans la musique. Pour son biographe, David Ritz, « elle l’a maintenu en vie »... jusqu’à ce jour funeste où il meurt assassiné par son père.
Indissociable de la Motown, imposant des textes engagés, Marvin Gaye a marqué plus qu’une époque. Oscillant entre phases dépressives, consommation de drogue à outrance et albums iconiques, il est et restera celui qui a offert à la soul la plus belle des vitrines.
Il a écrit l’un des albums les plus iconiques de la musique pop américaine et son message résonne sans doute encore plus fort aujourd’hui.
David Ritz, biographe de Marvin Gaye, à propos de l’album « What’s Going On »
Marvin Gaye, visionnaire de la soul, un documentaire réalisé par Schyda Vasseghi, à voir sur france.tv 👇
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