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« Indochine, une révolution musicale »

Avec plus de quarante ans de carrière au compteur, le groupe de rock français a su traverser les époques et conquérir trois générations de fans. Ce documentaire raconte le phénomène Indochine, éclairé par le regard de son leader, Nicola Sirkis, et par les témoignages de ses amis et collaborateurs.

  • « Indochine, une révolution musicale ».
  • © DR

Indochine : un petit air avant-gardiste

« Moi, j’ai toujours pensé que mes chansons étaient atemporelles, confie Nicola Sirkis. Alors ça paraît peut-être vachement ambitieux et présomptueux, mais j’ai toujours cru que nos chansons ne seraient pas démodées. Je ne sais pas pourquoi… c’est à l’intérieur. » 
Une intuition qui sonne juste. Car, au fil des années, le groupe a délivré des chansons bien souvent en avance sur leur temps. Tout commence avec L’Aventurier, premier tube révélant Indochine au public en 1982 et qui, avec ses sonorités nouvelles et son énergie folle, explore au second degré le mythe du héros invincible. Mais pour Nicola Sirkis, qui s’est battu pour faire figurer ce titre sur l’enregistrement de leur premier album, le succès signe le début des emmerdes. « J’ai toujours su que le plus dur restait à faire, c’est-à-dire continuer », confie-t-il dans le documentaire.
Et si l’aventure se poursuit, les tubes, eux, s’enchaînent. Toujours ancrées dans leur époque, les chansons ont même un petit air avant-gardiste. Kao Bang offre ainsi une représentation de la féminité plus offensive et, pour Christine and the Queens, donne une place à la figure de la femme forte. En explorant le jeu du genre, 3e sexe résonne encore aujourd’hui comme un hymne intergénérationnel. Trois nuits par semaine, traitant de l’amour adolescent, fait entrer la sexualité dans la pop française. Plus tard, College Boy – dont le clip est réalisé par Xavier Dolan – délivre un message précurseur sur le harcèlement scolaire. Le groupe fait bel et bien bouger les lignes. Pour le styliste Olivier Rousteing, Nicola Sirkis, qu’il définit comme son « aventurier des temps modernes », « c’est un peu cette petite voix qu’on a dans nos têtes pour nous dire “réveille-toi le matin et bats-toi” » !

Indochine et ses trois générations de fans

Il faut dire que niveau combat, Nicola Sirkis a bien donné. Au fil de sa carrière, le leader d’Indochine a dû faire face à de nombreuses épreuves, dont la mort de Stéphane Sirkis, son frère jumeau, survenue après les départs successifs des différents membres historiques du groupe. S’ensuit un désamour soudain des médias, et une longue traversée du désert. Et c’est avec la ritournelle nostalgique J’ai demandé à la lune, écrite et composée par Mickaël Furnon, de Mickey 3D, que le groupe revient sur le devant de la scène. La chanson conquiert une nouvelle génération de fans qui découvre alors le groupe. Car le secret de la longévité d’Indochine se cache aussi dans l’histoire d’amour que le groupe a su nouer avec son public et ses fans issus de trois générations. Nicola Sirkis n’hésite pas à répondre à leurs messages, à les rencontrer et offre des places de concert bon marché pour les rendre accessibles à tous. Entre Indochine et eux, c’est avant tout une histoire de loyauté. « Il y a cet attachement populaire qui m’émeut, confie Bénabar. Ce qui explique l’honnêteté et la longévité du parcours. »

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« Indochine, une révolution musicale ».
© DR
Rédigé par Céline Boidin-Lounis
Publié le 05 mai 2026
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