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« Les archives de l’Histoire » – Il avait un rêve

Tout le monde connaît son fameux discours « I have a dream », prononcé le 28 août 1963, le jour de la « marche pour les droits civiques », à Washington. Deux ans plus tard, en 1965, en visite à Paris, le pasteur et militant Martin Luther King accordait un entretien à un journaliste de l’émission « Présence protestante ». Découvre cette archive de l’INA.

  • Martin Luther King à Paris, en 1965.
  • © INA

Le 28 août 1963, plus de deux cent mille Américains marchaient à Washington pour l’emploi et la liberté des Noirs du pays. L’événement est organisé par un groupe de défenseurs des droits civiques dont fait partie Martin Luther King, pasteur et militant anti-raciste, qui déclamera ce jour son discours historique « I have a dream » (« Je fais un rêve »).
L’enthousiasme et la ferveur qui ont accompagné le discours vont contribuer à l’adoption des lois anti-ségrégation de 1964-65. 

Lors de son séjour parisien en novembre 1965, il répond aux questions du journaliste de Radio France et explique son choix de la désobéissance civile et des boycotts pour lutter contre les inégalités, en rappelant les victoires des dernières années et en appelant au soutien international.

Les exemples que l’histoire nous donne montrent le pouvoir et l’efficacité de la non-violence... Je suis convaincu plus que jamais de la solidité de cette méthode.

Martin Luther King

Au printemps 1963, le président Kennedy – qui sera assassiné quelques mois plus tard – s’est prononcé en faveur de l’abolition de la ségrégation raciale toujours en vigueur dans le sud du pays. Le pasteur en a été victime depuis son enfance, à Atlanta, en Géorgie.

Le 1er décembre 1955, à Montgomery, dans l’Alabama, le refus de Rosa Parks, une femme noire de 42 ans, assise à une place réservée aux Noirs dans un bus, de céder sa place à des Blancs restés debout, entraîne son arrestation par la police. 
En réponse, Martin Luther King appelle tous les Noirs à boycotter la compagnie de bus. Son objectif est de l’asphyxier financièrement pour la forcer à changer ses règles. En raison de ses actions, il est lui aussi arrêté et emprisonné, tandis que sa maison est incendiée.

L’année suivante, la ségrégation dans les bus est déclarée illégale. 

Dans le Sud, nous pouvions lutter à découvert avec le système puisque la ségrégation y est légale : tout y était à faire. Dans le Nord, le problème est plus complexe et plus caché… il sera plus difficile d’organiser une action directe non violente.

Martin Luther King

Il ne cessera de militer pour l’égalité entre Blancs et Noirs. Et réutilisera sa méthode à de nombreuses reprises, parfois en menant simplement des occupations de lieux. Mais toujours sans heurts, une volonté née de sa foi chrétienne qui, face à la violence, invite à tendre l’autre joue. Et qu’il maintiendra toujours, malgré les menaces qui peuvent peser sur lui-même. Car d’après lui la violence ne peut entraîner que la violence.

Le 4 avril 1968, celui qui a reçu le prix Nobel de la paix en 1964 sera abattu par un ségrégationniste blanc.

Il avait un rêve

« I have a dream that my four little children will one day live in a nation where they will not be judged by the color of their skin but by the content of their character. I have a dream… »

Je rêve que mes quatre petits-enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés sur la couleur de leur peau, mais sur la valeur de leur caractère. Je fais aujourd’hui un rêve...

Martin Luther King, 1963

Regarde « Les Archives de l’Histoire – 1965, MLK et la marche pour les droits civiques à Washington » sur france.tv👇

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Publié le 01 juillet 2026
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