Pauvres de nous

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Pauvres de nous © L2films

Le Monde en face

Mercredi 11 avril à 20.50

France 5

Jeunes ou moins jeunes, ils sont neuf millions à vivre sous le seuil de pauvreté. Tous des feignants et des assistés ? Loin s’en faut et ils en témoignent. Portraits de Français qui se battent tous les jours avec courage et dignité. Après la diffusion du documentaire, place à un débat animé par Marina Carrère d’Encausse.

Les chiffres sont révoltants dans l’un des pays les plus riches de la planète : neuf millions de Français, soit un sur sept, vivent sous le seuil de pauvreté, c’est-à-dire avec moins de 1 015 € par mois. Pour ces hommes et femmes de tous âges et de toutes catégories socio-professionnelles, un sou est réellement un sou. Boucler les fins de mois relève de l’exploit. Mais, plus grave, cette réalité inacceptable, qui n’épargne personne, touche aussi un enfant sur cinq !

Mattéo, 12 ans, est un de ces gamins à qui le manque de moyens a fait perdre son insouciance : « Maman se débrouille toujours pour qu’on ait quelque chose dans notre assiette, des fois, c’est pas beaucoup (…). Même si je mange pas, je m’en fous, mes petites sœurs passent en premier, elles en ont plus besoin (que moi) pour grandir ; si un jour elles tombaient malades, je m’en voudrais à mort. » Dans cette famille recomposée de cinq enfants, on doit se contenter souvent de 800 € mensuels...

Des situations très différentes

Avec un bac plus 6 et deux masters en poche, Sébastien, 32 ans, s’est retrouvé dans une situation plus que délicate, après avoir perdu son emploi il y a trois ans. Hébergé par des amis pendant un temps, il a dû dormir six mois dans sa voiture avant d’obtenir un logement social. Erwan, la quarantaine, kiosquier à Paris depuis vingt ans, est devenu ce qu’on appelle un travailleur pauvre : « Aujourd'hui, je gagne entre 1 et 3 € de l’heure (…). Je ne pourrais pas tenir sans la subvention de la mairie, le soutien de ma compagne et de ma maman. »

D’autres, comme Isabelle, 54 ans, qui a alterné travail à l’usine et petits boulots, survivent grâce au RSA : « On se lève en pensant à comment trouver un emploi, mais j’ai bien compris qu’à mon âge ils sont pas nombreux à vouloir de moi. Passé 43-45 ans, c’est beaucoup plus difficile. » À l’instar d’un million de seniors en France, Marianne vit avec moins de 1 000 € par mois. Cette retraitée dynamique, qui « a basculé à cause de (sa) santé », est souvent obligée, bien malgré elle, d’accepter le coup de main de ses enfants pour finir ses mois. Et comme tant d’autres, malgré son invalidité, elle n’hésite pas à retrousser les manches pour faire des ménages dans les campings de sa région dès que l’occasion se présente.

 

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