Environ une femme sur dix souffre de cette maladie chronique, soit 200 millions de personnes au niveau mondial. Souvent invalidante, diagnostiquée en moyenne sept à dix ans après son apparition, l’endométriose est causée par le développement du tissu qui tapisse l’utérus en dehors de celui-ci. Elle provoque des douleurs intenses, à peine supportables, qui peuvent devenir chroniques. Cette souffrance, qui s’intensifie pendant les règles et diminue généralement à la ménopause, n’a jamais été réellement prise au sérieux jusqu’à ce jour. Or, si l’endométriose ne se guérit pas, on peut en atténuer les effets et empêcher que les douleurs qui l’accompagnent ne deviennent chroniques.
C’est comme si on t’enfonçait une lame à travers le corps.
Une patiente
Meilleure prise en charge
La situation évolue doucement. En 2022, la France a lancé un plan de lutte nationale contre cette maladie et, en Allemagne, le gouvernement a alloué, en 2024, 15 millions d’euros sur trois ans à la recherche sur le sujet. Souvent multidisciplinaire (gynécologie, kinésithérapie, nutrition, yoga, suivi psychologique…) et adaptée à chaque patiente, la prise en charge s’améliore. L’opération, qui elle-même a fait des pas de géant grâce à la robotique, n’intervient qu’en dernier recours. Ce documentaire étudie de nouvelles approches déployées à l’échelle européenne pour repérer et soigner cette affection, du test salivaire à la thérapie génétique individuelle, en passant par l’utilisation d’ultrasons focalisés. L’espoir est enfin permis pour des milliers de femmes.
Ce n’est pas un problème de femme, c’est un problème de société.
Emmanuel Macron
Le documentaire « Quand la douleur devient la règle » est à découvrir ici 👇











