Il a ambiancé les années 1980 et 1990 avec ses deux groupes iconiques, Bronski Beat, puis The Communards. Derrière son look de mec banal, Jimmy Sommerville a bousculé l’Angleterre de Margaret Thatcher en parlant d’amour entre gays, mais aussi de solitude et de trauma dans le monde gay. Il fallait être très courageux pour s’afficher ouvertement homosexuel et défendre la cause, alors que le sida exacerbait l’homophobie partout. D’ailleurs les producteurs conseillaient de rester discret pour ne pas nuire aux ventes de disques. Mais Jimmy a fait tout l’inverse. Il a chanté « Small Town Boy », directement inspiré de sa vie, sur l’album Age of Consent. Son engagement va au-delà de la communauté gay, notamment lorsque les Bronski Beat se produisent sur scène pour soutenir les ouvriers mineurs.
Les thèmes qu’il aborde sont encore plus pertinents aujourd’hui. Il y a vraiment quelque chose là-dedans qui parle aux jeunes d’aujourd’hui.
Bishi, chanteuse
Le succès est tel que le gamin de Glasgow et ses potes sont devenus super riches en neuf mois. Plus tard, lorsque que Jimmy quitte Bronski Beat et crée The Communards avec Richard Coles, le public suit et s’enflamme sur « You Are My World » et « Don’t Leave Me This Way », lequel devient un hit planétaire. La notoriété le dépasse, il préfère alors disparaître des radars, après plus de dix ans de combat, de musique et d’activisme.
Il adorait le disco, c’était la BO de notre vie. L’hymne à la vie que nous voulions vivre.
Richard Coles, acolyte de Jimmy Sommerville
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