Réunissant près de 160 œuvres, parmi lesquelles peintures, dessins, mobilier, projets d’architecture et costumes, le parcours de cette exposition met en lumière, à travers une scénographie spectaculaire, la naissance d’un art du paysage affranchi des règles du jardin à la française, célébrant l’irrégularité, la fantaisie et l’évocation philosophique de la nature.
En dialogue étroit avec les jardins commandés par Marie-Antoinette au Petit Trianon, l’exposition offrira une relecture sensible de sites emblématiques que le public pourra découvrir ensuite, tels que le Belvédère, le temple de l’Amour et le hameau de la Reine.
Une nouvelle manière de penser le jardin
L’exposition retrace les débuts du landscape garden, pleasure garden ou picturesque garden, une mode qui naît en Angleterre dans les années 1730 et qui traduit une nouvelle manière de penser le jardin.
Loin du tracé géométrique du jardin à la française, les jardiniers et architectes imaginent des tracés sinueux, d’apparence libres mais savamment orchestrés, dans lesquels reliefs, cours d’eau, grottes et fabriques dessinent un monde en miniature. Ces compositions paysagères sont alors communément appelées « jardins anglo-chinois » ou « jardins anglais ». Les toiles de Hubert Robert permettront aux visiteurs de se plonger dans ces décors capables de susciter l’émotion, la surprise et la contemplation.
Ces paysages sont pensés comme des espaces de voyage et de découverte. Les références à l’Antiquité, à l’Orient, aux cultures européennes et aux civilisations lointaines nourrissent une mise en scène sensible.
Des maquettes anciennes en forme de pyramides, de temples et de pagodes chinoises illustreront la multitude d’univers convoqués en un lieu.
