Dès son arrivée, ce qui frappe immédiatement Diego Buñuel, comme n’importe quel autre voyageur, c’est l’impression d’immensité. Pourtant, la superficie de l’Islande équivaut seulement au cinquième de celle de la France. Mais sa population – moins de 400 000 habitants – est presque entièrement installée le long des côtes. Le reste ? Un territoire brut, presque intact. Islande signifie « terre de glace ». Près de 10 % du pays sont recouverts de glaciers, dont l’immense Vatnajökull, qui se jette dans l’océan. On se croirait à l’origine du monde...
Mais c’est encore une impression trompeuse. Avec ses « seulement » 20 millions d’années d’existence, l’Islande est une terre extrêmement jeune à l’échelle géologique. Elle a surgi des eaux sur la dorsale médio-atlantique, une chaîne de volcans sous-marins longue de 16 000 kilomètres courant du pôle Sud au pôle Nord et correspondant à la ligne de fracture séparant deux plaques tectoniques. L’île est littéralement coupée en deux : à l’est la plaque américaine, à l’ouest la plaque eurasienne. La faille originelle est encore visible à certains endroits. Et une incroyable surprise attend Diego Buñuel à Akureyri, la quatrième ville d’Islande, sur la côte nord, dans le fjord Eyjafjörður : une invitation à plonger entre deux plaques tectoniques dans un lieu récemment découvert et que son guide garde secret.

Bien sûr, la mer est partout et les Islandais lui doivent leur prospérité. La pêche est la première ressource du pays : les eaux froides islandaises sont en effet parmi les plus poissonneuses du monde. Mais les conditions sont extrêmes, en particulier l’hiver, et souvent très dangereuses. Il y a peu encore, on déplorait régulièrement des morts, parfois jusqu’à trente par an. Désormais, les autorités imposent une formation à tous ceux qui désirent être pêcheurs ou capitaines de bateaux de pêche. Elle est organisée à Reykjavik par l’Association nationale des sauveteurs (Slysavarnafélagið Landsbjörg). Au programme : utilisation d’une combinaison permettant de survivre pendant six heures dans l’eau glacée, simulations de chutes en mer, treuillage par hélicoptère, etc. Diego Buñuel – qui se prête à l’exercice – va pouvoir vérifier qu’en Islande on ne plaisante pas avec la sécurité.
L’île compte par ailleurs 130 volcans, certains actifs et capables de bouleverser une ville entière. Grindavík, dans la presqu’île de Reykjanes, au sud-ouest de l’île, était il y a quelques années encore le deuxième port du pays, c’est aujourd’hui une ville fantôme. En novembre 2023, sa population a été évacuée : la terre s’était ouverte, provoquant 200 tremblements de terre en quelques heures. Le volcan Sundhnúkagígar venait de se réveiller. Il a connu depuis neuf éruptions qui ont grignoté des routes, des maisons et fait des alentours un paysage lunaire. Mais si le sous-sol est une menace, il est aussi un bienfait. Non loin de Grindavík, la principale usine géothermique de la région alimente tous les habitants de Reykjanes en eau chaude et en électricité. Un pharaonique projet est en cours pour la protéger par une digue de terre des coulées de lave du volcan voisin. En Islande, la nature donne, elle peut aussi reprendre...
La diffusion de cet épisode sera suivie, à 22.00, de la rediffusion de
Bahamas, le royaume des requins
Aux Bahamas, les requins ne sont plus des prédateurs traqués, mais des trésors vivants protégés. Depuis 2011, l’archipel a fait le choix audacieux d’interdire leur pêche et de créer un véritable sanctuaire marin. Quarante espèces y évoluent désormais en toute liberté, faisant des eaux turquoise des Bahamas l’un des derniers grands royaumes des requins. Diego Buñuel va nous emmener au plus près de ces seigneurs des mers. Parmi eux, l’impressionnant requin marteau, que l’on surnomme aussi le grand Mokarran. Une rencontre fascinante... Loin des clichés de danger et de peur, ces squales sont devenus pour les Bahamas une richesse écologique et économique majeure. Chaque année, des milliers de plongeurs passionnés viennent les observer, générant des millions de dollars de revenus pour l’industrie du tourisme.
Documentaire (52 min – 2025) – Présentation Diego Buñuel – Réalisation David Geoffrion et Diego Buñuel – Rédacteurs en chef Agnès Gardet et Jérôme Laurent –Grand reporter Véronique Veber – Production France TV Studio et France Télévisions

Thalassa, aventures extrêmes : Islande, voyage au centre de la mer
Documentaire (saison 2 – 52 min – inédit) – Sur une idée originale de Georges Pernoud – Présentation Diego Buñuel – Rédacteurs en chef Agnès Gardet et Jérôme Laurent – Réalisation Diego Buñuel et David Geoffrion – Images Nicolas Ducrot – Montage Mathilde Rougeron – Production France TV Studio et France Télévisions
Diffusion lundi 27 avril à 21.05 sur France 5
À voir et à revoir sur france.tv
