Après une vidéo dystopique dénonçant le contrôle de nos vies par l’intelligence artificielle, le rideau se lève sur la scène de l’Accor Arena transformée en gigantesque décor post-apocalyptique. De part en part, une reproduction grandeur nature de la statue de la Liberté, éclatée façon La Planète des singes.
Bienvenue dans l’imaginaire spectaculaire de Soprano qui, pour sa tournée « Freedom Tour » entamée en mars dernier pour promouvoir Freedom, son huitième album solo, déploie le chaos pour mieux célébrer la joie d’être libre. « On ne naît pas libre, on le devient », préviennent également les innombrables écrans disséminés dans la salle. Oui, Soprano cite Spinoza : le rappeur marseillais, considéré abusivement par ses détracteurs comme une simple machine à tubes pour ados, prouve là, plus de deux heures durant, qu’il est un artiste mûr, engagé et lucide sur son époque. Son concert est tout à la fois un cri d’alarme et un concentré d’énergie pure : l’énergie du désespoir, en quelque sorte, qui permet de revendiquer encore et encore, avant qu’il ne soit trop tard, notre part d’humanité et notre sens du collectif.
On ne naît pas libre, on le devient.
Spinoza cité en exergue du concert de Soprano à l’Accor Arena
De l’énergie, l’ex-leader des Psy 4 de la Rime en a à revendre, enchaînant ses tubes (En feu, Cosmo, Dingue) et traversant vingt ans d’une carrière sans faute, dans une atmosphère survoltée qu’enflamment, pour l’occasion de ses dates parisiennes, 400 choristes répartis de part et d’autre de la fosse (dirigés par Prisca Vua), ainsi que les acrobaties de Romain « Mutant » Carneiro Mendes et Nicolas Delfau, et une myriade d’effets pyrotechniques plus impressionnants les uns que les autres.
Le public, galvanisé, en redemande. « Tout le monde les bras en l’air », répète l’artiste, emportant dans sa démesure communicative les fans de tous âges et de tous horizons, qui en oublieraient presque de sortir leur téléphone : c’est un show qui se vit au présent et non par écran interposé. Heureusement, en guise d’écrans, les caméras de France Télévisions étaient réparties en tout point de la salle et de la scène, pour immortaliser l’instant et transmettre, intactes, cette claque d’émotions, cette vague de communion musicale.
Soprano en concert à l’Accor Arena
L’artiste marseillais met toute son énergie et son sens du partage dans un show qui nous fait vibrer du début à la fin. Célèbre pour ses titres tels que Cosmo, En feu ou Dingue, le chanteur a obtenu de nombreuses récompenses durant sa carrière, dont 3 NRJ Music Awards de l’artiste masculin francophone de l’année. Il a collaboré avec de nombreux artistes, tels que Slimane, Jul, Vianney, Kendji Girac, Ninho ou encore M Pokora, et s’inscrit dans le petit cercle fermé des artistes ayant déjà rempli un Stade de France !
Engagé dans Les Restos du Cœur, jury pour The Voice Kids, le jeune quadragénaire fait vibrer aujourd’hui toutes les générations. En 2019, il s’est classé quatrième du top 50 des personnalités préférées des Français. En 2022, il a endossé un nouveau rôle, celui de parrain du Téléthon.
Concert (140 min) – Captation le 13 décembre 2025 à l’Accor Arena – Mise en scène Julien Mairesse – Direction musicale Florian Rossi – Chorégraphie Christophe De Almeida – Design lumières Victorien Cayzeele - Blue Like Rue – Réalisation Samir et Samien Meridja – Production Sourdoreille
Soprano en concert à l’Accor Arena, diffusé mercredi 4 mars à 21.00 sur France 4, est également disponible sur france.tv
