« Sœurs et demie »

On est plus fort à deux

France 2

Séries & fictions

Visée par une enquête de l’IGPN, la lieutenante Anaïs Marchini (Jeanne Bournaud) est priée de filer droit le temps d’éclaircir les faits qui lui sont reprochés et pour lesquels elle clame son innocence. La voici donc reléguée aux vérifications d’usage sur des enquêtes déjà bouclées. Et comme si cela ne suffisait pas, un juge des tutelles lui a confié la garde de sa demi-sœur Gabrielle (Anna Blézo), une enfantdont elle ignorait l’existence. À découvrir mercredi 8 avril à 21.10 sur France 2.

« Sœurs et demie ». © Nicolas Velter

Elle a 10 ans, elle est scolarisée en troisième. C’est une jeune fille surprenante quand vous apprendrez à la connaître.

Le juge Ravel à la lieutenante Marchini

C’est le genre de nouvelle à vous rendre aphone. De celles qui arrivent parfois, peut-être plus souvent qu’on ne le croit. À savoir, découvrir au détour d’un rendez-vous chez un magistrat (dans le cas présent, mais cela pourrait très bien se produire chez un notaire) que vous faites partie d’une fratrie. Une situation vécue par la lieutenante Anaïs Marchini, jusque-là enfant unique, célibataire et sans descendance. Quand elle se rend à la convocation du juge Ravel, elle ne s’imagine nullement se retrouver face à un juge des tutelles. Défaut professionnel sans doute. Aussi, quand ce dernier lui explique qu’elle a été désignée par feu son père (qu’elle n’a pas revu depuis vingt ans) tutrice de sa demi-sœur Gabrielle, la nouvelle a de quoi l’ébranler. Le temps de trouver une solution pérenne à ce désagrément familial, elle n’a d’autre choix que de l’accueillir et de s’en occuper. Un défi de taille pour celle qui a toujours mené sa vie et son travail comme elle l’entendait.

C’est un miracle (en regardant sa montre). Tout le monde s’arrête, s’il vous plaît. Marchini est là avant 9 heures. Alléluia...

Jean-Louis

Comble de l’ironie, cette mésaventure fraternelle intervient au moment même où elle se retrouve mise sur la touche suite à la chute – malencontreuse – d’un voleur qu’elle poursuivait (ce dernier, le visage en sang, prétend avoir été victime de violences policières et les images filmées par des passants semblent accréditer cette thèse). Dans l’attente des conclusions de l’IGPN, elle n’a d’autre choix que d’accepter le tout-venant. En l’occurrence, se faire l’écho d’une femme qui refuse de croire au suicide de son neveu, un brillant étudiant en médecine, et ce bien que l’enquête ait conclu en ce sens. Sans certitude, mais avec la promesse d’apporter des réponses à cette tante éplorée, la lieutenant Marchini entame ses investigations. Avec un atout de taille, même si elle ne le sait pas encore, sa sœur. Du haut de ses 10 ans, Gabrielle ne manque ni d’imagination ni de réflexion. D’ailleurs, difficile de passer à côté des capacités intellectuelles de celle qui a sauté plusieurs classes et qui ne semble nullement gênée d’apporter son aide ou son éclairage même lorsqu’on ne le lui demande pas, au risque de s’attirer les foudres d’Anaïs. « Alors, tu ne m’interromps pas quand je téléphone, d’accord ? Quand je bosse, je ne veux pas t’entendre. » 

Le  commissaire : Qu’est-ce que vous faites encore là, Marchini ?
Lieutenant Marchini : Ah ! Vous m’avez foutu les jetons. Bah, et vous ?
Le commissaire : C’est ma vie, ici. Je n’ai pas de femme, pas d’enfant, pas de chien. Contrairement à vous, qui avez une sœur. Où est-ce que vous l’avez laissée cette fois ?
Lieutenant Marchini : À la maison.
Le commissaire : À la maison ! Je suis déçu, Marchini. Contrairement à beaucoup de gens ici, j’ai toujours pensé que vous étiez quelqu’un de bien, malgré vos méthodes discutables. Est-ce que je me serais trompé sur votre compte ?
Lieutenant Marchini : Non... Mais c’est juste que la mort de Lounis...
Le commissaire : Ne doit pas être votre priorité ! Vous êtes vivante, Marchini. Votre sœur aussi, elle a besoin de vous. Si vous voulez mon avis, vous avez encore plus besoin d’elle. Allez, bonsoir.

Échange entre le commissaire et la lieutenante Marchini

Sœurs et demie

Anaïs Marchini, flic brillante mais cabossée, est mise à l’écart après une vidéo polémique sur les réseaux. Et surtout elle voit sa vie basculer quand elle devient, malgré elle, la tutrice de Gabrielle, sa demi-sœur de 11 ans, dont elle ignorait jusqu’à l’existence ! Précoce et dotée d’une curiosité inépuisable, Gabrielle bouleverse le quotidien solitaire d’Anaïs, totalement novice en matière de liens familiaux. Mais lorsque Anaïs décide, contre l’avis de ses supérieurs, d’enquêter sur l’apparent suicide d’un étudiant en médecine, Gabrielle, malgré son jeune âge, va se révéler être une alliée inattendue. Les deux sœurs vont donc apprendre à s’apprivoiser et se retrouver à former un tandem improbable mais terriblement efficace pour démêler un puzzle complexe.

Téléfilm (90 min – 2026 – inédit) Auteurs Alexandra Julhiet, Laurent Vignon, Laurent Mondy et Laurent Benegui Adaptation et dialogues Alexandra Julhiet, Laurent Vignon et Laurent Benegui – Compositeur Olly GormanRéalisation Bénédicte Delmas Production Eléphant Story Coproduction France Télévisions, AT-Production, la R.T.B.F., Pictanovo Avec les moyens de La Fabrique 

Avec Jeanne Bournaud, Anna Blézo, Alban Aumard, Vincent Winterhalter, Claire Nadeau, Clément Aubert, Marin Langlois, Zélie Brackman

Ce téléfilm est diffusé mercredi 8 avril à 21.10 sur France 2
Sœurs et demie est à voir et revoir sur france.tv

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