« Si j’étais sage-femme »

Lorsque l’enfant paraît...

France 5

Société

En parallèle de « Tout le monde a son mot à dire », Sidonie Bonnec est partie aux quatre coins du monde à la rencontre des femmes de l’ombre qui font naître la vie. En immersion totale auprès de sages-femmes, de Lille à Katmandou en passant par le Guatemala et le Sénégal, elle a découvert les différentes manières de pratiquer ce métier essentiel. « Si j’étais sage-femme », mardi 23 juin à 21.05 sur France 5 et sur france.tv.

Sidonie Bonnec. © Babel Doc

Si j’étais sage-femme suit Sidonie Bonnec à l’autre bout du monde pour nous faire découvrir la manière dont est vécu et pratiqué le métier de sage-femme dans différents pays : « On voulait choisir des pays qui racontent quelque chose de fort. Ça a été long de trouver la maternité et la sage-femme parfaites », explique Loraine Canayer, réalisatrice du documentaire. « On n’est jamais meilleurs que quand on est chez elles, avec elles, en étant au plus proche de leurs vies », complète Sidonie Bonnec. Au cœur de l’intime et du vital, pendant ces quarante jours de tournage, la journaliste rencontre des personnalités magnifiques. 
« Si on devait résumer le documentaire : derrière le côté divertissant, on voulait éveiller une citoyenneté. Montrer les difficultés que rencontrent nos héroïnes ainsi que les progrès qu’il reste à faire chez nous », indique Najat Vallaud-Belkacem, auteure, initiatrice du projet. 

Jessica
Jessica, Peguy et Sidonie (au centre) et l'équipe de la maternité de Lille.
© Babel Doc

À Lille, Sidonie partage le quotidien de Jessica dans l’une des plus grandes maternités françaises, entre grossesses à risque et demandes d’accouchements physiologiques, la force d’une équipe.

C’est vraiment le privilège de notre métier de pouvoir partager un moment que les gens n’oublieront jamais.

Jessica
Oumy et Sidonie
Oumy et Sidonie.
© Babel Doc

Le Sénégal a fait le choix de la proximité pour réduire de moitié la mortalité maternelle. Oumy doit pour cela se rendre dans les villages les plus reculés de Casamance. Malgré ces efforts, certaines femmes doivent encore parcourir des heures de piste pour accoucher dans des conditions sécurisées.

Je dois être le pédiatre. Je dois être le gynécologue. Je dois être le psychologue. Toutes les spécialités.

Oumy
Sidonie et Maria Graciela
Sidonie et Maria-Graciela.
© Babel Doc

Au Guatemala, Sidonie rencontre Maria-Graciela, une des 23 000 accoucheuses traditionnelles mayas, les comadronas. Elles travaillent de plus en plus en lien avec les infirmières tout en respectant les traditions ancestrales, entre cérémonies du feu, médecine traditionnelle et urgences obstétricales.

Quand vient le moment de l’accouchement, je le sais ! C’est la mère-lune qui m’envoie un signe.

Maria-Graciela
Suma
Suma avec un nouveau-né.
© Babel Doc

Au Népal, où le métier de sage-femme est très récent, Sidonie rencontre Suma, une étudiante de 23 ans. Suma veut révolutionner la naissance dans son pays et devenir la première sage-femme de son village.

Si j’y arrive, je serai la première sage-femme à apporter des soins dans mon village. Ils sauront que ce métier existe.

Suma

Au fil des accouchements et des rencontres, Sidonie Bonnec révèle ces femmes qui sauvent des vies dans l’ombre, souvent au prix de sacrifices immenses. Un voyage sensible et spectaculaire au cœur de ce moment universel : la naissance.

« La rencontre avec ces sages-femmes aux quatre coins du monde m’a profondément bouleversée et transformée. Parce que malgré la diversité de nos cultures, une proximité immédiate nous a unies, parce que j’ai découvert des femmes qui consacrent chaque seconde de leur existence aux autres, aux mères, aux bébés à naître.
Ce sont des femmes de terrain, des aventurières du quotidien, qui avancent souvent au prix de grands sacrifices. Elles parcourent des kilomètres, affrontent le manque de moyens, la fatigue et parfois le danger, pour accompagner ce moment fragile, universel qu’est la naissance. Leur vocation est éblouissante et je suis heureuse aujourd’hui de vous raconter leur histoire. »
Sidonie Bonnec 

« Une tranche de vie universelle vécue au même moment dans quatre contextes et cultures totalement différents. Il est question ici de ce qui nous rend si semblables au fond : notre commune humanité. Un antidote aux fractures du monde. »
Najat Vallaud-Belkacem, auteure

« Avec Si j’étais sage-femme, j’ai voulu raconter la naissance à hauteur de celles qui l’accompagnent chaque jour, au plus près des femmes et des familles. Non pas à travers les discours d’experts, mais depuis les salles d’accouchement, les pistes, les villages et les maternités. Le film suit des femmes qui tiennent parfois seules la frontière entre la vie et la mort. Des héroïnes discrètes qui, par leurs gestes, leur écoute et leur engagement, révèlent aussi ce qu’une société dit des femmes au moment de donner la vie. »
Loraine Canayer, réalisatrice

Quelques chiffres

  • 4 enfants naissent chaque seconde, soit 370 000 chaque jour et environ 135 millions par an dans le monde

  • 300 000 femmes meurent en donnant naissance par an 

  • 4,5 millions d’enfants meurent avant 5 ans par an

  • 900 000 sages-femmes font défaut dans le monde

  • 200 sages-femmes seulement au Népal pour 30 millions d’habitants


Si j'étais sage-femme -
Sidonie Bonnec en plein exercice.
© Babel Doc


Si j’étais sage-femme

Sur une idée originale de Najat Vallaud-Belkacem — Avec Sidonie Bonnec — Réalisation Loraine Canayer — Production Babel Doc Together Média

Si j’étais sage-femme est diffusé mardi 23 juin à 21.05 sur France 5 et sur france.tv

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Publié par Diane Ermel