Il y a quelque chose que notre maman nous a dit : « Avant de partir dix heures en avion pour aller découvrir un autre pays, il faut savoir ce qu’on a à cinq minutes de chez soi, savoir d’où l’on vient. »
Lolita Pirotte-Blervacq
C’est une région rude à plus d’un titre. De par son passé minier, mais également en raison des courses qui s’y déroulent. Remporter ainsi le mythique Paris-Roubaix, après avoir franchi les différents secteurs pavés (en 2026, ce n’était pas moins de trente secteurs pour une distance de 54,8 kilomètres sur les 258,3 kilomètres que compte la course) sans craindre d’arriver selon les années couvert de boue ou de poussière, a une saveur à nulle autre pareille. Même à pied, par beau temps, on réalise les efforts consentis, les risques courus et l’exploit de ces coureurs à chaque tronçon vaincu. Il n’y a d’ailleurs pas que ces pavés à provoquer chutes et exploits. Comme le découvre Michèle Labaeye, c’est à Dunkerque que pendant de nombreuses années s’est tenue l’arrivée de l’avant-dernière étape du Tour de France. « Le Petit Parisien a engagé Albert Londres. Il sera ici en 1924, à la veille de l’arrivée, lui explique Bertrand Tourneur. Il écrira un papier sur cette étape. Une étape de misère, plus de 460 kilomètres en une journée. Ils partent à minuit de Metz et ils arrivent ici à 21 heures (...). On peut se dire les Alpes, c’est compliqué, les Pyrénées, c’était inhumain, mais selon Henri Pélissier (célèbre coureur de l’époque), l’étape la plus dure, c’est bien Metz-Dunkerque et ses 460 kilomètres. » Si la ville n’accueille plus depuis longtemps l’avant-dernière étape du Tour, elle peut s’enorgueillir de compter, depuis 1955, une course cycliste à son nom : les Quatre Jours de Dunkerque (disputée actuellement sur six jours).
Indéniablement, le cyclisme a tracé son sillon sur les routes, pistes et pavés du Nord. Inévitablement, il est devenu l’une de ses vitrines. Des anecdotes, vous en apprendrez forcément en regardant ce documentaire, mais ne soyez pas surpris de découvrir, entre deux évocations cyclistes, quelques hauts lieux de la région (qui participent également à sa renommée).
C’est un joyau parce qu’il fait partie de notre histoire. Une recette que j’ai beaucoup faite lorsque j’étais petit avec ma mamie, ma mémé, mon papa. Et c’est une recette qui m’est aussi particulière, parce que c’est en faisant de la carbonade flamande que je me suis dit que je n’avais pas le droit d’être amoureux de mon terroir, de chercher à toujours le représenter, en parler comme j’en parlais, si je ne travaillais pas que des produits de mon terroir (...). Je pense que la cuisine, c’est pour raconter une terre. Il n’y a pas vraiment de sens à manger les mêmes choses à Lille qu’à Paris ou Strasbourg. On a la chance, dans notre pays, d’avoir des terroirs très différents avec des recettes qui le sont aussi.
Florent Layden, chef cuisinier
Les 100 lieux qu’il faut voir – Le Nord, terre de vélo
Le Tour de France, c’est le Nord ; le Nord, c’est le Tour de France… Région ouvrière, minière, le Nord a fourni au cyclisme français non seulement ses plus grands champions, comme Jean Stablinski, mais également certains des lieux qui ont forgé sa légende, comme la trouée d’Arenberg et ses fameux pavés ou le vélodrome de Roubaix et ses mythiques douches.
Alors voici un voyage en terre de vélo, entre lieux incontournables, histoires méconnues et patrimoine industriel, en compagnie de ceux qui aiment passionnément ce territoire.
Collection documentaire (inédit - 52 min - 2026) – Réalisation Vincent Dupouy – Production Morgane Production, avec la participation de France Télévisions et de TV5 Monde
Ce documentaire est diffusé dimanche 26 juillet à 21.00 sur France 5
Les 100 lieux qu’il faut voir – Le Nord, terre de vélo est à voir et revoir sur france.tv
