Chaque année, 11 000 courses sont organisées dans l’Hexagone. Quatre millions de coureurs s’y inscrivent. Rien que ce matin, à Cannes, trois épreuves vont s’enchaîner : un 5 kilomètres, un 10 kilomètres et un semi-marathon. Pour vous donner une idée du succès de ce genre d’épreuves, les 3 500 dossards du semi se sont arrachés en quelques heures.
Jamy Gourmaud
Pratiquer une activité sportive. Il y a ceux qui ne peuvent pas s’en passer et les autres pour qui la dose homéopathique suffit amplement. Il faut dire que le sport, quel qu’il soit, accompagne notre quotidien depuis notre tendre enfance. Sauf exception, pas une année scolaire – vacances incluses – sans activités physiques. D’ailleurs, combien sommes-nous à nous être frottés un peu, voire beaucoup à un tatami, une piste d’athlétisme, un terrain de basket, de hand, de rugby, de foot, de tennis ou à avoir pratiqué de l’équitation, du cyclisme, de la danse, de la boxe, du ski ou des sports de voile ?
De quoi provoquer, chez certains des blessures à répétition, une envie de lever le pied, de s’adonner à un autre passe-temps ou, au contraire, de poursuivre l’aventure. Et parmi ceux qui ont fait du sport un partenaire de vie, il y a ces adeptes de la course à pied. Une activité qui a indéniablement le vent en poupe. Pratiquée seul(e) ou en groupe, en ville, sur les bords de route, en pleine campagne, sur des chemins escarpés, de jour comme de nuit, elle ne cesse de fédérer de nouveaux fidèles. Alors, faut-il en être pour se maintenir en forme ou, au contraire, s’en détacher pour pratiquer une activité qui nous ressemble ? S’il est incontestable que le sport est un atout de taille pour une bonne santé physique et psychique, il convient de mesurer l’effort fourni, de l’adapter à sa condition physique, de disposer de l’équipement adéquat et de le choisir en toute conscience.
Preuve, s’il en est, qu’il n’y a pas d’âge pour s’y mettre, Jean-Pierre, 91 ans, a débuté la course à pied à 58 ans parce qu’il manquait de respiration. « Je ne me sentais pas bien. Je buvais trop, je fumais trop », avoue-t-il. Certes, on y revient à cette succession de « un pas devant l’autre en courant », mais peut-être que s’il avait vécu au bord de la mer ou en montagne, il aurait opté pour du longe-côte ou du ski de fond.
En marche nordique, avec ce grand mouvement bien ample des bras, on va atteindre 80-85 % de sollicitation de notre masse musculaire. Grâce aux muscles dorsaux, aux épaules mais aussi aux biceps et aux pectoraux. Notre cœur est obligé d’augmenter son débit cardiaque et il va augmenter de 10-15 % par rapport à un marcheur lambda.
Bruno Ruslier, coach à l’École de marche nordique
Intervenants
Nicolas Spiess, cofondateur Campus Coach et Running Addict
Élise Anckaert, psychologue clinicienne du sport
Jean Slawinski, chercheur en biomécanique - INSEP
Emmanuel Roudolff-Lévisse, marathonien - Équipe de France
Bruno Ruslier, coach à l’École de marche nordique, Paris
Erwann Le Corre, kinésithérapeute du sport
Victor Dequidt, cofondateur Ochy
Benjamin Niay, expert en science des données - Ochy
Julien Vancauwenberghe, directeur de division chez Kiprun
Cédric Morio, directeur de recherche haute perform
Tondre sa pelouse pendant 1 heure [équivaut à] 1 heure de ski alpin de loisir.
IRBMS (Institut de recherche du bien-être, de la médecine et du sport santé) à propos des équivalences évaluées pour un homme de 70 kg selon E.W. Bannister & S.R. Brown
Bêcher pendant 1 heure [équivaut à] 1 heure de natation crawl en loisir.
Sarcler pendant 2 heures [équivaut à] 1 heure de footing à 10 km/h.
Planter à la main pendant 1 heure [équivaut à] 1 heure de tennis de table [ou] 1 heure de cyclisme de loisir (8 à 10 km/h).
Le Monde de Jamy – Faut-il vraiment se mettre au sport ?
Natation, rando, foot, cyclisme, fitness… Jamais les Français n’avaient autant pratiqué d’activité physique. En haut du podium, le jogging, pratiqué par 12 millions de personnes, à commencer par Jamy lui-même.
En Alsace, nous découvrons la trajectoire de Jean-Pierre Wermuth, 91 ans, qui court tous les jours et enchaîne les compétitions. Mais le sport est-il vraiment bon pour notre organisme, notre cœur, nos articulations ?
Dopamine, souffle, musculation, Jamy plonge au cœur du corps humain et teste ses propres limites. À l’heure où les amateurs se bousculent dans les semi-marathons, quelles sont les précautions à prendre ? Comment s’alimenter ? Sur les 21 km de Cannes, nous suivons la course, parfois douloureuse, d’une débutante. On le sait, la course à pied peut même devenir une addiction. Avec quels risques pour notre physique et notre mental ?
Jamy s’intéresse aussi aux applis, barres énergétiques et au choix des baskets : cela vaut-il le coup d’investir ? Jusqu’où les innovations technologiques peuvent-elles booster nos performances ?
Magazine (52 min – 2026 – inédit) – Présentation Jamy Gourmaud – Auteurs Gabriel Martiarena, François Ducroux et Jamy Gourmaud – Réalisation Gabriel Martiarena et Mathieu Duboscq – Compositeur Jérémy Raux – Production Elephant et France TV Studio, avec la participation de France Télévisions – Avec le soutien du Centre national du cinéma et de l’image animée
Ce magazine est diffusé lundi 11 mai à 21.05 sur France 5
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