26 avril 1986. En Ukraine (qui faisait à l’époque partie de l’Union soviétique), le réacteur numéro 4 de la centrale de Techernobyl explose, libérant dans l’atmosphère une énorme quantité de radioactivité. Une grande partie de l’Europe est contaminée...
Alors que, depuis 2022, la guerre en Ukraine fait peser une menace supplémentaire sur le site accidenté, les conséquences à long terme de cette catastrophe continuent de questionner et d’être préoccupantes.
France Télévisions propose une programmation spéciale autour du 40e anniversaire de cette catastrophe que le monde ne peut oublier.
Tchernobyl, une tragédie sans fin
Quelques secondes de chaos, des semaines d’improvisation, des mois de mensonges et une catastrophe dont l’ombre continuera de hanter le monde pour des siècles. Quarante ans après l’explosion qui a changé le monde, Tchernobyl reste une menace. Cette série documentaire plonge au cœur de la plus grande catastrophe nucléaire de l’Histoire, une tragédie qui resurgit dramatiquement aujourd’hui en pleine guerre russo-ukrainienne, alors que la centrale est devenue un territoire stratégique et un lieu d’affrontement. Un thriller du réel en quatre épisodes qui mêle archives spectaculaires, témoignages de survivants, documents déclassifiés du KGB, images tournées dans la zone interdite et reconstitutions en 3D. Entre passé radioactif et présent sous tension, Tchernobyl raconte une histoire inachevée. Une menace qui concerne toute l’Europe.
Épisode 1 - Le premier jour
Avant de devenir synonyme de catastrophe, la centrale de Tchernobyl incarnait une promesse : celle d’un atome triomphant et d’une ville idéale, Pripyat, construite pour ses travailleurs et leurs familles. Un projet pharaonique, la vitrine de la puissance soviétique. Mais derrière les murs de béton, mensonges et compromis fragilisent déjà ses fondations. Dans la nuit du 25 au 26 avril 1986, un test de routine vire au chaos. Le réacteur numéro 4 de la centrale s’emballe. Des morts, des blessés, des radiations... En quelques secondes, l’histoire bascule dans l’irréversible.
Épisode 2 - Première semaine
Moscou minimise la catastrophe. Tandis que le KGB filtre les communications, près de 50 000 habitants de la ville de Pripyat sont évacués dans l’urgence. Pendant ce temps, le nuage radioactif commence sa course à travers l’Europe. Mais hors de question qu’il traverse Moscou. L’armée de l’air soviétique provoque des pluies radioactives au-dessus d’autres régions, sans que personne ne soit averti. Le silence tient. Mais une alarme se déclenche dans une centrale suédoise. Le mur du mensonge se fissure. Pour faire bonne figure, Moscou maintient les festivités du 1er mai. La population défile, exposée aux radiations. Mais le pire est ailleurs. Une seconde tragédie couve : sous la centrale, le magma en fusion s’enfonce dans le sol. S’il atteint les réservoirs d’eau, une gigantesque explosion thermohydraulique pourrait se produire et empoisonner une grande partie de l’Europe...
Épisode 3 - Première année
Pour contrôler la situation, l’URSS mobilise des centaines de milliers d’hommes : les liquidateurs. Pilotes d’hélicoptères, mineurs, soldats ou ingénieurs : tous sont envoyés au contact des radiations pour circonscrire le désastre. Sur la scène internationale, Moscou n’a plus le choix. Il faut s’expliquer. À Vienne, l’expert nucléaire Valery Legassov tente de restaurer la confiance dans l’atome soviétique. Mais la vérité reste enfouie. Les failles des réacteurs RBMK doivent être tues. Au terme d’une course contre la montre et la radioactivité, un sarcophage de plomb et de béton surgit de terre en moins de cinq mois et recouvre le réacteur numéro 4. Mais, sous cette chape, le problème est-il vraiment réglé ?
Épisode 4 - 24 000 ans
En 1987, un procès de façade désigne des boucs émissaires. Valery Legassov, contraint de taire les véritables défauts de conception des réacteurs, se suicide deux ans jour pour jour après l’explosion. Il laisse derrière lui un testament posthume qui ébranle toute la technologie soviétique. Le désastre sanitaire est progressivement reconnu. Si l’effondrement de l’URSS libère les archives et révèle l’ampleur de la catastrophe, il vide aussi les caisses : les milliers de victimes sont les oubliées de l’Histoire. Mais Tchernobyl refuse de se taire : le sarcophage de 1986 se lézarde. En 2019, la communauté internationale achève la construction d’une arche d’acier, censée sceller le mal pour un siècle. Pourtant, en février 2022, les chars russes envahissent la zone d’exclusion. En 2025, un drone frappe l’arche. Pour les survivants de 1986, filmés aujourd’hui, le cauchemar recommence : Tchernobyl répand à nouveau son poison invisible. Le site restera radioactif des milliers d’années. Tchernobyl n’est pas un vestige du passé, c’est une menace perpétuelle et un avertissement.
Série documentaire (4 x 30 min – 2026) — Réalisation David Korn-Brzoza — Narration Vincent Lindon — Production Program33 — Avec la participation du Centre National du Cinéma et de l’Image animée et de France Télévisions — Avec le soutien de la Procirep- Société des Producteurs et de l’Angoa
Vendredi 24 avril sur france.tv et mardi 28 avril à 21.10 sur France 2


Tchernobyl, un réacteur hors de contrôle
Sur Lumni
Pour cette date anniversaire, la plateforme éducative Lumni met en avant son dossier « Tchernobyl, un réacteur hors de contrôle ».
Quarante ans après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, la vie suit son cours. Malgré les évacuations massives, la ville au nord de l’Ukraine n’a jamais vraiment été abandonnée. Notre dossier propose de revivre l’explosion du réacteur de la centrale le 26 avril 1986 et les événements qui ont suivi.
Atomik tour
Pour Hugo, visiter la zone interdite de Tchernobyl n’a rien d’un voyage commémoratif. Si ce jeune touriste déambule dans des ruines radioactives, c’est surtout pour nourrir son compte Instagram. Cette quête absurde va le mener à découvrir une population dont il ignorait l’existence...
Court-métrage — Réalisation Bruno Collet
Dimanche 26 avril sur France 2 dans « Histoires courtes » et sur france.tv pendant 7 jours

L’offre régionale
Tchernobyl, la Corse quarante ans après le nuage
En 1986, nous n’étions pas encore nées. Enfants, nous avons grandi avec cette idée : le nuage de Tchernobyl se serait arrêté aux frontières françaises. Et pourtant, autour de nous, les histoires s’accumulent. Maladies, vies bouleversées, silences persistants. Un point commun : tous vivaient dans le sud de la France, en Corse ou en Italie, lors du passage du nuage. À travers les témoignages de victimes, de scientifiques et de lanceurs d’alerte, le film explore les conséquences invisibles de la catastrophe sur le bassin méditerranéen. Quarante ans après, que reste-t-il vraiment de Tchernobyl ?
Documentaire (52 min) — Réalisation Juliette Vincent-Seignet et Marie Lozano-Falcone — Production Injam Production
Vendredi 24 avril à 20.45 sur ICI Corse ViaStella
Corse, le mensonge radioactif
De nombreux Corses sont atteints de pathologies de la thyroïde. Existe-t-il un lien de cause à effet entre l’augmentation des cancers et le passage du nuage ? Cette affaire d’État soulève la question de la culture du silence du pouvoir politique et de l’administration.
Documentaire (59 min) — Réalisation Jean-Charles Chatard et Eliane Parigi — Production Corse TV
Vendredi 24 avril à 21.40 sur ICI Corse ViaStella

