À propos du Monténégro, il y a toujours une question importante, c’est « d’où vient ce nom » ? Cela viendrait du vénitien « monte », « la montagne », et « negro », « noir ». Et pourquoi « noir » ? Parce que lorsque les marins vénitiens arrivaient par l’Adriatique. Ils apercevaient au loin une grosse montagne sombre, noire, presque effrayante. Mais ce n’était pas la montagne qui était noire, c’était la forêt. La forêt qui était tellement dense, resserrée qu’elle paraissait très sombre. En gros, le Monténégro, c’est une sorte de forêt noire au sud sur la montagne.
Philippe Gougler
Philippe Gougler a choisi de débuter son périple depuis la gare de Podgorica, capitale du Monténégro. Un bâtiment sans grand intérêt architectural dont on peine même à deviner la fonction. Au-delà s’ouvrent à lui les portes de ce territoire des Balkans indépendant depuis 2006, dont la superficie est égale à 1,1 fois celle de l’Île-de-France. Un pays bordé par la mer Adriatique et entouré de montagnes, dont les plus hauts sommets culminent au-dessus de 2 000 mètres. Comme à chacune de ses escapades ferroviaires, tout est prétexte à discussion, découverte, échange. Faire abstraction des a priori pour réellement s’intéresser aux autres, à leurs us et coutumes, sans jamais se départir de ce sourire, qui pourrait lui faire défaut s’il n’était jugé sincère.
Un homme souriant, c’est toujours plus agréable mais il faut que ce soit un sourire sincère, pas un sourire d’hypocrite. Vous, par exemple, vous êtes sérieux mais vous êtes sincère, cela se voit. Vous êtes sérieux mais souriant (...). Tu peux garder ton sourire mais pas trop quand même.
Une voyageuse s’adressant à Philippe Gougler
Loin de la capitale, la nature est omniprésente. Elle se découvre au fil du voyage, dévoile des paysages insoupçonnés. Et, sans doute, sous l’effet de ces vagues successives de canicules auxquelles notre pays est confronté, on s’imagine aisément arpenter ces lieux foulés par notre baroudeur, naviguer au milieu d’un champ de nénuphars ou tenter ce concours de la sieste la plus longue qui sans nul doute nous permettrait de récupérer de nos nuits sans sommeil. Assurément, on se verrait bien à sa place déguster ce morceau de carpe marinée, dont le goût paraît-il n’a rien de terreux, ou se délecter de ce micro-verre de lait d’ânesse, dont le litre se vend, quand même, 60 euros.
Il y a 280 espèces différentes d’oiseaux ici. C’est vraiment comme un hôtel cinq étoiles pour eux. Il y a du poisson, c’est protégé, près de l’Afrique, donc les oiseaux qui migrent peuvent faire une halte avant de repartir. Et puis c’est beau. J’imagine que les oiseaux aussi aiment quand la vue est belle (...). Tout le monde apprécie un beau paysage.
Un Monténégrin naviguant sur le lac Skadar
Le saviez-vous ?
« Avec une longueur de près de 500 mètres et une hauteur vertigineuse de 200 mètres, le viaduc de Mala Rijeka est le plus haut pont ferroviaire d’Europe. Prouesse d’ingénierie, il enjambe la gorge de rivière Mala Rijeka et vous offre un panorama impressionnant. »
Source : Monténégro sur mesure
Des trains pas comme les autres – Monténégro
Quand on part au Monténégro, sur la côte adriatique, c’est pour les vacances, pour la plage, la montagne, les lacs et les jolis villages… mais ce qui intéresse Philippe Gougler, notre globe-trotteur ferroviaire, ce sont les trains évidemment ! Ce qui est sûr, c’est que les trains au départ de la capitale, Podgorica, ont gardé des allures soviétiques…
Au programme de cet épisode : l’étrange monastère d’Ostrog, creusé dans la roche et suspendu au-dessus du vide, un improbable concours de sieste, le magnifique lac Skadar et Kotor, la cité des chats.
Documentaire (52 min) – Présentation Philippe Gougler – Auteurs Alex Badin et Philippe Gougler – Réalisation Alex Badin – Production Step By Step Productions, avec la participation de France Télévisions et Ushuaïa TV
Ces documentaires sont diffusés mercredi 6 août à 21.10 sur France 5
La série Des trains pas comme les autres est à voir et revoir sur france.tv
