Halte aux pollutions et contaminations environnementales

Pour « Vert de rage », Martin Boudot a repris ses investigations pour soutenir les populations victimes de scandales environnementaux, en France et à l’étranger. Le résultat de ses études menées en collaboration avec des biologistes, scientifiques et médecins impose aux pouvoirs publics et aux collectivités de réagir. La politique de l’autruche n’est définitivement plus d’actualité. La preuve, par l’image, ce dimanche dès 20.55 sur France 5 (et dès samedi sur france.tv).

« Vert de rage : Engrais maudits ». © Premières Lignes Télévision

Vous voyez, là-bas, le soufre ? C’est là où se fait la fertilisation et la combustion du phosphate. Les déchets provenant de ces opérations sont rejetés quotidiennement dans la mer et l’air. Et ces émissions toxiques atteignent les populations qui habitent dans les environs (...).
Les maladies les plus répandues dans les zones les plus proches de l’OCP et même jusque dans la ville, parce que les émissions atteignent la ville, ce sont des maladies liées au système respiratoire, à la fragilité des os, à l’asthme, aux allergies... mais le lien entre les maladies causées et l’usine exige une confirmation scientifique et matérielle.

Un blogueur et militant environnemental désignant une colline jaune au sein de l’usine OCP, à Safi (Maroc)

On pourrait légitimement se croire à l’abri des scandales environnementaux, du moins en être mieux protégés. Mais soyons francs, nous aussi respirons ou ingérons indûment des polluants organiques persistants (POP). Certes, il est plus facile en France de dénoncer des pratiques mettant en danger la vie d’autrui, mais de là à les stopper ou les faire disparaître d’un coup de baguette magique, ne rêvez pas… Le chlordécone, qui fut utilisé aux Antilles jusqu’en 1993, restera présent dans l’eau et les terres qu’il a contaminées pendant près de six cents ans (sans oublier toutes les victimes de cet insecticide).
Heureusement, il est des hommes, seuls ou collectivement, qui se battent au quotidien pour nous offrir un avenir plus sain. Le journaliste Martin Boudot est de ceux-là. Il a choisi de soutenir et d’épauler des lanceurs d’alerte, des villageois, des citoyens qui dénoncent les actes irresponsables commis par des sociétés implantées en France ou à l’étranger. Des entreprises coupables de mettre la vie des habitants et des animaux en danger, de provoquer des pollutions terrestres, maritimes et aériennes en dépit des lois, des règlementations ou des normes existantes.
Bien évidemment, ces dénonciations, sans preuves scientifiques, ont souvent peu de chance d’aboutir. Raison pour laquelle l’aide apportée par des scientifiques spécialisés et des laboratoires aux investigations menées par Martin Boudot s’avère vitale pour démontrer la véracité et la gravité des faits reprochés.

Le temps d’une soirée, écoutez le récit de ces témoins des dérives industrielles. N’oubliez jamais que nous sommes tous les victimes collatérales de ces sociétés recherchant le profit au détriment de la santé et du bien-être d’autrui. Qu’il s’agisse des engrais phosphatés employés dans l’agriculture, des usines à charbon pour fabriquer de l’électricité ou de l’uranium, leur extraction, fabrication ou utilisation engendre maladies chroniques, cancers et pollutions toxiques. 

Martin Boudot relevant la radioactivité dans la population, au Niger
« Vert de rage : L'Uranium de la colère ».
© Premières Lignes Télévision

– C’est une décharge à ciel ouvert qui se mélange avec notre viticulture, notre patrimoine environnemental.

– Il y a combien de déchets, ici, entreposés ?

– Orano aurait à peu près entre 300 000 et 400 000 mètres cubes de résidus, d’effluents radioactifs à traiter dans les quarante ans à venir.

Échanges entre Fabrice Hurtado et Martin Boudot à propos de l’usine de conversion d’uranium d’Orano, à Narbonne

Quels sont les accords internationaux qui régissent les POP ?

La rémanence et la toxicité des POP et surtout leur propagation à longue distance loin de leurs sources d’émission représentent en conséquence une menace pour la santé et pour l’environnement à l’échelle planétaire, y compris dans des régions où ils n’ont pas été utilisés.
La limitation de leurs rejets nécessite donc une entente mondiale et a fait, à ce titre, l’objet de deux textes internationaux majeurs : le protocole d’Aarhus (ou « protocole POP »), signé en juin 1998 dans le cadre de la convention de Genève sur la pollution transfrontalière longue distance sous l’égide de la Commission économique des Nations unies pour l’Europe (CEE-NU), ratifié par la France/entrée en vigueur en 2003, et la convention de Stockholm (ou « convention POP ») signée en mai 2001 dans le cadre du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et ratifiée par la France/entrée en vigueur en 2004.
Ces deux textes possèdent les mêmes objectifs : contrôler, réduire ou éliminer les émissions de ces substances dans l’environnement.

(Source : ministère de la Transition écologique)

Vert de rage - Saison 2

20.55 Engrais maudits
Les engrais phosphatés sont essentiels à l’agriculture moderne, notamment pour la culture de pommes de terre, le légume préféré des Français. Au Maroc, le pays qui détient les plus grandes réserves de phosphate, des habitants se plaignent des impacts de la production d’engrais sur leur environnement et leur santé. Mais ils manquent de données scientifiques. Malgré les refus et les pressions, Martin Boudot et l’équipe de Vert de rage, en collaboration avec des biologistes de l’hôpital public français, partent à la recherche des preuves de la contamination au Maroc, mais aussi en France. Avec près de 150 prélèvements, ils mettent au point une étude scientifique inédite sur un poison caché dans ces engrais qui contamine nos pommes de terre. Ce poison, le cadmium, est un métal lourd cancérigène. On le retrouve dans notre assiette et, en bout de course, dans notre corps.

21.45 Du charbon dans les poumons 
Chaque année, 500 000 Européens meurent prématurément à cause de la pollution de l’air. Parmi les principales causes de pollution : le charbon. Ce combustible est encore utilisé dans une dizaine de pays de l’Union européenne. Et cette pollution de l’air n’a pas de frontière, elle contamine tout le continent. Partout, des citoyens se battent pour le droit à un air simplement respirable. Des médecins lancent l’alerte, mais ils manquent de preuves pour faire bouger les lignes.
En collaboration avec des scientifiques, Martin Boudot et l’équipe de Vert de rage partent à la recherche des preuves de la contamination de l’air. Pendant un an, ils vont mettre au point une étude scientifique unique dans l’histoire : comparer les taux de polluants cancérigènes présents dans l’air ambiant, dans le corps des enfants de plusieurs pays européens, notamment en France et en Pologne. Le puissant lobby du charbon résistera-t-il aux révélations engendrées par cette étude ?

L’Uranium de la colère(uniquement disponible sur france.tv)
À Narbonne, dans l’Aude, des citoyens dénoncent les pollutions de la plus grande usine de conversion d’uranium en Europe, gérée par Orano, le nouveau nom d’Areva. Alimenté par l’uranium provenant notamment d’Afrique, le site rejette des dizaines de milliers de tonnes de déchets, à trois kilomètres du centre-ville. À Arlit, au Niger, dans une région en proie aux attaques terroristes, à proximité d’une immense mine d’uranium, les habitants vivent dans des zones qui dépassent la radioactivité de la zone interdite de Tchernobyl. Malgré les interdictions, Martin Boudot et l’équipe de Vert de rage, aidés par des scientifiques, enquêtent dans les deux pays et réalisent des dizaines de prélèvements pour en savoir davantage sur les pollutions de l’uranium qui alimentent nos centrales nucléaires. Les résultats de leur enquête seront reprises par les médias français et nigériens.

Série documentaire (3 x 52 min - 2021) – Auteur et réalisation Martin Boudot Compositeur The French Kids – Musiques additionnelles Cezame – Production Premières Lignes, avec la participation de France Télévisions et du Centre national du cinéma et de l’image animée

Les deux premiers volets de cette collection documentaire sont diffusés dimanche 19 septembre à partir de 20.55 sur France 5
L’intégralité de la deuxième saison de Vert de rage est à voir et revoir sur france.tv

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