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On vous invite à l'avant-première !

L'affaire Laura Stern
© Caroline DUBOIS - France Télévisions

164 féminicides en 2025, soit plus d’un tous les deux jours.
Ce n’est pas « trop ».
Ce n’est juste pas acceptable.

C’est à partir de cette réalité que L’affaire Laura Stern a été pensée.
En choisissant un point de vue rarement adopté en fiction, la série interroge la responsabilité collective face aux violences faites aux femmes.

On vous propose d'assister à l'avant-première des deux premiers épisodes de la mini-série événement "L'affaire Laura Stern", en présence de l'équipe du film, au Cinéma Studio 28 à Paris !

 


En savoir plus

▶️ Dès le jeudi 19 février en intégralité sur france.tv

Synopsis

Laura, pharmacienne et mère de famille, a fondé une association d’aide aux femmes victimes de violences, Femmes Debout. Un jour, elle assiste, impuissante, au meurtre d’une de ses membres. Profondément traumatisée par ce féminicide et révoltée par l’inaction de la police et de la justice, elle décide de répondre à la violence des hommes par la violence pour protéger celles qui l’entourent. 

Épisode 1 : Au sein de l’association Femmes Debout, Audrey, l’une des adhérentes est en difficulté : son mari, pourtant sous mesure d’éloignement, est venu la menacer. Alors que toutes les femmes présentes décident de lui venir en aide, Audrey est tuée devant leurs yeux. Laura a du mal à se remettre de ce meurtre qu’elle n’a pu empêcher, et dont elle se sent coupable. Plus tard, elle rencontre Djamila, une femme battue par son mari et qui cherche à lui échapper par tous les moyens. Mais celui-ci meurt dans un accident, tandis qu’un secret unit désormais les deux femmes.. Alors que Laura continue d’accueillir des victimes, l’idée d’agir pour protéger ces femmes émerge en elle.

Épisode 2 : Camille, jeune prof à l’Université, se présente à Femmes Debout, psychiquement détruite par un mari pervers narcissique qui la torture jour après jour... Laura cherche à comprendre et à trouver les moyens pour l’aider à sortir de cette emprise, mais celle-ci est trop forte et le piège semble inévitablement se refermer sur sa victime. Cette fois, Laura décide de ne pas laisser faire l’irréparable.

Épisode 3 : Laura a franchi à nouveau la ligne rouge en voulant protéger Aminata, la femme de ménage qui travaille à ses cotés à la pharmacie depuis plusieurs années. Mais Laura sait qu’elle ne peut continuer. Elle se rend à la police pour livrer sa vérité… Autour d’elle, personne ne s’explique ce geste, ni sa famille et son mari qui sont anéantis, et encore moins son avocat qui lui propose de plaider la folie. Seul David Vernet, lieutenant de police qui l’a soutenue dans l’association, semble comprendre sa souffrance. 

Épisode 4 : Après plusieurs années passées en détention, le procès de Laura s’ouvre enfin. C’est un moment très attendu car il dépasse le fait divers et les cas particuliers : c’est le procès de la justice des hommes dont il est question. Maitre Tamara Spitz, brillante et médiatique, décide d’en faire sa cause et de montrer en quoi Laura est une héroïne qui agit pour la cause des femmes : Laura soulève la question du droit d’ingérence quand la réalité n’est plus juste. Deux visions du monde s’opposent. Laura en ressortira-t-elle indemne ? 

Édito France Télévisions

Trop de féminicides ont eu lieu, ont lieu, en France, encore en 2025 et 2026, trop de violences exercées contre les femmes, physiques, psychologiques, trop d’humiliations et écrasements conduisant à des situations de suicides forcés. C’est parce que les chiffres de cette violence quotidienne inouïe ne baissent pas, année après année, qu’il est de la mission de service public d’interroger ces violences et la difficulté qui demeure à inventer des solutions pour s’y opposer. Et c’est une des possibilités de la fiction que de chercher et oser une manière radicale de poser ces questions. Laura, imaginée par Marie Kremer et Frédéric Krivine, est une femme comme les autres, une pharma-cienne, qui accueile dans son arrièreboutique une association de défense des femmes victimes, un lieu de secours où la parole circule. Mais parce qu’une femme est tuée sous ses yeux, Laura ne pourra plus supporter que cela continue. Laura n’est pas une tueuse compulsive, c’est une femme qui s’insurge et qui bascule. C’est toute la finesse et la complexité de la série que nous ont proposé nos deux auteurs, nos producteurs, Emmanuel Daucé et Léa Gabrié, et qu’a filmé Akim Isker avec une grande intensité, un souci constant de véracité et la recherche sans faile d’une émotion profonde. Et que Valérie Bonneton nous a fait la grâce d’interpréter en plongeant dans la sensibilité et l’opacité de Laura, avec son attention, sa main tendue vers l’autre, la rage de son impuissance et de sa culpabilité. Autour d’ele, Pauline Parigot, Rym Foglia, Eva Huault, Catherine Ame, et toutes les autres, criantes de leur vérité. Quatre épisodes d’une fiction qui secoue, qui nous oblige à affronter la question de notre impuissance collective. Et de ce qui reste à ce jour, et malgré les déclarations et les efforts, une trop faible efficacité des moyens de lutte contre ces violences. Nous souhaitons que la série permette de se saisir de ce sujet brûlant et qu’elle puisse contribuer, à son échelle, à la mise en place d’outils plus puissants pour contrer cette inacceptable fatalité. 

France Télévisions - Anne Holmes, Carole Le Berre et Frédéric Goetz

Note d’intention des auteurs

Une centaine de femmes sont tuées chaque année par leur conjoint ou ex- conjoint. Ce nombre, vitrine médiatique, est connu. Mais on sait moins que 200 000 à 250 000 femmes sont victimes de violences physiques ou sexuelles chaque année. Que faire de ceci, nous qui, depuis longtemps, avons choisi le métier de raconter de belles histoires, en les interprétant et les réalisant pour l’une, en les écrivant pour l’autre ? Les rapports entre les hommes et les femmes se sont tendus depuis trois ans, comme si le premier effet de l’éclairage brutal que #metoo a jeté sur la domination masculine et ses effets secondaires était avant tout de faire faire un pas en arrière, un pas de côté, pour regarder comment les choses se passent. Les choses bougent dans la tête des femmes et des hommes, mais de façon encore confuse, comme après tous les glissements de terrain. Et l’effet d’optique médiatique fausse tout : à force de répéter que les choses bougent, les medias finissent involontairement par faire croire que tout a changé, or on en est très loin : le pouvoir est toujours du côté des hommes ; en France aujourd’hui, des centaines de milliers de femmes, notamment dans les classes populaires, vivent sous l’entière domination économique, mentale et sexuelle de leurs conjoints. C’est le décalage entre la rapidité de l’évolution médiatique et la lenteur de l’évolution réelle qui nous a donné envie de créer un personnage, une situation, une dramaturgie, qui questionne, qui secoue, tout en donnant une oeuvre de qualité au public.Notre parti pris est d’id entifier le téléspectateur à une femme presque ordinaire, une femme touchée par la douleur des autres femmes, et de conserver cette identification jusqu’au moment où elle décide de tuer un homme. Puis un autre. Puis encore un autre. Nous ne pouvons pas tuer des hommes pour éviter que des femmes meurent. Mais nous espérons que cette série permettra d'aborder ce sujet essentiel avec le plus grand nombre, afin de sensibiliser et de faire connaître ces réalités.

Marie Kremer et Frédéric Krivine

Note d’intention du réalisateur

Peut-on supporter la souffrance d'autrui ? Faire entendre la voix d'une femme avant qu'elle ne succombe aux violences de son compagnon ? Il est urgent de rendre visibles les nombreuses victimes de ces violences "silencieuses". C'est avec ces mots que je me suis lancé dans ce projet sensible et inédit, qui m'a guidé pour aborder un sujet qui nous concerne tous. Sensible, car complexe et délicat. Il s’agit bien ici d’incarner la difficulté du rapport humain et du sentiment. Inédit par le choix fort des auteurs d’adopter un point de vue extérieur aux violences, qui s’avère, encore plus impactant et qui je l’espère ouvrira les portes d’un débat transversal. C’est le point de vue de « madame tout le monde ». Celui d’une femme qui ne subit pas de violences de son mari, mais qui ne supporte pas celles que subissent les autres femmes, celles qu’elle écoute, qu’elle accueille au quotidien dans sa pharmacie, qu’elle soutient, qu’elle tente d’aider du mieux qu’elle peut et dont elle reçoit la plus profonde détresse. À travers le regard de cette femme aimante, sensible et forte, j'ai voulu approcher au plus près le ressenti de ces femmes qui subissent l'humiliation, la domination, les coups et le mépris. « L’AFFAIRE LAURA STERN » est l'incarnation de l'indignation face à l'insupportable. C'est le parcours de cette femme, joyeuse et empathique, qui, traumatisme après traumatisme, bascule peu à peu vers l'isolement et l'irréparable. Ces fictions de télévision s’invitent dans le salon des gens et permettent bien souvent de nous questionner en impactant le réel. En tant que premier spectateur de cette histoire, j'ai cherché à y apporter une réflexion basée sur la sincérité et la complexité. J'ai choisi de filmer Laura et les autres personnages avec douceur, pudeur et sans jugement. J’ai voulu filmer leurs peines si nombreuses, leurs craintes, leurs épreuves, leur vérité et leur intimité. Comprendre pourquoi une réalité si violente suscite chez Laura pareille réponse, m’a conduit à éviter tout écueil manichéen. Nous sommes avec elle, dans son sillon. Si bien que lorsqu’elle bascule, nous basculons aussi. Sa vie ayant été dédiée aux autres, le constat que la société n'en fait pas assez pour les victimes lui est définitivement insupportable. Afin de donner encore plus de résonance à la voix des victimes, j'ai rencontré des femmes d'associations similaires, dont les témoignages ont enrichi mon travail. Certaines ont même joué dans la série. Ce fut un geste symbolique, très important pour moi et essentiel pour la véracité de l'œuvre.

Akim Isker

Note d’intention des producteurs

roduire L’affaire Laura Stern est une grande chance car c’est à la fois un projet politique et dans le même temps la possibilité d’une grande série de fiction. Frédéric Krivine, scénariste expérimenté aux multiples créations au sein de Tetra Media Fiction, s’est associé à Marie Kremer, comédienne et réalisatrice rencontrée sur Un Village Français, pour parler de la violence faite aux femmes dans un geste de fiction radical. Akim Isker s’est emparé du projet avec une grande finesse pour faire de L’Affaire Laura Stern une série engagée qui nous interpelle autant qu’elle nous captive. Laura est interprétée par Valérie Bonneton. Humaine et empathique, on s’identifie à elle, elle si poreuse à la souffrance des autres et active dans l’entraide, à la fois si présente à nous et pourtant opaque. Autour d’elle, Pascal Rénéric incarne son mari aimant mais maladroit, Samir Guesmi est Julien, le policier à qui elle se lie alors qu’elle devient une criminelle. Pauline Parigot, récemment vu dans Sambre, incarne Camille, broyée par son mari joué par Yannick Renier, cruel et terrible. Autour de ces formidables actrices et acteurs, Akim et son équipe de casting ont ouvert la voie au casting sauvage, qui a apporté de vraies révélations comme pour le personnage de Aminata. En allant à la rencontre d’associations locales d’aide aux femmes, Akim a pu s’inspirer du réel pour nourrir sa mise en scène et rendre, un peu, la parole à ces femmes en voie d’émancipation. Pour autant, le projet n’a pas la véracité d’un documentaire et n’y prétend pas. Les cas montrés pourraient malheureusement se substituer à d’autres, car la violence s’applique aux femmes dans leur ensemble, peu importe leur originale sociale ou ethnique. Audrey, Djamilla, Camille, Aminata, pourraient porter d’autres noms, exercer d’autres métiers mais ces femmes, chacun et chacune nous les connaissons ou les croisons sans le savoir. 164 féminicides en 2025, soit plus d’un tous les deux jours, ce n’est pas « trop ». Ce n’est juste pas acceptable, et Laura, dans sa sensibilité et paradoxalement son empathie, refuse de s’y résigner. Elle nous y confronte, et le dernier épisode, celui de l’introspection de son geste devant la société, devient le procès de notre propre humanité. Nous remercions les équipes de france.tv d’avoir cru si fort en ce projet et de nous avoir soutenu tout au long de sa production avec un engagement jamais démenti. Nous tenons aussi à remercier la Région Grand Est, les villes de Metz et Nancy pour leur accueil. Nous espérons maintenant que L’affaire Laura Stern pourra fédérer un large public autour de ce sujet important que la fiction peut aider à faire évoluer.

Léa Gabrié et Emmanuel Daucé

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