C dans l’air l'invité du 27 octobre 2026 avec Frédéric Encel, docteur en géopolitique et professeur à Sciences Po Paris.
Aujourd'hui les Israéliens sont appelés aux urnes pour les premières élections législatives depuis le 7 octobre 2023. Un scrutin décisif pour Benyamin Netanyahou et l'avenir d'un pays fracturé. A midi, le taux de participation s'élevait à 44,9%, le plus élevé depuis le début des relevés en 1973 par la Commission électorale. Les élections interviennent sur fond de critiques internationales croissantes contre la conduite de la guerre à Gaza, ainsi que les violences et l'expansion des colonies en Cisjordanie occupée. Les résultats seront scrutés dans le monde entier, alors que M. Netanyahu multiplie de nouveau les menaces contre l'Iran au risque d'aggraver un conflit dont les répercussions se font sentir bien au-delà du Moyen-Orient. Il a notamment reçu le soutien du président américain : "Lorsque vous irez voter, n'oubliez pas que Bibi a été un Premier ministre guerrier exceptionnel", a notamment écrit Donald Trump sur son réseau social Truth Social, utilisant le surnom de Benyamin Netanyahou. Quels sont les enjeux de ce scrutin ? Nous en parlons avec notre invité, Frédéric Encel, docteur en géopolitique, et professeur à Sciences Po Paris.
C dans l’air du 27 octobre 2026 - Émeutes, pillages... qui va payer ?
Trois mille commerces touchés, des dégâts estimés à plusieurs centaines de millions d’euros lors des violences du 17 octobre : la facture est considérable. Pour indemniser les victimes, une « taxe émeutes » de 0,8 % pourrait toucher les assurances auto et habitation. Mais qui doit payer ? Au Sénat, le projet de loi « casseurs-payeurs » est examiné à partir de ce mardi et prévoit de faire contribuer les personnes impliquées dans les rassemblements violents. Deux logiques s’opposent donc : mutualiser le risque -et le faire peser sur tous les Français- ou faire payer les responsables.
Face aux pillages, certains commerçants traumatisés, estiment qu’ils ne peuvent plus compter uniquement sur les forces de l’ordre. Vigiles privés, réseaux d’entraide entre commerçants, appels à l’autodéfense et achat d’armes dites non létales se multiplient. En parallèle, les appels à transmettre aux autorités les vidéos de casseurs se répandent : la préfecture de police de Paris a même lancé une plateforme dédiée pour recueillir ces images. Entre solidarité, volonté de protéger son commerce et risque de justice privée, la frontière devient délicate.
Autre piste envisagée par l’exécutif : agir directement sur les réseaux sociaux. Dans une lettre révélée par Blast, datée du 22 octobre, Sébastien Lecornu a demandé aux opérateurs de se tenir prêts à suspendre temporairement l’accès à TikTok, Instagram, Snapchat et X. La coupure n’a finalement pas eu lieu, mais les plateformes ont déjà renforcé leur coopération avec les autorités : plus d’une centaine de signalements ont été transmis avant la mobilisation du 24 octobre. Gabriel Attal défend lui aussi l’idée d’un blocage temporaire. Une mesure juridiquement délicate, qui soulève des questions de liberté d’expression.
Alors, faut-il faire payer collectivement les dégâts ou responsabiliser les casseurs ? Quels sont les risques si les commerçants commencent à organiser eux-mêmes leur sécurité ? Le gouvernement peut-il suspendre les réseaux sociaux en période de violences ?
Nos experts :
- Dominique SEUX - Éditorialiste aux Echos et à France Inter
- Frédéric DABI - Directeur général Opinion à l'Institut de sondages IFOP
- Neïla LATROUS - Cheffe adjointe du service politique de Franceinfo
- Bruno JEUDY - Directeur délégué et éditorialiste à La Tribune Dimanche
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