C dans l’air l'invité du 15 janvier 2026 avec Camille Grand, secrétaire général de l’ASD, association qui regroupe et représente les industriels européens de l’aérospatial de la sécurité et de la défense, ex-secrétaire général adjoint de l'OTAN (2016-2022).
La France a déjà déployé "une première équipe de militaires" au Groenland dans le cadre d'une mission militaire européenne, et va dépêcher "dans les prochains jours" de nouveaux "moyens terrestres, aériens et maritimes" dans le territoire autonome danois convoité par les États-Unis. C'est ce qu'a annoncé aujourd'hui Emmanuel Macron, qui s'exprimait à Istres dans le cadre de ses voeux aux Armées. La veille, le Danemark, en désaccord fondamental avec Trump sur le Groenland, a obtenu l'envoi d'une mission militaire européenne au Groenland. Mission qui débute ce jeudi dans le territoire autonome, au lendemain d'une rencontre à Washington où le Danemark a acté son "désaccord fondamental" avec les États-Unis.
Le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, qui a souligné que les membres de l'Otan voulaient participer à la sécurisation de l'Arctique, en se coordonnant étroitement avec les États-Unis. "La Russie et la Chine utilisent de plus en plus l'Arctique à des fins militaires, remettant ainsi en question la liberté des voies de transport, de communication et de commerce", a estimé M. Pistorius. "Il existe un consensus au sein de l'OTAN sur le fait qu'une présence renforcée dans l'Arctique est essentielle pour la sécurité européenne et nord-américaine", a affirmé la Première ministre danoise Mette Frederiksen, qui a salué l'envoi de troupes européennes.
Hier, le président Trump avait répété sur son réseau Truth Social que les États-Unis avaient "besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale. Il est vital pour le Dôme d'Or que nous construisons". C'est la première fois qu'il fait un lien entre ce gigantesque projet américain de bouclier antimissiles et la possession du territoire autonome danois.
Camille Grand analysera avec nous la situation du Groenland, territoire convoité par Donald Trump, et dans lequel une mission militaire européenne est envoyée. Il reviendra avec nous sur ce que cette séquence signifie pour l'avenir des relations transatlantiques.
C dans l’air du 15 janvier 2026 - Groenland : l'Europe envoie des troupes
Les Européens ont envoyé des militaires au Groenland, alors que la Première ministre danoise a acté, ce jeudi, l’existence d’un « désaccord fondamental » avec les États-Unis sur l’avenir de l’île convoitée par Donald Trump, au lendemain d’une rencontre entre des dirigeants des deux pays à Washington. À Paris, un conseil de défense a été convoqué en urgence ce matin. La France, la Suède, l’Allemagne et la Norvège ont décidé de mobiliser leurs armées sur le territoire autonome danois pour un exercice militaire conjoint baptisé « Arctic Endurance ». Une équipe d’une « quinzaine de soldats » français est déjà présente à Nuuk et elle « sera renforcée dans les prochains jours par des moyens terrestres, aériens et maritimes », a indiqué un peu plus tard Emmanuel Macron lors de ses vœux aux armées à Istres. Le ministre français des Affaires étrangères a également annoncé mercredi l'ouverture d'un consulat sur place le 6 février prochain.
Cette séquence intervient alors que Donald Trump a réaffirmé sa volonté d’acquérir l’île arctique. Mercredi, il a écrit sur son réseau Truth Social que les États-Unis « ont besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale », ajoutant que le territoire est « vital pour le Dôme d’Or que nous construisons ». Le président américain a également affirmé qu’il « pense qu’une solution sera trouvée » sur le Groenland.
Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump répète qu’il s’emparera du Groenland « d’une manière ou d’une autre ». Mais s’il dit ne pas exclure la voie militaire pour annexer ce territoire grand comme quatre fois la France, peuplé de seulement 57 000 habitants, la proposition américaine de rachat du Groenland, écartée en 2019, revient en force. Le président américain a nommé un émissaire et il évoque ouvertement les précédents historiques : la Louisiane (à la France) en 1803, la Floride (à l’Espagne) en 1819, l’Alaska (à l’Empire russe) en 1867. Donald Trump pourrait-il vraiment acheter l’île ?
Parmi les pays européens à ne pas avoir envoyé de troupes au Groenland se trouve la Hongrie. Isolé en Europe, le pays dirigé par Viktor Orbán compte pour se relancer sur Donald Trump, dont il a applaudi la nouvelle stratégie de sécurité américaine. Il continue par ailleurs de jouer la carte russe de multiples manières, alors même que la Hongrie est membre de l’Union européenne.
Alors l’Europe est-elle prête à défier Trump ? Pourquoi les États-Unis veulent-ils s’emparer du Groenland ?
Nos experts :
- Général François CHAUVANCY - spécialiste de questions internationales
- Jean-Dominique GIULIANI - Président de la Fondation Robert Schuman
- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique
- Daphné BENOIT - Cheffe du pôle international - AFP
France Télévisions, en sa qualité de responsable du traitement, collecte vos données à caractère personnel afin de vous répondre de manière personnalisée, adaptée et cohérente. Dans le cadre de l’émission C dans l’air, produite par Maximal Productions, basée 46 , avenue de Breteuil, 750057 Paris et diffusée sur France 5, les données récoltées dans le formulaire ci-dessus sont utilisées par France Télévisions et Maximal Productions dans le but de recueillir votre avis afin de l’afficher à l’écran ou de l’utiliser au sein du programme.
Conformément à la loi informatique et liberté du 6 janvier 1978, vous bénéficiez d’un droit d’accès, de rectification, de suppression et de restitution de vos données. Selon la diffusion ou non de votre message à l’antenne, la conservation des données par France Télévisions et Maximal Productions peut varier. Ainsi, si votre message n’est pas diffusé à l’antenne ou garder pour l’émission, il sera conservé pendant 24h. En revanche, si votre message est sélectionné pour la diffusion, il sera conservé pendant une durée de 7 jours, conformément à la durée de disponibilité du replay sur france.tv. De plus, si votre message est sélectionné et qu'il est sélectionné dans un extrait, il pourra être conservé 18 mois, conformément à la durée de disponibilité de l’extrait sur france.tv.
En transmettant votre vidéo, vous autorisez gracieusement France Télévisions et Maximal Productions (société productrice de l’émission C dans l’air dont vous connaissez la ligne éditoriale) à intégrer tout ou partie de votre vidéo dans laquelle vous intervenez (dont votre image/ nom/ voix/témoignage, ensemble ou séparément qui sont susceptibles de comprendre des éléments de votre vie privée ce que vous acceptez) au sein de l’émission C dans l’air qui pourra être diffusée, en intégralité et par extraits, de manière illimitée, dans le monde entier, pour une durée de quinze ans renouvelable tacitement pour une durée identique, sur tous supports et réseaux et par tous modes et procédés de communication au public connus ou non. Vous reconnaissez la véracité de vos propos et acceptez que Maximal Productions puisse, sans dénaturer vos propos, librement sélectionner et effectuer toute adaptation et montage (intégration de logo, coupes, retouches, recadrage, incrustations, etc.) de votre vidéo pour répondre aux exigences éditoriales, techniques, légales ou réglementaires et/ou de programmation. Maximal Productions restera libre d’intégrer ou non votre intervention dans l’émission. Vous garantissez France Télévisions et Maximal Productions (et tous cessionnaires) contre tous recours à cet égard.
Vous pouvez également vous opposer, pour des raisons tenant à votre situation particulière, à l’utilisation de vos données. Vous seul, vous pouvez exercer ces droits sur vos propres données en écrivant à France Télévisions - Service Inscriptions Internet, 7 Esplanade Henri de France, 75015 Paris et en signant une photocopie de votre pièce d’identité.
Retrouvez votre émission C dans l’air en replay sur france.tv, et du lundi au samedi à 17h45 sur France 5.