C dans l'air

Posez vos questions à l'émission présentée par Caroline Roux et Aurélie Casse

France 5

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C dans l’air l'invitée du 6 juillet 2026 avec Valentine Arama, journaliste police-justice à France Info TV, auteure de Delphine Jubillar, une disparition, aux éditions du Rocher. Nous recevrons également à distance Me Malika Chmani, avocate des enfants des enfants de Delphine et Cédric Jubillar.


Après cinq ans de déni, Cédric Jubillar a changé de stratégie de défense : il reconnaît avoir donné la mort à son épouse Delphine, disparue fin 2020, et se dit prêt à collaborer avec la justice, deux mois avant son procès en appel, dont la tenue dans les temps sera, selon ses avocats, "impossible". 

Dans un courrier manuscrit adressé à son avocat Pierre Debuisson, révélé par la Dépêche du Midi lundi matin, il admet pour la première fois sa responsabilité dans la disparition de l'infirmière de 33 ans, dont on n'a jamais retrouvé le corps. Lors d'une conférence de presse quelques heures plus tard, Me Debuisson a confirmé "les aveux" de Jubillar, qui est selon lui "prêt à collaborer entièrement avec la justice" et à indiquer aux enquêteurs où se trouve le corps, qu'il a dissimulé dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. "Il se tient à la disposition des juges", "j'espère que les réponses apportées par Cédric Jubillar permettront (aux enfants du couple) de faire leur deuil et de donner une sépulture à Delphine", a déclaré Me Debuisson face aux journalistes. 

Quelles seront les conséquences de ces aveux ? Le procès en appel prévu en septembre pourrait-il être reporté face aux nécessaires nouvelles investigations ? Comment réagissent les proches de Delphine Jubillar, qui attendent toujours de pouvoir faire leur deuil ?

C dans l’air du 6 juillet 2026 - L'alerte des services américains... Poutine veut attaquer la Pologne
 

La Pologne est-elle la prochaine cible de la Russie ? C’est en tout cas ce que soutiennent les renseignements américains qui ont multiplié les avertissements, selon The Telegraph.

Il y a une semaine, les Pays-Bas alertaient déjà l'OTAN sur une possible intervention russe en Europe "dans l’année qui suivra la fin de la guerre" en Ukraine. Un scénario qui n'est pas sans rappeler les indications américaines en 2021 ; quelques mois plus tard, la Russie se lançait à l'assaut de l’Ukraine.

À seulement quelques jours du sommet de l’OTAN à Ankara, ces annonces font l'effet d'une bombe sur fond de désengagement américain. Les budgets de défense des alliés devraient y être longuement évoqués, sous la pression de Donald Trump qui dénonce une "relation à sens unique". Son secrétaire d’État à la Défense, Pete Hegseth, a prévenu d’un "réexamen" de la présence militaire américaine en Europe.

Mais les Polonais ne sont pas les seuls à s’inquiéter. Au sein des pays baltes, en première ligne face à la Russie, la guerre a déjà commencé. Brouillage de GPS, sabotage ou propagande prorusse, Baiba Braže, la ministre lettonne des Affaires étrangères, témoigne auprès de nos journalistes de la réalité de cette guerre hybride et abonde dans le sens de Donald Trump, pour enjoindre les Européens à se prendre en main en matière de défense.

Au cœur des préoccupations : les accusations de discrimination envers les populations russophones, portées par Vladimir Poutine. Ces dernières sont particulièrement implantées dans les pays baltes (jusqu'à 38 % de la population en Lettonie). En 2022, pour justifier sa guerre, le président russe avait prétexté des "abus et un génocide" commis par le "régime de Kiev" à l’encontre de ces populations. La défense des droits des russophones, un motif déjà invoqué lors du lancement de l’offensive russe en Ossétie du Sud ou en Abkhazie, deux régions géorgiennes toujours occupées par la Russie.

"La permanence d'une menace russe sur notre continent, avec une guerre ouverte (...) reste ma préoccupation première en termes de préparation des armées", a déclaré récemment le chef d'état-major des armées, Fabien Mandon. Nous avons pu suivre les exercices de l'armée française, qui démontrent l'importance de la logistique dans les conflits de haute intensité. Dans ce contexte, 436 milliards d’euros vont être consacrés à la défense d’ici à 2030, en hausse de 36 milliards, suite à l'adoption par le Parlement d'une nouvelle version de la loi de programmation militaire.

Faut-il prendre les avertissements américains et polonais au sérieux ? Malgré l’affaiblissement de la position de Vladimir Poutine, la Russie peut-elle attaquer l’OTAN ? Sommes-nous prêts à une guerre de haute intensité ? Le flanc Est de l’Europe sera-t-il la prochaine cible de la Russie ?


Nos experts :
- Général Jean-Paul PALOMÉROS - Ancien chef d’état-major et ancien commandant suprême de la transformation de l’OTAN
- Pierre LEVY - Ancien ambassadeur en Russie et auteur de Au cœur de la Russie en guerre
- Nicolas TENZER - Spécialiste en géostratégie, auteur de Notre guerre
- Marie JÉGO - Journaliste pour Le Monde, ancienne correspondante à Moscou
 

 

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