C dans l'air

Posez vos questions à l'émission présentée par Caroline Roux et Aurélie Casse

France 5

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C dans l’air l'invité du 1er octobre 2026 avec Antoine Foucher, président du cabinet de conseil en stratégie sociale Quintet. Ancien directeur des relations sociales du Medef, ex-directeur de cabinet de Muriel Pénicaud, ministre du Travail, de 2017 à 2020, il publie "Pour que nos enfants vivent mieux que nous", aux éditions de l'Aube.
 

Aujourd'hui a été présenté en Conseil des ministres le projet de budget pour 2027. 5,5 milliards d'euros d'efforts pour les retraites, gel du point d'indice des fonctionnaires, des APL, des allocations familiales, création d'une "taxe sucre"...Présenté comme un budget de "redressement", il contient 54 milliards d'euros d'économies, dont 43 milliards d'euros de nouvelles mesures. Quelles sont les perspectives pour la jeunesse ? "En France, pour la première fois depuis 1945, les jeunes adultes ne vivent pas mieux que leurs parents", écrit Antoine Foucher. Comment en est-on arrivé à cette situation, et comment redonner espoir et perspectives à la jeunesse, notamment en faisant de l'école française l'une des meilleures du monde, et en faisant en sorte que le travail rémunère davantage ? C'est à ces questions que répondra notre invité Antoine Foucher, spécialiste des questions sociales et dirigeant du cabinet Quintet. 

C dans l’air du 1er octobre 2026 - Lycées bloqués, retraites gelées... La France va-t-elle craquer ?

Après plusieurs semaines d’hypothèses et de tractations, le projet de loi de finances et le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027 ont été présentés ce jeudi 1er octobre en Conseil des ministres. Avec un objectif : ramener, une nouvelle fois, le déficit à 5 % du PIB. Pour y parvenir, l’exécutif mise sur 54 milliards d’euros d’économies, dont 43 milliards reposant sur de nouvelles mesures. Un effort annoncé alors que la dette française atteint 119 % du PIB, un niveau inédit depuis 1946, et que les marchés commencent à s’en inquiéter.
Car le contexte financier se tend. Les taux d’intérêt français remontent et renchérissent le coût de la dette. Le ministre de l’Économie s’est voulu rassurant : « La signature de la France est solide », a-t-il affirmé, appelant toutefois à ne pas regarder les taux d’endettement augmenter « en restant les bras croisés ». « Le réel nous rattrape », avait alerté hier le Premier ministre sur X, en évoquant la hausse du coût de la dette. Une séquence budgétaire à haut risque s’ouvre désormais pour le gouvernement.

Sans majorité à l’Assemblée nationale, le locataire de Matignon entame une longue bataille politique qui pourrait durer jusqu’en décembre. Et les débats, qui débuteront le 13 octobre à l’Assemblée, se dérouleront dans un climat politique et social particulièrement tendu.
La contestation gagne notamment la jeunesse. Après une première journée de grève mardi dans la fonction publique, la mobilisation des lycéens, partie de plusieurs établissements de banlieue parisienne la semaine dernière, s’étend. Elle a reçu ce jeudi le soutien des étudiants. Une quinzaine de facultés ont rejoint le mouvement, à l’appel notamment de la Fage, première organisation étudiante. Avec un mot d’ordre : réclamer des conditions d’apprentissage dignes.
La journée d’hier a également été marquée par plus de 600 interpellations. La police des polices a par ailleurs été saisie dans trois affaires concernant des lycéens blessés lors d’interventions des forces de l’ordre. L’une d’elles concerne un jeune homme hospitalisé pour « des blessures au niveau de la tête », selon la procureure de Tours. Les premiers examens médico-légaux indiquent que « les lésions à l’œil sont compatibles avec l’impact d’une balle de défense de type LBD ».
Ce jeudi, de nouvelles tensions et des dégradations ont été signalées dans plusieurs villes. Face à cette situation, le Premier ministre a réuni cet après-midi une cellule de crise interministérielle à Beauvau.

Sur fond de hausse des prix du carburant, la colère sociale ressurgit donc avec force. Elle nourrit un sentiment de déclassement qui touche également les retraités. À quelques mois de l’élection présidentielle, le gouvernement se retrouve confronté à une équation particulièrement délicate : faire passer un budget d’économies sans majorité à l’Assemblée, tout en évitant que la contestation sociale ne prenne une nouvelle ampleur.



Nos experts :

- Jérôme JAFFRÉ - Politologue - Chercheur associé au CEVIPOF
- Philippe DESSERTINE - Économiste, professeur à l’Université IAE Paris Panthéon Sorbonne, auteur de L’horizon des possibles 
- Pauline DE SAINT REMY - Directrice de la rédaction – Politico 
- Frédéric DABI - Directeur général Opinion - Institut de sondages IFOP, auteur de La Fracture



 

 

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