C dans l’air l'invité du 4 février 2026 avec Régis Genté, journaliste, spécialiste des questions internationales, correspondant notamment pour RFI et Le Figaro. Il est l'auteur de "Notre homme à Washington, Trump dans la main des Russes", aux éditions Grasset.
Emmanuel Macron a affirmé hier que la reprise du dialogue avec le président russe Vladimir Poutine était "en train de se préparer", tout en affirmant que Moscou ne montre pas de "vraie volonté" de négocier la paix en Ukraine. Questionné à ce sujet lors d'un déplacement en Haute-Saône, le président français a répondu: "Cela se prépare et donc il y a des discussions qui se font au niveau technique".Il a précisé que cela se faisait "en transparence et en concertation" avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, dont le pays subit l'invasion russe depuis bientôt quatre ans. "Il est important que les Européens, en effet, restaurent leurs propres canaux de discussion", a dit Emmanuel Macron. Emmanuel Macron et Vladimir Poutine se sont parlé la dernière fois début juillet dernier, en priorité au sujet des efforts diplomatiques pour encadrer le programme nucléaire iranien. Ils avaient à cette occasion affiché leurs divergences sur l'Ukraine.
Des déclarations qui surviennent alors qu'un cycle de négociations en présence des Américains démarre à Abou Dhabi pour tenter de trouver une issue à quatre ans de guerre.
La Russie a menacé mercredi de poursuivre les hostilités en Ukraine si Kiev n'acceptait pas ses conditions, au moment où un nouveau cycle de négociations en présence des Américains démarrait à Abou Dhabi pour tenter de trouver une issue à quatre ans de guerre. Les discussions entre les représentants ukrainiens et russes, arrivés mardi soir aux Emirats arabes unis, ont commencé, a annoncé dans la matinée sur les réseaux sociaux le négociateur en chef de Kiev, Roustem Oumerov.
L'invasion de l'Ukraine par la Russie, lancée en février 2022, le pire conflit armé sur le continent européen depuis la Deuxième guerre mondiale, a fait des dizaines voire des centaines de milliers de morts des deux côtés, ainsi que des millions de réfugiés ukrainiens. Peu après l'ouverture des négociations, le Kremlin a insisté de nouveau pour que l'Ukraine accepte ses demandes, renforçant les doutes sur les chances de succès de ces efforts diplomatiques, menés depuis des mois sous l'impulsion du président américain Donald Trump. "Tant que le régime de Kiev n'aura pas pris la décision appropriée, l'opération militaire spéciale se poursuivra", a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, utilisant l'euphémisme en vigueur en Russie pour qualifier l'invasion de l'Ukraine.
C dans l’air du 4 février 2026 - Affaire Epstein : l'onde de choc en France et en Europe
Jusqu’où ira le scandale ? Les secousses de l’affaire Epstein ont des répercussions aux États-Unis, mais aussi en Europe. Six ans après la mort en prison du prédateur sexuel, la justice américaine a publié vendredi dernier plus de trois millions de nouveaux documents issus de l’enquête le visant. Des millions de fichiers qui demandent du temps pour être analysés, triés entre courriels incriminants et simples mentions d’un nom, mais qui révèlent déjà ou confirment les liens entre le criminel sexuel et de nombreuses personnalités du Vieux Continent… Et ce, même après sa première condamnation en 2008. Au terme d’un plaider-coupable, le milliardaire avait alors écopé de plusieurs mois de prison pour « racolage » de mineures.
Royauté, dirigeants politiques, figures économiques ou du monde de la culture… La liste n’épargne aucune sphère du pouvoir, ni aucun pays. Parmi ces personnalités, plusieurs noms français sont notamment cités dans ces documents. On découvre ainsi que Jack Lang, l’ancien ministre de la Culture, a fait des affaires avec Jeffrey Epstein. Les e-mails révèlent une réelle proximité entre eux. La fille de Jack Lang, Caroline, a, elle, cofondé une société offshore dans les îles Vierges avec Jeffrey Epstein. L’ancien ministre de la Culture a déclaré lundi à l’AFP assumer « pleinement les liens » qu’il avait pu créer avec Jeffrey Epstein, « à une époque où rien ne laissait supposer qu’il pouvait être au cœur d’un réseau de criminalité ». Caroline Lang, de son côté, a confié à Mediapart avoir fait preuve d’une « naïveté confondante » et a démissionné du poste de déléguée générale du Syndicat de la production indépendante (SPI), où elle venait d’être nommée.
Au fil des millions de pages, le nom de Marine Le Pen ressort indirectement. Selon un mail d’un journaliste adressé à Jeffrey Epstein en 2018, on apprend ainsi que l’ex-stratège de Donald Trump, Steve Bannon, a rencontré Louis Aliot, alors compagnon de Marine Le Pen, pour évoquer le « refinancement » du Rassemblement national (RN). Apparaissent également les noms de Bruno Le Maire, Cédric Villani, de l’ex-conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy Olivier Colom, ou encore du chef d’orchestre Frédéric Chaslin.
La simple mention du nom d’une personne dans le dossier Epstein ne suppose néanmoins aucun acte répréhensible a priori de sa part. Mais ces révélations font vivement réagir. À l’Assemblée nationale, La France insoumise a proposé la création d’une commission d’enquête transpartisane sur l’affaire Epstein.
La publication de cette nouvelle masse de documents a également provoqué une cascade de réactions et de démissions en Europe. En Slovaquie, l’ancien ministre des Affaires étrangères Miroslav Lajčák a été contraint d’abandonner son poste actuel de conseiller du Premier ministre Robert Fico. La famille royale norvégienne se retrouve aussi sous le feu des critiques, après la publication de correspondances entre la future reine de Norvège et Jeffrey Epstein. Au Royaume-Uni, le prince déchu Andrew est sous le coup de nouvelles révélations, tandis que l’ex-ambassadeur et ancien ministre Peter Mandelson a, lui, démissionné du Parti travailliste. Selon des documents des dossiers Epstein publiés vendredi, Peter Mandelson aurait transmis des informations sensibles au financier américain, notamment lorsqu’il était ministre dans le gouvernement travailliste de Gordon Brown, de 2008 à 2010. La police de Londres a ouvert une enquête criminelle.
Aux États-Unis, le New York Times a révélé que le ministère de la Justice américain avait publié des dizaines de photos non censurées de femmes, voire d’adolescentes dénudées, sur son site, dans le cadre de la publication des millions de nouveaux documents liés au délinquant sexuel. Une centaine de victimes déclarées ont vu leur vie « bouleversée » par ces publications. Après l’article, une grande partie de ces images a été supprimée. « Nous sommes franchement choqués par le niveau de négligence dont le département a fait preuve envers ces femmes », a dénoncé Brittany Henderson, avocate d’une victime désormais identifiée dans le dossier. La colère est d’autant plus grande chez les victimes et leurs soutiens que certains noms de personnalités célèbres ont été protégés par l’administration de Donald Trump, qui n’a pas hésité à caviarder des centaines de pages du dossier.
Nos experts :
- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur
- Virginie VILAR - Grand reporter à Complément d’enquête - France Télévisions, réalisatrice de l’enquête Les derniers mystères de l’Affaire Epstein
- Audrey GOUTARD - Grand reporter - France Télévisions, spécialiste des faits de société
- Richard WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de Cette Amérique qui nous déteste
- Marie BILLON ( en duplex) – Correspondante à Londres - RTL
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