C dans l’air l'invité du 6 octobre 2026 avec Jean-Michel Blanquer, ancien ministre de l'Education nationale, professeur de droit public à l'Université de Paris-Panthéon-Assas, auteur de "La Démocratie et la fureur", aux éditions Plon.
Après des dizaines de milliers de manifestants en région, les lycéens ont à leur tour pris la rue mardi après-midi à Paris, rejoints par des parents, des profs, des étudiants et des syndicalistes, pour réclamer davantage de moyens pour l'éducation. Les défilés, où se comptent de nombreux slogans dénonçant la répression policière, se déroulent sous haute surveillance des autorités, qui ne parviennent pas à répondre à la colère après déjà plusieurs jours de tensions et d'affrontements. Au total, 891 lycées sur les 3.700 du pays ont vu leurs cours "être suspendus, soit totalement, soit partiellement, toutes causes confondues" mardi, a indiqué le ministère de l'Education. Les lycéens dénoncent l'insalubrité de certains bâtiments, des classes et des emplois du temps surchargés, des professeurs non remplacés ou encore les inégalités liées à Parcoursup. Jean-Michel Blanquer, ancien ministre de l'Education nationale, est notre invité. Il réagira pour la première fois au mouvement.
C dans l’air du 6 octobre 2026 - Lycées : la colère se propage, Lecornu cherche la sortie
Du professeur non remplacé au plafond de l’établissement qui s’écroule, en passant par les emplois du temps à rallonge et Parcoursup : des milliers de lycéens et étudiants étaient dans la rue ce mardi, un peu partout en France, déterminés à faire entendre leurs revendications. Une colère qui ne s’exprime pas contre une réforme — c’est bien la difficulté du gouvernement — mais qui raconte une angoisse partagée par la jeunesse, rejointe dans les cortèges ce mardi par les syndicats présents pour les protéger. Professeurs, personnels de l’éducation, mais aussi de nombreux parents d’élèves ont défilé à leurs côtés, pas toujours très sereins après les scènes de violence des derniers jours et les graves blessures de certains.
Depuis le début du mouvement lycéen, dix enquêtes ont été confiées à l’IGPN, la police des polices. 215 adolescents ont été blessés et plus de 700 forces de l’ordre, d’après les services du Premier ministre. Laurent Nuñez a assuré ce mardi matin, au micro de France Inter, que les réponses des forces de l’ordre « sont proportionnées ». « On a dépassé les 6 000 interpellations, il y a eu énormément d’interventions et les choses se passent sans dégâts majeurs », a-t-il ajouté avant d’être auditionné dans l’après-midi par la commission des lois du Palais-Bourbon sur la stratégie du maintien de l’ordre. « L’ultra-violence a frappé à la porte de ces lycées, cette ultra-violence doit être condamnée sans condition », a affirmé le Premier ministre ce mardi dans l’Hémicycle. « Il faut une réponse politique, pas policière », lui a rétorqué la présidente du groupe LFI, Mathilde Panot, avant de réclamer la démission du ministre de l’Intérieur.
Le chef du gouvernement a ouvert dimanche soir cinq chantiers : transparence de Parcoursup, rénovation des bâtiments, remplacement des profs absents… Le chef du gouvernement a dit attendre des résultats dès la fin du mois d’octobre. D’ici là, il a annoncé ce mardi une suspension des cours en fin de semaine pour « un temps de démocratie interne ».
À la veille de la manifestation nationale, une plateforme commune intitulée « Les revendications de la jeunesse, dix mesures d’urgence », initiée par l’Union étudiante, en lien avec l’Union syndicale lycéenne (USL) et signée par l’UNEF et Solidaires étudiants, a été mise en ligne. L’initiative doit servir de « base de travail » au gouvernement dans le cadre du projet de loi de finances pour 2027, a affirmé l’Union étudiante.
Jusqu’où ira la contestation lycéenne ? Quelle est la stratégie du maintien de l’ordre ? Nous sommes allés à la rencontre de plusieurs enseignants. Que pensent-ils du mouvement ? Quelles sont leurs revendications ? Enfin, les appels à se mobiliser le samedi 17 octobre fleurissent sur les réseaux sociaux depuis plusieurs jours, alimentés par la hausse du prix des carburants et un « ras-le-bol » général face au coût de la vie. Que sait-on de l’origine de cet appel ?
Nos experts :
- Frédéric DABI - Directeur général Opinion - Institut de sondages IFOP
- Soazig QUEMENER - Rédactrice en chef - La Tribune Dimanche
- Richard WERLY - Éditorialiste - Blick.ch
- Laurent VALDIGUIÉ - Journaliste d’investigation - Marianne
France Télévisions, en sa qualité de responsable du traitement, collecte vos données à caractère personnel afin de vous répondre de manière personnalisée, adaptée et cohérente. Dans le cadre de l’émission C dans l’air, produite par Maximal Productions, basée 46 , avenue de Breteuil, 750057 Paris et diffusée sur France 5, les données récoltées dans le formulaire ci-dessus sont utilisées par France Télévisions et Maximal Productions dans le but de recueillir votre avis afin de l’afficher à l’écran ou de l’utiliser au sein du programme.
Conformément à la loi informatique et liberté du 6 janvier 1978, vous bénéficiez d’un droit d’accès, de rectification, de suppression et de restitution de vos données. Selon la diffusion ou non de votre message à l’antenne, la conservation des données par France Télévisions et Maximal Productions peut varier. Ainsi, si votre message n’est pas diffusé à l’antenne ou garder pour l’émission, il sera conservé pendant 24h. En revanche, si votre message est sélectionné pour la diffusion, il sera conservé pendant une durée de 7 jours, conformément à la durée de disponibilité du replay sur france.tv. De plus, si votre message est sélectionné et qu'il est sélectionné dans un extrait, il pourra être conservé 18 mois, conformément à la durée de disponibilité de l’extrait sur france.tv.
En transmettant votre vidéo, vous autorisez gracieusement France Télévisions et Maximal Productions (société productrice de l’émission C dans l’air dont vous connaissez la ligne éditoriale) à intégrer tout ou partie de votre vidéo dans laquelle vous intervenez (dont votre image/ nom/ voix/témoignage, ensemble ou séparément qui sont susceptibles de comprendre des éléments de votre vie privée ce que vous acceptez) au sein de l’émission C dans l’air qui pourra être diffusée, en intégralité et par extraits, de manière illimitée, dans le monde entier, pour une durée de quinze ans renouvelable tacitement pour une durée identique, sur tous supports et réseaux et par tous modes et procédés de communication au public connus ou non. Vous reconnaissez la véracité de vos propos et acceptez que Maximal Productions puisse, sans dénaturer vos propos, librement sélectionner et effectuer toute adaptation et montage (intégration de logo, coupes, retouches, recadrage, incrustations, etc.) de votre vidéo pour répondre aux exigences éditoriales, techniques, légales ou réglementaires et/ou de programmation. Maximal Productions restera libre d’intégrer ou non votre intervention dans l’émission. Vous garantissez France Télévisions et Maximal Productions (et tous cessionnaires) contre tous recours à cet égard.
Vous pouvez également vous opposer, pour des raisons tenant à votre situation particulière, à l’utilisation de vos données. Vous seul, vous pouvez exercer ces droits sur vos propres données en écrivant à France Télévisions - Service Inscriptions Internet, 7 Esplanade Henri de France, 75015 Paris et en signant une photocopie de votre pièce d’identité.
Retrouvez votre émission C dans l’air en replay sur france.tv, et du lundi au samedi à 17h45 sur France 5.
Discutez avec Alex
