C dans l’air l'invité du 20 janvier 2026 avec Dominique Seux, éditorialiste aux Echos et à France Inter. Il publie avec Thomas Porcher "Les débats de l'éco", aux éditions Plon - France Inter.
Sébastien Lecornu engage cet après-midi la responsabilité de son gouvernement sur la partie recettes du budget de l'État pour 2026, premier d'une série de trois 49.3 qui devrait permettre la promulgation du texte avant la mi-février, sauf censure. Un peu plus de trois mois après y avoir renoncé, le Premier ministre a officialisé lundi le recours à cet outil constitutionnel, qui permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote mais l'expose à une censure. Le président de la République, Emmanuel Macron, a salué devant les ministres une copie budgétaire qui "permet de contenir le déficit à 5%" du Produit intérieur brut (PIB) et "permet au pays d'avancer". Après l'échec de la première lecture, en décembre, le gouvernement a rapidement constaté en janvier l'impossibilité de faire adopter le budget via un vote.
"On ne peut pas céder à un chantage", a tancé mardi son numéro 2 Jean-Philippe Tanguy sur RMC-BFMTV, évoquant des "mesures de déséquilibres" augmentant le déficit, quand bien même une absence de budget hypothéquerait la hausse des crédits militaires. "Nous ne censurerons pas le gouvernement", a confirmé mardi sur France Inter le patron du parti Olivier Faure. Sur le fond, le PS ne reconnaît pas le budget comme le sien, mais "il y a des avancées qui sont allées dans le bon sens", a admis le président de groupe Boris Vallaud, citant la suppression du gel du barème de l'impôt sur le revenu, la hausse de la prime d'activité pour les salariés les plus modestes ou la généralisation des repas à un euro pour les étudiants. De nombreux députés ont dénoncé mardi un manque de "transparence" du gouvernement sur la copie budgétaire.
La France va finir par se doter d'un budget, alors que le contexte international se tend. En déplacement au forum économique de Davos aujourd'hui, le président Macron a dénoncé une "concurrence des Etats-Unis d'Amérique" à travers une politique commerciale qui "exige des concessions maximales et vise ouvertement à affaiblir et subordonner l'Europe". Il a de nouveau invoqué le recours à l'instrument "anti coercition" de l'Union européenne, considéré comme un "bazooka" en cas de guerre commerciale. L'Europe dispose d'outils "très puissants" en matière commerciale, et doit les "utiliser" quand elle "n'est pas respectée", a-t-il déclaré.
Dominique Seux détaillera avec nous le contenu du budget, et analysera également la situation internationale marquée par la menace de surtaxes douanières par Donald Trump, sur fond de velléités américaines sur le Groenland.
C dans l’air du 20 janvier 2026 - Trump - Macron : ça tourne au duel
L’Amérique de Donald Trump ne s’interdit plus rien. Pour la deuxième fois en moins d’une semaine, le président des États-Unis dégaine l’une de ses armes favorites et menace la France de représailles – avec 200 % de droits de douane sur ses vins et champagnes – si elle persiste à refuser de participer à son « Conseil de paix », avec lequel il semble vouloir remplacer l’ONU, et où il serait seul maître à bord.
Mécontent de la fin de non-recevoir française, le président américain s’en est pris personnellement lundi à Emmanuel Macron, qui « va bientôt quitter ses fonctions », et a publié ce mardi un SMS du président de la République. Celui-ci y fait part de son incompréhension sur l’attitude américaine vis-à-vis du Groenland et propose d’organiser un sommet du G7 jeudi à Paris, auquel il pourrait convier, « en marge » de la réunion, « les Russes », ce qui serait une première en près de quatre ans de guerre en Ukraine.
Dans un autre message, Donald Trump, en roue libre, a posté une image générée par IA le montrant, accompagné du vice-président J. D. Vance et du ministre des Affaires étrangères Marco Rubio, en train de planter un drapeau américain dans un paysage arctique, indiquant : « Groenland, territoire américain depuis 2026 ». « Les Européens ne résisteront pas beaucoup », a-t-il également affirmé ce mardi, avant d’annoncer une « réunion des différentes parties » sur le Groenland à Davos.
L’Europe devra « bien sûr riposter » en cas de guerre commerciale, a déclaré ce mardi la Première ministre du Danemark devant le Parlement de son pays. Les dirigeants européens doivent se réunir ce jeudi 22 janvier lors d’un sommet extraordinaire pour décider de la riposte. Mais, d’ores et déjà, le Parlement européen devrait faire barrage à l’accord commercial scellé l’an dernier par Ursula von der Leyen, prévoyant 15 % de droits de douane sur les marchandises européennes qui arrivent aux États-Unis.
Depuis Davos, la présidente de la Commission européenne a promis ce mardi une réponse « ferme » aux menaces répétées de Donald Trump sur le Groenland et les droits de douane. « C’est fou que nous devions utiliser pour la première fois l’instrument anti-coercition contre les États-Unis », a renchéri Emmanuel Macron ce mardi, soulignant que « l’Europe peut être lente, mais elle est prévisible et fondée sur l’État de droit ». Dénonçant une « concurrence » américaine visant à « affaiblir et subordonner l’Europe », le président de la République a appelé à une « préférence européenne » pour protéger l’industrie du Vieux Continent. « On ne va pas se laisser impressionner » a-t-il également ajouté.
Nos experts :
- Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux
- Christine OCKRENT - Journaliste, spécialiste des affaires étrangères – France Culture, autrice de Le Trump de A à Z
- Anne TOULOUSE - Journaliste franco-américaine, autrice de L’art de trumper
- Général Jean-Paul PERRUCHE - Général de corps d’Armée, ancien directeur général de l’État-major de l’U.E
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