C dans l’air l'invitée du 25 juin 2026 avec Marie Jaspard, infectiologue à l’hôpital Saint-Antoine à Paris et chercheuse à l’Inserm, spécialiste des maladies infectieuses et tropicales
Pour la première fois, un cas d'Ebola a été diagnostiqué en France, chez un médecin revenant de République démocratique du Congo, pays actuellement frappé par une importante épidémie. Les autorités sanitaires, qui se veulent rassurantes, ont placé à l'isolement cinq possibles cas contacts. Cinq personnes ayant été contact avec ce patient, arrivé mardi à Paris à bord d'un vol en provenance de Kinshasa, ont été identifiées et placées à l'isolement, a expliqué le ministre de la Santé Stéphanie Rist sur France 2 mercredi soir.
La France est, dans le cadre de l'épidémie touchant la RDC, le premier pays hors d'Afrique à confirmer un cas diagnostiqué sur son territoire. La RDC est actuellement frappée par une importante épidémie de cette maladie qui se traduit par une fièvre hémorragique très souvent meurtrière.
Selon les derniers chiffres officiels, 1.048 cas ont été recensés dont 267 décès, soit un taux de létalité d'environ 25%. Mais nombre d'experts jugent probable que l'ampleur soit sous-estimée, l'épidémie frappant des régions très reculées. Doit-on s'inquiéter de ce premier cas d'Ebola en France ? Comment venir à bout de l'épidémie ? Existe-t-il un vaccin ? Des traitements ?
C dans l’air du 25 juin 2026 - Trump lance sa fête à Washington... et lâche tout à l'Iran
C’est par un discours politique, au cœur de Washington, que Donald Trump a lancé hier les festivités pour les 250 ans des États-Unis. Sans beaucoup s'étendre sur les principes de la Déclaration d'indépendance du 4 juillet 1776, marquant la rupture de la jeune nation américaine avec la monarchie absolue britannique, le président des États-Unis a vanté son bilan et étrillé ses prédécesseurs.
« Je suis ravi de vous dire que l'Amérique est de retour. Comme vous le savez très bien, il y a peu de temps, nous étions un pays mort. Maintenant, nous sommes le pays le plus excitant du monde », a-t-il lancé, en assurant que son gouvernement livrait « une victoire après l'autre pour le peuple américain ».
Mais alors même qu’il avait fait du pouvoir d’achat le pilier de son programme lors de sa campagne, l’économie du pays reste en berne. L’inflation est repartie et les prix ont explosé depuis l’offensive israélo-américaine en Iran. Ce qui vaut à Donald Trump une cote de popularité au plus bas et une avalanche de critiques.
Plus les jours passent, plus Donald Trump ne parvient pas à conclure le conflit avec l’Iran à son avantage. Téhéran fanfaronne et assure désormais que le protocole conclu avec Washington est « la déclaration de défaite de l’Amérique », tandis qu’aux États-Unis, la guerre laisse un goût amer. Des commentateurs républicains dénoncent une capitulation et 65 % des Américains désapprouvent la façon dont Donald Trump a géré la situation. La flambée des prix et les pertes humaines pèsent lourd dans le mécontentement grandissant de la population, mais aussi au Congrès. Donald Trump a ainsi essuyé hier un nouveau revers politique sur le sujet. Comme la Chambre des représentants plus tôt ce mois-ci, le Sénat a adopté une résolution demandant la fin des opérations contre l'Iran. Le camouflet est d'autant plus grand que les républicains sont majoritaires au Congrès et que ce vote complique les négociations à venir avec l’Iran.
Au-delà de ce sujet, ce sont bien des questions de politique intérieure, et notamment la rénovation du mythique bassin de Washington pour près de 15 millions de dollars, qui passionnent Donald Trump et les Américains. Infestation d'algues, peinture qui se décolle, couleur verdâtre... Le projet autour du miroir d'eau, régulièrement mis en avant par le président, ne cesse de connaître des déboires et d'être critiqué à l'approche du Jour de l'indépendance, la fête nationale des États-Unis, le 4 juillet. Jusqu'à devenir un feuilleton médiatique et politique dans le pays. Le président des États-Unis, rejetant tout couac, a accusé des « saboteurs » de « vandalisme » et a menacé lundi de prison toute personne qui s'en prendrait physiquement à ce projet cher à ses yeux.
Pendant ce temps, Emmanuel Macron et Giorgia Meloni s’affichent ensemble à Antibes pour une première rencontre bilatérale depuis plus de trois ans, tandis qu’au Moyen-Orient, des zones d’ombre demeurent quant à la situation dans le détroit d’Ormuz et aux conditions de sa réouverture.
Nos experts :
- Anthony BELLANGER - Éditorialiste à Franceinfo TV et spécialiste des questions internationales
- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, autrice de Requiem pour le monde libre
- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, autrice de Les fantômes de Munich
- Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des relations internationales
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