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Posez vos questions dans l'émission présentée par Caroline Roux et Axel de Tarlé

Caroline Roux, du lundi au jeudi, et Axel de Tarlé, les vendredi et samedi, rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprendre et l’appréhender dans sa globalité. 

C dans l'air l'invité du 27 février - Julien Denormandie, ancien ministre de l’agriculture, co-auteur avec avec Erik Orsenna de  "Nourrir sans dévaster" publié aux éditions Flammarion.

Une inauguration mouvementée. Emmanuel Macron a échangé longuement avec les agriculteurs, samedi 24 février, à l'occasion de l'ouverture du Salon de l'agriculture à Paris. Le chef de l'Etat a fait plusieurs annonces pour répondre à la colère du secteur agricole, qui reste mobilisé plusieurs semaines après d'importantes manifestations à travers la France. Le chef de l'Etat a ainsi promis de réunir à l'Elysée "l'ensemble des organisations syndicales, l'ensemble des filières agricoles" dans trois semaines. 

Bruno Le Maire a réuni aujourd’hui  à Bercy, accompagné du ministre de l'Agriculture Marc Fesneau, les banques, les assurances et la mutualité sociale agricole pour discuter des plans de trésorerie des agriculteurs. En visite au Salon de l'agriculture la veille, le ministre de l'Économie a annoncé qu'il demanderait "aux banques et aux assurances de jouer davantage le jeu" face aux difficultés de trésoreries que rencontrent les agriculteurs.

Julien Denormandie reviendra sur ce Salon de l’agriculture qui s'est ouvert dans ce contexte de crise agricole.

 

C dans l'air du 27 février - "Nos troupes" en Ukraine : Macron brise le tabou

C’est une phrase choc d’Emmanuel Macron sur la guerre en Ukraine qui suscite bien des remous. Face à une vingtaine de dirigeants internationaux réunis hier pour une conférence de soutien à Kiev, le chef de l'État a déclaré que "rien ne doit être exclu" pour faire en sorte que la Russie ne gagne pas cette guerre, pas même "l'envoi de troupes au sol". Une option qui jusqu'ici n'avait jamais encore été mentionnée par Paris ou un autre chef d'État occidental et sur laquelle, pour l’instant, il n’y a pas de consensus a souligné Emmanuel Macron.

Les gouvernements britannique, allemand, espagnol, polonais et de la République tchèque ont d’ailleurs affirmé ce mardi ne "pas (être) d'accord" avec cette idée et ne pas prévoir de "déploiement à grande échelle" des troupes occidentales. L'Otan a également indiqué n'avoir "aucun projet" d'envoi de troupes de combat en Ukraine. Ce n’est "pas d’actualité" pour le moment, a réagi, pour sa part, sans l’exclure cependant, le Premier ministre suédois dont le pays va devenir le 32e membre de l’Otan. Il a précisé qu’"il n’y a pas de demande" côté ukrainien pour l’envoi de soldats occidentaux. Le porte-parole du Kremlin a prévenu, de son côté, qu’envoyer des troupes en Ukraine ne serait "pas dans l’intérêt" des Occidentaux.

En France, les réactions n’ont également pas tardé. "La guerre contre la Russie serait une folie" a réagi le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon sur son compte X. "Folie" le mot a également été repris par le Premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure qui a dénoncé une "inquiétante légèreté présidentielle" sur X.  "Emmanuel Macron joue au chef de guerre mais c’est la vie de nos enfants dont il parle avec autant d’insouciance. C’est la paix ou la guerre dans notre pays dont il s’agit", s’est insurgée Marine Le Pen sur le réseau social ce mardi matin.

Au-delà de cette déclaration choc, le chef de l’Etat a aussi annoncé la création d’une coalition pour fournir à Kiev des "missiles et bombes de moyenne et longue portée". Il a aussi évoqué la possibilité d’acheter des munitions hors d’Europe, pour soutenir davantage l’effort de guerre ukrainien. Car il y a urgence. A Kiev, Volodymyr Zelensky a laissé entendre depuis plusieurs semaines à ses alliés qu’il n’avait "malheureusement" reçu que 30 % du "million d’obus que l’Union européenne" a "promis" à l’Ukraine. Le pays, largement confronté à un manque de matériel, peine à repousser l’ennemi russe. Le 17 février, les forces ukrainiennes ont dû se retirer de la ville d’Avdiïvka, dans l’oblast de Donetsk. Ce lundi, elles ont annoncé leur départ du petit village de Lastotchkyné, dans l’est de l’Ukraine, tombée il y a plus d’une semaine. 

Un débat avec vote au Parlement a été organisé ce mardi sur l’accord de sécurité conclu le 16 février dernier, censé garantir un soutien civil et militaire dans la durée à l’Ukraine. "Emmanuel Macron a franchi une étape supplémentaire vers la cobelligérance", a dénoncé la présidente du groupe RN Marine Le Pen. "Vous attendiez la première occasion pour montrer le vrai visage qui est le vôtre", lui a répliqué le Premier ministre, Gabriel Attal. "Vos députés européens ont systématiquement voté contre les sanctions contre la Russie" (...) Il y a lieu de se demander si les troupes de Vladimir Poutine ne sont déjà dans notre pays. Je parle de vous et de vos troupes", a-t-il lancé dans l'hémicycle.

Pourquoi Emmanuel Macron a-t-il décidé de hausser le ton face à la Russie ? Que contient l’accord de sécurité conclu entre la France et l’Ukraine ? Alors que la France a annoncé une hausse sans précédent du budget de la Défense avec une industrie de l'armement qui devait passer en "économie de guerre", où en sont les troupes françaises aux portes de l'Ukraine ? Quelle est la mission des troupes françaises en Roumanie ?  Enfin l'opposant russe Alexeï Navalny était-il sur le point d'être libéré dans le cadre d'un échange de prisonniers avant son décès ? 

LES EXPERTS :

- GÉNÉRAL JEAN-PAUL PALOMÉROS - Ancien chef d’état-major, ancien commandant suprême de la transformation de l’OTAN
- GÉNÉRAL CHRISTOPHE GOMART  - Ancien directeur du renseignement militaire, ex-commandant des opérations spéciales
- MARION VAN RENTERGHEM  - Grand reporter, chroniqueuse - L’Express
- PIERRE HAROCHE  - Maître de conférences en sécurité internationale à l'Université Queen Mary de Londres

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