C dans l'air

Posez vos questions à l'émission présentée par Caroline Roux et Aurélie Casse

France 5

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C dans l’air l'invité du 18 mai 2026 avec Alexandre Brugère, préfet des Hauts-de-Seine.

Dans les Hauts-de-Seine, huit animateurs ont été suspendus en un mois dans le périscolaire. Le préfet du département, Alexandre Brugère, est notre invité. Il avait promis le 10 avril dernier de "faire le ménage", et annoncé suspendre systématiquement à titre conservatoire tout individu qui ferait l’objet d’un signalement de violence ou d’abus sexuel sur mineur, «le temps que l’enquête administrative permette de tirer des conclusions plus définitives». Les huit intervenants visés, qui sont tous des hommes, sont pour la plupart assez jeunes et sans qualification en matière d’éducation ou d’animation. Ils sont soupçonnés pour la majorité d’entre eux d’avoir agressé sexuellement de jeunes enfants. 

Depuis la rentrée périscolaire de septembre dernier, la préfecture a été destinataire de 53 signalements pour des faits survenus dans des accueils périscolaires et durant les temps périscolaires, dont 19 pour des faits à caractère sexuel, sept pour des faits de violence physique et 21 pour des comportements inappropriés. 

Hier, la procureure de Paris, Laure Beccuau, a indiqué sur RTL que le parquet a ouvert des enquêtes pour de possibles violences dans un total de 84 écoles maternelles, une vingtaine d'élémentaires et une dizaine de crèches. 

Face à l'ampleur du scandale, le maire de Paris Emmanuel Grégoire a engagé à la mi-avril un plan d'action d'un coût de 20 millions d'euros pour le périscolaire, "priorité absolue" de son début de mandat.  Au-delà de Paris, les collectifs SOS Périscolaire et #MeTooEcole exigent des mesures nationales et une approche interministérielle.

C dans l'air du 18 mai 2026 - Moscou frappée... Poutine est-il en train de perdre la guerre ?

La Russie a subi ce week-end une offensive aérienne d’une ampleur inédite depuis le début de la guerre, avec l’envoi d’environ 600 drones ukrainiens sur 14 de ses régions centrales, la Crimée annexée et la mer Noire. Ces frappes ont causé la mort de quatre personnes, dont trois dans la banlieue de Moscou et une dans la région de Belgorod. Une douzaine d’ouvriers d’un chantier, à proximité d’une raffinerie en périphérie de la capitale, ont également été blessés.

« La distance à partir de la frontière ukrainienne est de plus de 500 kilomètres. La concentration de la défense aérienne russe dans l’oblast de Moscou est maximale. Mais nous la maîtrisons. Gloire à l’Ukraine ! », s’est félicité sur X le président ukrainien. « Nos réponses face à la prolongation de la guerre par la Russie et à ses attaques contre nos villes et nos communautés sont entièrement justifiées », a également écrit Volodymyr Zelensky sur les réseaux sociaux. L’attaque a eu lieu trois jours après des bombardements russes qui ont fait une vingtaine de morts à Kiev et auxquels les autorités ukrainiennes avaient promis de répondre, alors que les efforts diplomatiques pour mettre fin au conflit sont au point mort.

Une trêve de trois jours – que les deux parties s’étaient accusées de ne pas respecter – avait permis une pause dans les bombardements massifs loin du front, à l’occasion des commémorations en Russie de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Mais les attaques ont repris dès l’expiration de ce cessez-le-feu négocié sous l’égide du président américain Donald Trump.
Sur le terrain, ces derniers mois les gains territoriaux de la Russie en Ukraine ont progressivement diminué, et l’armée ukrainienne frappe désormais régulièrement dans la profondeur du territoire russe, révélant au grand jour les failles sécuritaires du Kremlin. Des tirs qui provoquent un malaise et de l’inquiétude dans la population russe, et sèment le doute sur la capacité du pouvoir à protéger le pays.

D’autant que le 9 mai dernier, le traditionnel défilé de l’armée, jour de la capitulation de l’Allemagne nazie en Russie, s’est déroulé sans matériel militaire, une première en dix-huit ans. Pour certains, à commencer par le président ukrainien, c’est un aveu de faiblesse.
Alors, Vladimir Poutine et la Russie seraient-ils affaiblis ? La période est compliquée pour le pouvoir russe. La popularité du maître du Kremlin est descendue en avril sous les 70 %, selon un institut de sondage officiel. Une première pour l’homme fort de la Russie, qui a dû reconnaître ces dernières semaines une situation économique en berne depuis deux mois et a « tiré la sonnette d’alarme ». Parallèlement, les coupures Internet se multiplient et les États reprennent la main sur les réseaux. Malgré cela, en avril, le coup de gueule d’une influenceuse, Victoria Bonya, est devenu viral. Face au mécontentement grandissant, l’heure semble au recroquevillement du pouvoir. Selon des révélations de CNN et du Financial Times, la sécurité autour de Vladimir Poutine a été renforcée en raison de la crainte d’un coup d’État, voire d’un assassinat du président russe. Désormais, ses cuisiniers, gardes du corps et photographes auraient, par exemple, l’interdiction de prendre les transports en commun. Le personnel qui travaille dans l’entourage proche du chef du Kremlin ne pourrait pas avoir de téléphone avec Internet. Enfin, le chef d’État russe aurait réduit ses déplacements et s’isolerait de plus en plus dans des bunkers sécurisés.

Dans ce contexte, la Russie et la Biélorussie ont entamé ce lundi des exercices impliquant des armes nucléaires, particulièrement scrutés. La semaine dernière, le président ukrainien avait ordonné le renforcement des troupes à la frontière nord avec la Biélorussie, affirmant que Moscou préparait une nouvelle offensive depuis ce pays, également frontalier de trois États membres de l’Alliance atlantique, dont la Lettonie. Reportage dans #cdanslair dans ce pays en état d’alerte, où la Première ministre vient de démissionner après une crise politique liée à des incursions de drones.



Nos experts :

- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, auteur de D’un monde à l’autre
- Marie JEGO - Journaliste - Le Monde et ancienne correspondante à Moscou
- Vera GRANTSEVA - Politologue -Spécialiste de la Russie
- Alain PIROT- Journaliste et réalisateur, spécialiste des questions de défense



 

 

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