C dans l’air l'invitée du 22 septembre 2026 avec
Caroline Pigozzi, journaliste et écrivaine, spécialiste du Vatican. Elle publie "Dictionnaire amoureux du Vatican insolite", aux éditions Plon.
Un dispositif de sécurité hors norme sera déployé durant les quatre jours de la visite du pape Léon XIV en France, avec une attention toute particulière pour la séquence parisienne, vendredi et samedi, qui devrait drainer un million de personnes. Le souverain pontife est attendu vendredi à l'aéroport d'Orly où il sera accueilli par le président Emmanuel Macron. Le cortège papal sera escorté par les forces de l'ordre sur une autoroute fermée à la circulation pour l'occasion. 600.000 personnes sont attendues samedi place de la Concorde, où Léon XIV officiera pour une messe en plein air, aux Champs-Elysées, à la place de l'Etoile et jusqu'à l'avenue de la Grande Armée. Jusqu'à 250.000 personnes devraient se masser vendredi sur le trajet de la papamobile avant l'office des vêpres à Notre-Dame, et 80.000 jeunes seront présents au Stade de France à Saint-Denis pour la veillée le même jour. Mesuré et conciliateur, Léon XIV imprime progressivement son style à la tête de l'Eglise catholique. Devenu le 8 mai 2025 le premier pape américain de l'Histoire, Robert Francis Prevost a rapidement été salué pour sa capacité de synthèse, forgée par une expérience de terrain de 20 ans au Pérou et une fine connaissance des arcanes du Vatican. Décrit comme prudent et calme, cet intellectuel s'est progressivement affranchi de son image d'homme réservé. Il n'hésite plus à dénoncer la corruption devant les dirigeants africains au pouvoir depuis des décennies, défendre les migrants ou répondre aux critiques acerbes de Donald Trump, qui l'avait taxé en avril de "faible" et "nul en politique étrangère". Pourquoi le pape Léon XIV a-t-il choisi de venir en France ? Quel est le sens de ce voyage ? Quels sont les sujets sur lesquels il souhaite s'exprimer ?
C dans l’air du 22 septembre 2026 - Pétrole : à l’ONU, le monde au bord de la crise de nerfs
Quelles réponses à la flambée des prix des carburants ? Alors qu’Emmanuel Macron multiplie les contacts diplomatiques — il a notamment rencontré lundi soir Donald Trump, à New York, pour discuter de la situation en mer Rouge et de la guerre en Ukraine, en marge du sommet annuel de l’ONU —, le gouvernement doit annoncer de nouvelles aides ciblées cet après-midi à 17 heures. Le président de la République a appelé à un moratoire sur les frappes contre les infrastructures énergétiques dans la guerre en Ukraine. Il a également écrit à la présidente de la Commission européenne pour demander une augmentation de la production des raffineries.
Pour l’exécutif, l’objectif est clair : tenter de faire rapidement baisser les prix à la pompe, qui
ont atteint des niveaux records ces derniers jours, alors que la colère grandit chez les Français. Nombre d’entre eux limitent leurs déplacements. La consommation de carburants en France a ainsi chuté de 30 % en dix jours en septembre par rapport au début du mois. Parallèlement, les files d’attente s’allongent dans les stations TotalEnergies, où le prix est bloqué à 1,99 € le litre d’E10 (2,25 € le litre de gazole). Huit stations sur dix sont désormais en rupture d’au moins un carburant. Plus largement, 15 % des stations-service françaises manquaient, ce dimanche, d’essence ou de gazole.
Mais « à l’heure où on se parle, il n’y a pas de risque de pénurie », a expliqué la porte-parole du gouvernement lundi sur LCI. La France « n’a pas d’enjeu d’approvisionnement » en carburants « à ce stade », mais elle doit « s’assurer » de « trouver des solutions » si le conflit au Moyen-Orient dure, a indiqué de son côté le ministre de l’Économie, Roland Lescure, sur France Inter.
Alors, qu’est-ce qui se négocie réellement dans les couloirs de l’ONU ? Quelles mesures peuvent permettre de faire baisser les prix à la pompe ? Jusqu’où les conflits au Moyen-Orient et la guerre en Ukraine peuvent-ils peser sur le marché pétrolier ?
Et alors que les États-Unis viennent d’annoncer un nouveau paquet de sanctions contre la Russie, visant notamment son secteur énergétique et sa « flotte fantôme », une question se pose : pourquoi Donald Trump, pourtant allié de Volodymyr Zelensky, lui demande-t-il désormais de cesser ses frappes contre les raffineries russes ?
Nos experts :
- Alain BAUER - Professeur émérite au Conservatoire national des Arts et métiers, auteur du livre “Intrigue à l’ONU”, aux éditions First
- Anthony BELLANGER - Éditorialiste à Franceinfo TV et spécialiste des questions internationales
- Patricia ALLEMONIERE - grand reporter, spécialiste des questions internationales
- Philippe DESSERTINE - économiste, professeur à l’Université IAE Paris panthéon sorbonne, auteur de L’horizon des possibles, publié chez Robert Laffont
- Claire GATINOIS ( en duplex de New York) - Journaliste au service international du journal Le Monde
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