C dans l’air l'invité du 26 mars avec Carl Meeus, rédacteur en chef au Figaro Magazine.
À treize mois de la Présidentielle, l’heure est aux tentatives d’union à droite et au centre. La page municipales désormais (presque) tournée, les grandes manœuvres s’amorcent, avec des tensions et fractures entre des alliés potentiels. Si tout le monde prône l’union, personne n’en a la même lecture ou n’en donne la même définition. Jordan Bardella prône une agrégation des droites pour l’emporter dans treize mois, quand Marine Le Pen mise sur un rassemblement des Français de droite et de gauche. À droite, chez les Républicains, Bruno Retailleau tente, lui, de passer en force. Une « carte personnelle » qu’abat également Edouard Philippe. Hier, le maire de Cannes David Lisnard assurait "ne plus avoir rien à faire" chez LR, lui qui prône pour la primaire la plus ouverte possible à droite, et reproche un verrouillage du mode de désignation du candidat. Enfin à gauche, avant de parler candidat et programme pour 2027, les socialistes vont devoir solder l’épisode municipal, surtout l’ambiguïté stratégique avec la France insoumise.
C dans l’air du 26 mars 2026 - Pétrole, gaz : le choc mondial
Alors que la guerre se poursuit au Moyen-Orient, les prix des hydrocarbures s'envolent et placent l’économie mondiale sous pression. L’Asie est particulièrement affectée, l’essentiel de ses approvisionnements en pétrole et en gaz passant jusqu’alors par le détroit d’Ormuz. Face au risque de pénurie, plusieurs pays décrètent l’état d’urgence énergétique et prennent des mesures d’urgence : rationnement du carburant, semaine de quatre jours, passage au télétravail, enseignement en ligne, arrêt de l’éclairage public, limitation des climatisations…
Les autorités du Sri Lanka ont même prévenu leur population : les réserves de carburant et de gaz du pays ne permettront de tenir que six semaines environ.
Dans ce contexte, mardi 24 mars, le ministre français de l’Économie, Roland Lescure, a affirmé devant l’Assemblée nationale : nous faisons face « à un nouveau choc pétrolier » et « si ce choc énergétique devait se prolonger au-delà de quelques semaines, la crise pourrait se diffuser à l’ensemble de l’économie et prendre une dimension plus systémique ». Mais le lendemain, le ministre a finalement dit « regretter » ses propos, précisant que le terme « choc pétrolier » « s’appliquait dans [ses] mots à la situation internationale et en aucun cas à la situation française ».
Face à l’envolée des prix du pétrole et du gaz, « aucune mesure globale ne sera efficace », a jugé de son côté le Premier ministre lors du débat sur la guerre au Moyen-Orient organisé, mercredi 25 mars, à l’Assemblée nationale, tandis que les députés d’opposition réclament une baisse de la fiscalité ou un blocage des prix. Cela reviendrait à « dépenser l’argent du contribuable pour financer l’économie fossile de pays lointains dont nous sommes dépendants », a-t-il expliqué. Le gouvernement a, en revanche, décidé de mettre en œuvre des mesures de soutien sectorielles, notamment pour soulager la trésorerie des transporteurs et des pêcheurs. Nos journalistes sont allés à la rencontre de plusieurs d’entre eux dans le Finistère. Ils dénoncent des « mesurettes » face à une « hausse du coût du carburant de 80 % » qui impacte directement les salaires.
De nouvelles mesures gouvernementales devraient être détaillées lundi.
Richard Bookstaber, économiste américain ayant prédit le krach de 2008, tire lui aussi la sonnette d’alarme. Selon lui, l’économie mondiale pourrait être confrontée à une crise d’une ampleur inédite. Il nous a accordé une longue interview.
Nos experts :
- Gaëlle MACKE - Directrice déléguée de la rédaction - Challenges
- Philippe GEOFFRON - Directeur du Centre de Géopolitique de l'énergie
- Richard WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de Cette Amérique qui nous déteste
- Sylvie MATELLY - Directrice de l’institut Jacques DELORS, auteure de Géopolitique de l’économie
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