C dans l'air

Posez vos questions à l'émission présentée par Caroline Roux et Aurélie Casse

France 5

Info

C dans l’air l'invité du 23 juin 2026 avec le général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU et auteur de « Ce qui nous attend », aux éditions Robert Laffont.

 

Donald Trump a affirmé mardi que l'Iran a "pleinement accepté" le retour d'inspecteurs nucléaires dans le pays, alors que des discussions techniques se poursuivent en Suisse, dans le cadre des pourparlers en cours entre l'Iran et les Etats-Unis. Une affirmation contredite par l'Iran, qui a indiqué ce matin ne pas avoir l'intention de permettre à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) d'inspecter ses principaux sites nucléaires bombardés par Israël et les Etats-Unis. L'étendue exacte des dégâts reste inconnue et Téhéran invoque des questions de sécurité pour refuser l'accès à ces installations. Le doute persiste depuis sur l'état des stocks d'uranium hautement enrichi de la République islamique, un point de contentieux avec Washington.  

Le vice-président américain JD Vance, à la tête de l'équipe américaine lors des pourparlers avec l'Iran en Suisse, avait déjà affirmé lundi que Téhéran avait "accepté d'inviter à nouveau les inspecteurs" de l'instance onusienne. Les négociations vont-elles aboutir dans les 60 jours, temps imparti pour aboutir à un accord définitif ? 

C'est dans ce contexte que le chef d'Etat-major des armées, le général Fabien Mandon, a déclaré lors d'une conférence à la Sorbonne qu'"aujourd'hui, l'Iran a des missiles capables d'atteindre le territoire français". Que signifie cette déclaration ? L'Iran est-elle une menace militaire pour la France.
 

C dans l’air du 23 juin 2026 - Les Français dans le piège de la canicule

La France en surchauffe et toujours plus à cran, après une nuit suffocante et une canicule qui s’étend. Tout l’Hexagone est désormais en vigilance, et celle-ci est rouge dans 54 départements, de la Seine-Maritime aux Pyrénées-Atlantiques en passant par la Bretagne, le centre du pays et l’Île-de-France. Au total, plus de 90 % de la population française est exposée à des chaleurs extrêmes et exceptionnelles. Les réseaux de transport comme les hôpitaux sont déjà sous tension, et une nouvelle cellule de crise a été convoquée aujourd’hui, alors que les décès se multiplient.
Quarante personnes sont mortes en France par noyade depuis le 18 juin, a annoncé le Premier ministre. Sébastien Lecornu a évoqué un « triste fléau des noyades », qui concerne « essentiellement des jeunes ». « Face à la forte sollicitation des services d’urgence et des Samu liée à la vague de chaleur », le Premier ministre a par ailleurs activé le plan ORSAN de niveau 2, destiné à renforcer le système de santé. Cela permettra notamment de « renforcer les capacités de régulation médicale » et de « mobiliser les personnels nécessaires au fonctionnement de l’hôpital », a expliqué le chef du gouvernement sur X.

Impact sur les cultures et sur les animaux, risque d’incendie, pénibilité du travail : le monde agricole est également loin d’être épargné par l’épisode caniculaire. Face à une situation qui se prolonge, Annie Genevard a annoncé ce mardi de premières mesures pour limiter les conséquences de ces températures anormalement élevées sur l’activité agricole, qui font craindre un « effet sèche-cheveux ». Ce phénomène résulte de la conjonction rarissime de températures supérieures à 42 °C, de vents dépassant 30 km/h et d’un taux d’humidité inférieur à 20 %. Une combinaison particulièrement dramatique pour les cultures d’été (maïs, tournesol, sorgho et soja).

Pendant que les températures augmentent et que les records tombent les uns après les autres, le débat politique s’électrise, et les responsables politiques multiplient les références à l’Espagne. Horaires de travail décalés, journée continue à partir du mois de juin pour terminer à 15 h, congés climatiques, fermeture des terrasses des bars et restaurants lorsqu’elles ne disposent pas d’une ombre suffisante en cas de chaleur extrême, refuges climatisés dans les villes, brumisateurs installés dans les rues… De l’autre côté des Pyrénées, l’adaptation au réchauffement climatique est engagée depuis plusieurs décennies.

Alors, quelle réponse politique face au réchauffement climatique ? Où en est la France dans son adaptation ? Le pays devrait-il prendre exemple sur l’Espagne ?


 

Nos experts :

- Christophe Barbier - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction à Franc-Tireur
- Nicolas Berrod - Journaliste, chef adjoint du service santé sciences au « Parisien - Aujourd’hui en France, auteur de Urgence vitale : pourquoi l’hôpital public craque, une enquête publiée chez Flammarion
- Éric Brocardi - Porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France
- Faïza Bossy - Médecin généraliste à Paris



 

 

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