C dans l’air l'invitée du 5 février 2026 avec Catherine Nave-Bekhti, enseignante en sciences économiques et sociales dans l’Académie de Créteil, secrétaire générale de la CFDT Education-Formation-Recherche publique.
Les élèves du collège de La Guicharde de Sanary-sur-Mer, dans le Var, ont repris le chemin des classes jeudi selon "une modalité adaptée" après la violente agression au couteau d'une enseignante en classe qui reste dans un état très préoccupant. L'élève de 3e mis en cause a été déféré dans la matinée en vue de sa probable mise en examen à l'issue de sa garde à vue, le parquet ayant réclamé son placement en détention provisoire.
La professeure d'arts plastiques, âgée de 60 ans, qui a reçu trois coups de couteau est dans "un état stationnaire", a indiqué de son côté le préfet du Var, Simon Babre, en marge d'une conférence de presse sur la sécurité dans le département. Jeudi matin, les élèves du collège La Guicharde ont retrouvé leur classe selon une modalité adaptée avec un emploi du temps aménagé, a précisé l'Académie de Nice. L'accueil s'est fait de manière échelonnée par niveau. La matinée a débuté par "un temps d'échange avec les élèves en classe avec un binôme ou trinôme d'enseignants", ajoute le rectorat qui précise que "cela ne sera pas des cours normaux". Une cellule psychologique a été mise en place dès hier pour les élèves et l'ensemble du personnel éducatif et restera "le temps nécessaire".
Cette nouvelle agression au couteau dans un établissement scolaire a choqué la communauté éducative, suscitant une cascade de réactions. Catherine Nave-Bekhti nous décrira l'état d'esprit de la communauté éducative après ces affaires d'agressions dans les établissements scolaires.
C dans l’air du 5 février 2026 - Pourquoi Macron veut-il (re)parler à Poutine ?
Le nouveau round de discussions visant à mettre fin à la guerre en Ukraine a pris fin ce jeudi à Abou Dhabi, capitale des Émirats arabes unis. La Russie a fait état de « progrès » dans les pourparlers qui se déroulaient depuis la veille en présence des Américains, sans en dire plus. Un accord sur l’échange de prisonniers a été trouvé, mais Moscou maintient ses exigences territoriales sur le Donetsk et amplifie la pression sur le terrain. La Russie a ainsi lancé, dans la nuit de lundi à mardi, sa plus puissante attaque de drones et de missiles sur l’Ukraine depuis le début de l’année, laissant des centaines de milliers de personnes sans chauffage, par des températures glaciales.
Les discussions ont-elles véritablement avancé ou Vladimir Poutine gagne-t-il du temps ? La Russie fait-elle traîner les discussions pour mieux avancer sur le terrain ? En janvier, l’armée russe a conquis 481 km² en Ukraine, presque deux fois plus qu’en décembre. Les avancées se concentrent notamment dans le Donbass, au cœur des négociations en cours.
« Vladimir Poutine joue la montre, mais l’Ukraine aussi encore, en espérant qu’une aide militaire interviendra », a expliqué hier Régis Genté sur le plateau de C dans l’air. « La détermination reste là, même si les coups sont très durs », notamment sur « les infrastructures énergétiques », a souligné le journaliste, de retour de Kiev.
C’est dans ce contexte que l’UE a ouvert la voie, mercredi, à davantage d’achats d’armes britanniques dans le cadre du prêt de 90 milliards d’euros que 24 pays européens veulent mettre à disposition de Kiev. Emmanuel Macron, de son côté, a annoncé que la reprise du dialogue avec Vladimir Poutine se prépare, en concertation avec le président Zelensky. Dans le cadre du « travail de la coalition des volontaires pour les garanties de sécurité », il est « important que les Européens restaurent leurs propres canaux de discussion », a affirmé le chef de l’État.
Parallèlement, la Pologne a décidé d’ouvrir une enquête sur les liens entre Jeffrey Epstein et la Russie. « De plus en plus d’indices, d’informations et de commentaires dans la presse mondiale laissent penser que ce scandale pédophile sans précédent a été coorganisé par les services de renseignement russes », a affirmé le Premier ministre Donald Tusk. Jeffrey Epstein aurait pu être, selon lui, au cœur d’un système de chantage. Les documents et les investigations ont révélé l’exploitation sexuelle de femmes, notamment est-européennes, au sein du réseau d’Epstein. À leur insu ou non, ces femmes auraient pu servir de leviers de pression sur des personnes influentes. « Cela ne peut que signifier qu’ils possèdent également des informations compromettantes sur de nombreux dirigeants encore en activité aujourd’hui », a déclaré Donald Tusk, faisant ainsi indirectement référence au « kompromat ». Une technique de chantage privilégiée par la Russie, et notamment par Vladimir Poutine, qui a usé de cette méthode depuis ses jeunes années au KGB.
Alors, quelle est la situation en Ukraine ? Que ressort-il de ce nouveau round de négociations ? Pourquoi l’Europe prépare-t-elle une reprise du dialogue avec Vladimir Poutine ? Qu’est-ce que le compte « French Response », utilisé par le Quai d’Orsay sur les réseaux sociaux ? Enfin, Jeffrey Epstein était-il un espion à la solde de Moscou ?
Nos experts :
- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, auteur de D’un monde à l’autre
- Marion VAN RENTERGHEM - Grand reporter, chroniqueuse - L’Express, autrice de Le piège Nord Stream
- Maryse BURGOT - Grand reporter – France Télévisions
- Pierre LEVY - Ancien ambassadeur de France en Russie entre 2020 et 2024, auteur de Au cœur de la Russie en guerre
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