Droits de l’enfant : une évidence à rappeler

Comme chaque année, France tv accompagne la Journée internationale des droits de l’enfant, avec une programmation spéciale axée plus particulièrement sur la question de la maltraitance. Au menu de la soirée de mercredi : une fiction, suivie d’un documentaire proposé par Marie Drucker dans le cadre d’« Infrarouge ». À découvrir sur France 2 à partir de 21.05.

Bouche cousue
© 416 Prod

À 21.05 : « La Maladroite »

Stella, 6 ans, multiplie les absences à l’école. « Santé fragile », se justifient les parents. « Chutes par maladresse », explique la petite fille quand Céline, son institutrice, découvre des bleus suspects sur son corps. Inquiète, Céline note chaque blessure… jusqu’au jour où la famille déménage sans prévenir. Inspiré d’un fait divers et diffusé en novembre 2019 sur France 3, ce film émouvant, qui compte avec une distribution prestigieuse est à découvrir ou à revoir sur France 2.

La Maladroite

Fiction (84 min - 2019) - D’après le roman d’Alexandre Seurat - Scénario Françoise Charpiat - Réalisation Éléonore Faucher - Production LM Les Films et Storia Télévision, avec France Télévisions - Musique originale Cyrille Aufort
 
Distribution
Isabelle Carré Céline Thibault
Émilie Dequenne Emma Saugier
Elsa Hyvaert Stella Dubois
Damien Jouillerot Sylvain Dubois
India Hair Madame Dubois...

Diffusion mercredi 18 novembre à 21.05 sur France 2
La Maladroite est à voir et revoir sur france.tv

À rappeler, encore et toujours : le 119, numéro national dédié à la prévention et à la protection des enfants en danger ou en risque de l’être. 


À 22.30 Infrarouge : « Bouche cousue »

Présentation Marie Drucker



Dans ce documentaire, construit sur des témoignages, la réalisatrice Karine Dusfour donne la parole à d’anciens enfants maltraités et suit, en parallèle, le quotidien du juge Édouard Durand au cours de ses audiences en assistance éducative au tribunal de Bobigny. Une occasion rare de s’interroger sur une violence impensable, souvent passée sous silence et malheureusement assez courante, puisqu’un enfant en meurt tous les quatre jours : la violence parentale.

Verbatim 

Là c’est la première mesure pour toi : c’est l’interdit de la violence. Personne n’a le droit d’être violent contre toi, parce que c’est la loi ; personne, ni ton père, ni ta mère, ni ton petit copain, personne.

Édouard Durand, juge pour enfants, lors d’une audience

Jusqu’à mon placement, j’ai vraiment eu peur de mourir peut-être tous les jours de ma vie. Dès l’âge de 4 ans, j’ai été conditionnée, c’est un peu un réflexe pavlovien : de faire une faute, de se déshabiller, de se pencher sur le bureau, et de se recevoir des coups de ceinture. Pas besoin de parler, de pleurer. J’avais pas le droit de manger, je ne pleurais pas, quand je devais être enfermée à la cave, bon bah voilà, j’étais enfermée à la cave. Tout était toujours dans le silence.

Céline R., médecin

Dans ma tête, je suis mort plusieurs fois… Je ne comprenais pas. Un petit enfant n’a pas la structure psychologique pour comprendre. Ça prend des coups, ça se recroqueville et ça se recroqueville pour la vie…

Thierry Beccaro, animateur

J’ai été placé à l’âge de 2 mois. Pendant dix-huit ans, j’ai fait quinze lieux de placement différents. Je ne me suis jamais senti à ma place quelque part. [...] Petit garçon, lorsque je venais de week-end de chez maman, je m’automutilais, je pleurais… Il y avait énormément de signes pour dire que ça se passait très mal. [...] Un soir où elle était sûrement dans une grande souffrance psychique, elle m’a proposé qu’on meure ensemble. Non, je ne me sentais pas en sécurité chez ma maman.

Gautier A., étudiant

Quelques chiffres 

  • En 2018, 80 enfants ont été tués dans le cadre familial
  • 177 000 mineurs sont placés à l’ASE, en famille d’accueil ou en foyer
  • Un juge suit plus de 500 enfants en protection de l’enfance par an

Karine Dusfour, la réalisatrice
 de Bouche cousue


« J’ai toujours aimé creuser les problématiques familiales et filmer le fonctionnement de la justice (série judiciaire Verdict, France 5). Je me considère comme une réalisatrice engagée, notamment en faveur des droits des enfants et de la place des femmes dans la société (Viol, double peine, France 5, Expulsions, la honte – Infrarouge, France 2, Addiction, vivre sans –Infrarouge, France 2…). Pas parce que je suis une femme, mais parce que j’aime poser ma caméra là où personne ne veut aller voir. Libérer la parole et l’écoute là où personne ne veut entendre. » 

Bouche cousue 

Documentaire (60 min - 2020) - Réalisation Karine Dusfour


 - Production
 416 Prod, avec la participation de 
France Télévisions
 et le soutien de la région Île-de-France 




Diffusion dans Infrarouge mercredi 18 novembre à 22.30 sur France 2
Bouche cousue est à voir et revoir sur france.tv

Publié le 16 novembre 2020
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