Les Jourdan ? Ça va plutôt bien pour eux. Madame (Hélène de Fougerolles), la quarantaine épanouie, s’apprête à prendre ses nouvelles fonctions de proviseure au lycée de Martigues où elle était précédemment professeure. Monsieur (Florent Peyre) est propriétaire d’un petit restaurant qui marche du feu de Dieu. Et même un peu trop bien puisqu’il accapare ses soirées et ses week-ends (soupirs de Madame). Morgane et Samuel sont les parents d’Océane et Alizée (Vittoria Di Savoia et Vicky Andren), respectivement 17 et 15 ans, deux jolies adolescentes sans histoires avec juste ce qu’il faut d’impertinence. Bref, on a vu plus malheureux.
Maintenant, on se doute bien qu’avec un tel titre, cette histoire ne va pas être semée de pétales de roses... Le grain de sable va prendre les traits du nouveau et très cool professeur de sport, Hugo Bennec (François-David Cardonnel), amateur de wingfoil et trop beau pour être tout à fait honnête. Les lycéennes en sont folles, à commencer par Océane. Lui se rapproche de l’adolescente, tout en embobinant la mère... Patatras ! Océane finit par surprendre sa mère dans une situation très compromettante et disparaît sans laisser d’autres traces que son téléphone abandonné dans la rue...
Suspect, le bellâtre, qui a décidément des choses à cacher (rien moins qu’une accusation ancienne de comportement très inapproprié envers une élève), est placé en garde à vue puis relâché pour vice de procédure. Folle de colère, de culpabilité et d’inquiétude, Morgane décide de prendre les choses en main et de mener sa propre enquête de façon assez vive – enlever un suspect et le séquestrer sur un bateau est même carrément inconsidéré. Très mauvaise idée, en tout cas, ou très bonne, selon le point de vue, car cette affaire bascule alors dans le thriller sanglant et révèle son double fond (voire plus). Et si Bennec (de toute façon rapidement « écarté ») n’avait rien à voir avec tout ça ? On se met à parler d’un individu vêtu d’un sweat à capuche qui harcelait Océane...
Au fil de cette histoire diablement embrouillée, on se prend à chaque rebondissement (et il y en a beaucoup) à reconsidérer son titre faussement transparent et à le retourner en tous sens. La mère ? Mais de qui, en fait ?... L’assassin ? Lequel ? (Chaque coupable présumé a fâcheusement tendance à tomber devant un autre.) Ne faudrait-il pas le corriger ? Si on peut écarter la variante La mère de l’assassin (encore que), une autre finit par devenir entêtante : La mère eSt l’assassin...

La mère et l’assassin
Série (France et Belgique, 2026 – 4 x 52 min – inédite) – D’après le roman d’Alexandra Echkenazi (Éditions Plon, 2023) – Scénario
Alexandra Echkenazi et Franck Ollivier – Réalisation Sandra Perrin – Production Episode Productions (JLA Groupe)
Avec Hélène de Fougerolles (Morgane Jourdan), Florent Peyre (Samuel Jourdan), Vittoria Di Savoia (Océane Jourdan), François-David Cardonnel (Hugo Bennec), Juliette Delacroix (Chloé Rousseau), Vicky Andren (Alizée Jourdan), Alika Del Sol (Caro)
À voir à partir vendredi 7 août sur france.tv et prochainement sur France 2
