« Océania, les gardiens des océans »

Les voix de la sagesse

France 5

Documentaires

De l’archipel d’Hawaï à l’île de Pâques, de la Nouvelle-Calédonie à Wallis-et-Futuna, en passant par la Polynésie, un fabuleux voyage qui donne la parole aux peuples de l’eau. « Océania, les gardiens des océans », lundi 9 février à 21.05 sur France 5 et sur france.tv.

Pirogue dans la baie d'Upi de l’île des Pins, en Nouvelle-Calédonie. © KM

L’Océanie n’est pas précisément un continent. Elle comprend, dans l’océan Pacifique, de nombreuses îles (25 000), dont la plus importante est l’Australie. Ses 46 millions d’habitants se répartissent sur 16 États. Ce documentaire nous emmène à la rencontre de peuples qui y vivent et subissent des menaces jusqu’alors inconnues, comme la surpêche, la pollution, les changements climatiques ou encore la contamination par le plastique, qui mettent en péril tout le continent. Aux premières loges de ces bouleversements, des femmes et des hommes se mobilisent et tentent de trouver des solutions. En puisant dans leur héritage culturel, ils nous aident à mieux comprendre l’océan, mieux le respecter, pour mieux le protéger.

Les personnages rencontrés
D’île en île, ce voyage inédit nous emmène à la rencontre des gardiens océaniens, guidés par Solomon (Oncle Sol), charismatique représentant du peuple autochtone d’Hawaï, qui consacre depuis plus de cinquante ans sa vie à la préservation de l’océan. Il a rejoint l’Autorité internationale des fonds marins pour faire entendre la voix océanienne.

Si nous n’y prêtons pas attention, cela pourrait devenir irréversible. Nous pourrions atteindre un point où il ne resterait plus d’autre choix : celui de notre propre disparition.

Solomon, à propos de l’extraction minière sous-marine

En Polynésie, Humukohea, plongeur professionnel et leader culturel, lutte contre la surpêche et la pêche industrielle, responsables de la raréfaction des ressources. Auprès des habitants du nord d’Hiva Oa, il découvre le rāhui*, pratique ancestrale de jachère sur une zone maritime.

Si vous voulez aller de l’avant et innover, il faut d’abord regarder en arrière et puiser dans l’expérience, les savoirs et les pratiques de vos ancêtres.

Humukohea à propos du rāhui*

En Nouvelle-Calédonie, Théophile veille à préserver la réserve marine coralienne créée par son père, le chef de la tribu de Hunëtë, et qui est aujourd’hui menacée par les canicules. Théophile œuvre aussi à replacer la pirogue traditionnelle au centre de la vie des Kanak. Un symbole fédérateur qui permet de reconnecter les habitants de l’archipel, et plus largement de toute l’Océanie, à leur culture et leur océan.

La Terre ne nous appartient pas, c’est nous qui appartenons à la Terre. Les arbres dans le système kanak, ce sont les grands chefs de la forêt, et ce n’est pas un geste anodin de couper un arbre.

Théophile, à propos de la construction d’une pirogue

Malia, 28 ans, a grandi à Wallis-et-Futuna au sein d’une famille de pêcheurs attachée au patrimoine culturel et naturel de son île. La jeune femme s’alarme de l’accélération de l’érosion du littoral. Pour tenter d’endiguer ce phénomène, elle s’implique dans des programmes de restauration des mangroves avec les enfants.

La principale menace qui pèse sur Wallis, c’est le phénomène de l’érosion due à l’élévation du niveau de la mer.

Malia travaille sur une aire marine éducative

Sur l’île de Pâques, près des monumentales statues de pierre, les célèbres moai*, des espaces sont aujourd’hui jonchés de débris plastique portés par l’océan. Ludovic lutte contre cette pollution en organisant des opérations de ramassage massives. 

Chaque fois qu’on recycle ; chaque fois qu’on fait un effort ; chaque fois c’est un bénéfice pour nous qui sommes au milieu du Pacifique. C’est le message du moaï* : la responsabilité !

Ludovic à Rapa Nui (île de Pâques)

Et sur Big Island, l’une des principales îles de l’archipel d’Hawaï, Roxane veille à la préservation des baleines à bosse, considérées dans la tradition hawaiienne comme les ancêtres des hommes. Chaque année, ces grands cétacés viennent se reproduire dans les eaux chaudes de l’archipel. 

Leur comportement (des baleines), leur présence, leur absence nous donnent un aperçu de ce qu’il se passe dans les profondeurs océaniques.

Roxane, directrice exécutive du réseau « Gardiens de baleines »



Raynald Mérienne, réalisateur
humaniste et passionné, écrit et réalise depuis plus de vingt ans des documentaires consacrés à la découverte, l’histoire et la société. Parmi ses références : FIER.E.S, la voix du Pacifique sur la diversité de genre en Polynésie, pour Outre-mer La 1ère et France 2, nommé au Fifo 2024 ; Motu Haka – Le combat des îles Marquises pour France 3 et Outre-Mer La 1ère ; En Polynésie, de Tahiti aux Marquises pour France 3 ; Les Enfants du lagon et Passion Outre-mer : Polynésie, les secrets d’un paradis et Les Fabuleux Voyages de l’Aranui pour France Ô.

Ludovic Burns Tuki
Ludovic Burns Tuki collecte les déchets plastique.

Océania, les gardiens des océans  

Un documentaire en sélection officielle au Festival de Luchon, qui se déroule du 4 au 7 février 2026.

Documentaire inédit — Réalisation
Raynald Mérienne — Production 
KM (Banijay France) — Produit par
Catherine Alvaresse
et Patrice Gellé — Avec la participation de
France Télévisions — Avec la participation de Ushuaïa TV — Avec le soutien de
Centre national du cinéma et de l’image animée La Polynésie française,
le Haut-Commissariat de la République en Polynésie française et la Mission aux Affaires culturelles,
ministère des Outre-mer

Océania, les gardiens des océans est diffusé lundi 9 février à 21.05 sur France 5 et sur france.tv
À (re)voir sur france.tv

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Publié par Diane Ermel