Les JO à Paris, ce n’était pas la dernière page de mon livre. Je n’ai que 23 ans et j’ai envie de vivre de la natation encore pendant quelques années.
Léon Marchand
Pendant un an, entre les États-Unis, l'Australie, la France et l’Asie, Léon Marchand laisse deux caméras le suivre. Et pas n’importe lesquelles. En premier lieu, celle de son père, Xavier Marchand, ancien nageur professionnel et JRI pour France TV, ainsi que celle d’un réalisateur habitué au documentaire sportif : Sacha Vučinić.
Cette année post-Jeux Olympiques est probablement la plus difficile pour Léon, car en plus de retrouver le goût de la compétition, il doit affronter une question simple, mais vertigineuse : que reste-t-il quand on a déjà tout accompli à 23 ans ?
Entre le bruit et le silence, entre les compétitions où il est devenu l’homme à abattre pour tous les nageurs mondiaux, ses études à Austin (États-Unis), son cercle familial, sa passion pour la musique, et la gestion d’une notoriété soudaine, celui qui est souvent considéré comme « timide ou réservé » ne l’est soudainement plus. En brisant le fameux 4ᵉ mur, la série explore frontalement la sensibilité de Léon, ses aspirations, et un univers sportif méconnu du grand public, montrant à quel point le jeune homme est attachant.
Entre pudeur et fraîcheur, elle se révèle authentique et humaine.
Où l'on découvre aussi Léon dans ses moments de loisirs préférés lorsque, inspiré par son groupe préféré The Blaze - qui a composé la bande originale de cette série documentaire -, il se livre à ses propres créations.

Papa, il m’a pas forcé à nager, mais il m’a forcé à faire de la musique.
Léon Marchand
Extraits
« Quand je nage vite, ça vient de mon cœur, ça vient de mon ventre, c’est une vibration, mon corps se réchauffe du bout des doigts jusqu’aux orteils, je sens qu’il se passe quelque chose »
« Honnêtement, pendant les mois qui suivent, quand je me réveille le matin, je ne sais pas pourquoi je dois aller nager. Mon rêve, mon objectif principal est terminé. »
« Pendant trois ans, je m’entraînais tous les jours pour ça, c’était facile de se lever le matin ! J'ai vu la différence après les Jeux : iI y a des matins où je me suis pas levé, tout simplement. »
« Léon est un garçon très spécial... La pression qu’il subit est énorme. Les athlètes qui remportent l’or individuel sont très fatigués. » Dean Boxall, son entraîneur australien
« Il n’y a pas beaucoup de gens qui voient ce qu’on fait tous les jours : beaucoup de solitude, beaucoup de souffrance, beaucoup de routine et de répétition. C’est pas forcément très fun ! »
« La chose la plus dure avec la natation, c’est que l’entraînement est terriblement ennuyant. C’est ennuyant pour moi à regarder, c’est ennuyant pour eux... C’est un énorme challenge mental. » Bob Bowman, son entraîneur américain
À propos de son frère : « Il a une place hyper importante... Il adore la natation, on s’entend hyper bien et il m’apporte énormément. »

Le point de vue du réalisateur, Sacha Vučinić
« Léon - Au-delà de l’or » est né de cette rencontre humaine entre un père, un réalisateur et un fils devenu, malgré lui, le visage d’une génération. Pendant un an et grâce à cette connivence, Léon nous a ouvert les portes de sa vie - et bien plus encore - avec une sincérité bouleversante. Peu à peu, le champion laisse apparaître le jeune homme inspirant, sensible, intelligent derrière les médailles. Celui qui cherche encore qui il est, jusqu’où il veut aller, et ce que cette quête lui coûte. Ce rendu aurait été impossible sans la bienveillance d’un père et la synergie de toute l’équipe autour de Léon.
Léon – Au-delà de l’Or

Série documentaire (3x40 min - inédit) – Réalisation Xavier Marchand et Sacha Vučinić – Musique originale The Blaze – Production Quad Lab et CLOX Production, avec la participation de France Télévisions
Léon – Au-delà de l’Or est disponible vendredi 10 juillet sur france.tv