« Grignote-moi si tu peux, les dessous de l’apéritif »

L’art de picorer

France 5

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Prendre l’apéritif. Que celle ou celui qui n’a jamais succombé au moins une fois à cette petite manie, lève la main. Perçu comme un moment convivial où chacun peut à loisir déguster les différents mets proposés, l’apéritif n’est pas sans conséquence sur notre métabolisme. La faute à ces biscuits et autres préparations ultra-transformés auxquels il est si difficile de résister. L’enquête de Lucie Morin est à découvrir mardi 29 septembre à 21.05 sur France 5 et france.tv.

« Grignote-moi si tu peux, les dessous de l'apéritif ». © Les Beaux Docs / 13 Prods

Pour moi, l’apéritif, c’est un moment qui est sacré parce que je trouve que cela fait une pause dans le quotidien. Cela permet de partager des petites choses qu’on a préparées ou pas et c’est vraiment une petite bulle qui ressource, qui est pour moi très importante.

 Karine, adepte de l'apéritif

C’est ancré dans nos habitudes. Il y a les adeptes du vendredi soir, ceux qui tablent sur le jeudi ou le samedi, mais toujours en soirée, et les autres, pour qui le jour importe moins que le plaisir de se retrouver un verre à la main autour de ces préparations ou biscuits apéritifs. Inévitablement, à sa seule évocation, des images reviennent de ces grignotages d’avant-repas. Des tentations alimentaires qu’enfant il fallait apprécier avec modération pour ne pas risquer d’arriver à table le ventre plein ou pour éviter les frustrations d’autres petites mains suite à un partage jugé inéquitable. Prendre l’apéritif est un acte en soi. Et puisqu’il existe mille et une façons de le consommer et de le partager, autant s’intéresser d’un peu plus près à ce que nous grignotons et à ses conséquences sur notre métabolisme. « Quand vous croquez un biscuit apéritif ou une chips, explique le directeur de recherche David Val-Laillet à l’institut NuMeCan, vous avez cette sensation de craquant qui vient résonner en bouche et qui contribue au plaisir. L’hypothèse, c’est que quand on est confronté de manière chronique à ces aliments, on a une perception du plaisir qui va s’émousser avec le temps. Donc on peut être amené, de ce fait, à en consommer davantage pour obtenir la même quantité de plaisir ou bien ne pas entendre cette partie du cerveau qui nous incite à mettre le frein sur certaines consommations alimentaires et à surtout écouter le plaisir, ce qui peut conduire à des comportements à risque, voire des comportements pathologiques comme les addictions alimentaires. »

On a montré pour la première fois au monde des liens entre le fait de consommer des aliments ultra-transformés, certains additifs, des émulsifiants, des édulcorants ou des nitrites par exemple et un risque accru de différentes maladies chroniques, certains cancers, maladies cardio-vasculaires ou diabète de type 2 par exemple.

 Mathilde Touvier, directrice de l’Eren à l’Inserm

Des tartinables au fait maison

Au rayon apéritif figurent les « tartinables ». Des préparations déclinables à l’infini et plus ou moins exemptes d’additifs et autres édulcorants. Il suffit de parcourir un supermarché ou un magasin spécialisé pour les dénicher. Parmi toutes les marques à proposer une gamme de tartinables, l’une d’elles a choisi de ramener le légume au cœur de l’apéritif. « En Italie, ils ont conservé un savoir-faire sur les conserves, un savoir-faire rural et familial qu’on a un peu perdu en France, explique le maître artisan du domaine Terra, Julien Vanlerberghe. Et l’idée, c’est de s’inspirer de ce qu’on a vu, mangé en Italie. L’ingrédient doit être au cœur de la recette. » Des préparations sans le moindre conservateur ou additif et dont la très grande majorité des ingrédients provient de la région où s’est installée l’entreprise. « Même le gingembre, on le trouve dans les Landes, ajoute-t-il. La Nouvelle-Aquitaine, c’est la région dans laquelle il y a le plus de sigles de qualité en France, que ce soit des AOP, des AOC, des Label Rouge. Du coup, pour nous, c’est un terrain de jeu qui est fantastique, cela nous permet d’aller chercher des saveurs et des goûts qui sont très marqués. » Reste, enfin, une dernière option pour limiter la présence de produits ultra-transformés ou trop salés, le fait maison. Certain(e)s proposent même des cours pour devenir des as de l’apéro dînatoire. Alléchant, non ?

Apéritif, nom et adjectif (XIIIe siècle). Emprunté du bas latin « aper(i)tivus », dérivé de « apertum », supin de « aperire », « ouvrir ». Qui stimule ou est censé stimuler l’appétit. « Boisson apéritive ». « Liqueur apéritive ».

 Dictionnaire de l’Académie française

Grignote-moi si tu peux, les dessous de l’apéritif

40 millions, c’est le nombre d’apéritifs pris chaque semaine en France ! Ce chiffre résume à lui seul la place de ce rituel dans le cœur des Français. Convivial, pratique, économique, l’apéro offre un plaisir réconfortant et remplace de plus en plus souvent les repas à table.

Documentaire (52 min – inédit) Autrice et réalisation Lucie MorinProduction Les Beaux Docs et 13PRODS, avec la participation de France Télévisions et du Centre National du Cinéma et de l’image animée

Ce documentaire est diffusé mardi 29 septembre à 21.05 sur France 5
Grignote-moi si tu peux, les dessous de l’apéritif est à voir et revoir sur france.tv

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