« T’en fais pas, j’suis là » : un père pas comme les autres

À travers l'histoire d’un homme, interprété par Samuel Le Bihan, qui doit faire l'apprentissage à la fois de la paternité et d'un enfant différent, la fiction « T’en fais pas, j’suis là » aborde avec délicatesse mais sans fard la question de l’autisme. Mercredi à 21.10 sur France 2.

 

Interview vidéo 1. Samuel Le Bihan : « Qu’est-ce que l'autisme ? On peut l’apprendre aussi en souriant. »


À propos de cette fiction, dont il est à l’origine, Samuel Le Bihan explique :

« Chaque paternité réserve son lot de surprises et de pères plus ou moins dévoués. Certains s’emparent de cette mission divine avec dévotion quand d’autres s’obsèdent à ne pas reproduire les erreurs de leurs parents, alors qu’ils font exactement la même chose. Jonathan, lui, a choisi la fuite. C’était beaucoup plus simple que d’affronter “le monstre” qui portait désormais son nom et qui lui tendait un miroir sur sa lâcheté héréditaire.  
   » Avoir un enfant handicapé provoque une tempête émotionnelle dont on ne se remet pas toujours. Comment condamner un Jonathan qui n’avait pas les armes pour se défendre ? Je ne suis pas Jonathan dans la vraie vie, mais, comme lui, il a fallu que je rencontre la maladie de ma fille. Elle est autiste et, dans ce face-à-face injuste, j’ai souvent eu la tentation de fuir, de prendre les jambes à mon cou et de passer sur l’autre versant de la montagne pour regarder les problèmes de très, très loin. 
   » C’est de cette impossibilité de fuir dont parle T’en fais pas, j’suis là. De ce moment où l’esquive n’est plus possible. Qu’il faut accepter le voyage parce que rien ne ressemble au pays autiste, et que la vraie découverte, au bout du bout, c’est la rencontre avec soi-même. En acceptant sa paternité difficile, Jonathan accepte l’homme qu’il est. Un homme qui vaut beaucoup plus que ce qu’il ne le laisse penser aux autres et qui vaut surtout la peine qu’on s’attache un peu.
   » Ce voyage est semé d’embûches et de maladresses. Il est drôle et tendre parce qu’il est rempli d’amour. On y rit souvent et on y pleure parfois, c’est ainsi que l’a voulu la vie. Même si je ne suis pas Jonathan, il est un peu mon histoire. »

Interview vidéo 2. Samuel Le Bihan : vivre avec un enfant autiste



À savoir... 

Samuel Le Bihan est très impliqué dans les questions de l’autisme en France. Quand il a découvert le handicap de sa fille à l’âge de 2 ans, il est aussitôt devenu parrain d’Autistes sans frontières et de SOS Autisme ; il est le cofondateur de la plateforme Autisme Info Service avec le soutien de Sophie Cluzel, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées. Cette plateforme, active depuis le 2 avril 2019, a pour mission de délivrer de l’information et d’accompagner les familles trop souvent démunies. Il a publié, il y a deux ans, aux éditions Flammarion, Un bonheur que je ne souhaite à personne, ouvrage qui a été largement salué. 

« T’en fais pas, j’suis là » 

Jonathan Rivière est avocat d’affaires, une star du barreau que l’on s’arrache. Il est aussi le père, absent, d’un enfant de 12 ans. Rapidement, il est devenu évident que Gabriel avait du retard, voire qu’il souffrait d’un trouble comportemental ; et puis, un jour, le diagnostic est tombé. Gabriel était autiste. Le mot est toujours resté abstrait pour Jonathan, mais pas pour Sophie. Alors qu’elle renonçait à toute idée de carrière pour s’occuper de son fils, il se contentait d’aligner les chèques pour que Gabriel bénéficie du meilleur encadrement possible. Mais quand Sophie est victime d’une rupture d’anévrisme, Jonathan se retrouve brutalement parachuté dans la vie de Gabriel…

Un film de Pierre Isoard (95 min - 2020) - D’après une idée originale de Samuel Le Bihan - Scénario et dialogues Julien Guérif et Pierre Isoard - Musique originale Jérôme Lemonnier - Production France tv studio et Dalva Productions, avec la participation de France Télévisions

Avec :
Samuel Le Bihan Jonathan Rivière
Lizzie Brocheré Marie
Roman Villedieu Gabriel
Sharif Andoura Marc
Annette Lowcay Myriam…

Diffusion mercredi 28 septembre à 21.10 sur France 2
T’en fais pas, j’suis là est à voir et revoir sur france.tv

Publié le 26 octobre 2020
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