La nouvelle série « La Garçonne », avec Laura Smet et Grégory Fitoussi

Pour notre plus grand plaisir, nous découvrons cette série magistralement portée par Laura Smet, puisqu’elle réalise la performance de jouer trois personnages au cœur des Années folles. Louise Kerlac, recherchée par des assassins, se travestit le jour en Antoine Kerlac, enquêteur à la criminelle, et la nuit en Gisèle, incroyable séductrice du quartier de Montparnasse. Rencontres avec Laura Smet, en vidéo, et Grégory Fitoussi qui nous parlent de « La Garçonne », à partir du lundi à 21.05

La Garçonne
« La Garçonne ». © Photo : C. Brachet, A. Guizard. Créa : G. Champaux / Mother Prod / FTV

VIDÉO. Rencontre avec Laura Smet, alias Louise Kerlac, alias Antoine Kerlac, alias Gisèle

Entretien avec Grégory Fitoussi, alias Roman Ketoff

Grégory Fitoussi interprète Roman Ketoff, un séduisant journaliste franc-tireur. De son côté, il enquête également sur la disparition de jeunes modèles de peintre. Mais lorsqu’il côtoie les policiers, il ne comprend pas bien pourquoi il se sent si troublé en présence du nouvel inspecteur de la criminelle, cet Antoine Kerlac. Le comédien nous confie son sentiment sur ce rôle.

Grégory Fitoussi dans « La Garçonne »
Grégory Fitoussi dans « La Garçonne ».
© DR

Qu’est-ce qui vous a plu dans la personnalité de Roman Ketoff ? 
Grégory Fitoussi : Ce que j’ai aimé, c’est sa liberté. Ketoff est un marginal, un mercenaire. Il ne doit rien à personne. Il agit en fonction de ses convictions, de ses valeurs. J’y ai vu une occasion de créer un personnage lumineux et plein de panache. Je le voulais bondissant, vif d’esprit, intelligent et joueur. Bien entendu, il y avait aussi son interaction avec le personnage qu’interprète Laura qui me plaisait beaucoup. Cette relation est pleine d’ambiguïté, de mystère, de non-dit et de respect mutuel. J’ai pour ma part une immense admiration pour le travail de Laura. C’est une actrice instinctive et intelligente. Un animal sensible. J’ai adoré jouer avec elle. Et, enfin, c’était également l’occasion de retrouver Paolo Barzman, avec lequel j’avais déjà eu le bonheur de travailler.  

Pensez-vous que Roman comprend assez vite qu’Antoine et Gisèle ne font qu’un ? 
G. F. : Je ne savais pas exactement à quel moment mon personnage s’en rendait compte. Tout du moins, ce n’était pas vraiment clair dans le scénario. J’ai donc très vite posé la question au réalisateur pour savoir ce qu’il en pensait. Nous en avons discuté en sachant que, quel que soit notre choix, nous devions respecter la logique de l’histoire. Je ne pouvais pas comprendre trop tôt. J’ai donc décidé très clairement, pour moi-même, à quel moment je considérais que mon personnage savait. Je trouvais intéressant qu’il y ait une vraie progression dans sa démarche mentale. C’est intérieur, mais ce sont ces choses-là qui nourrissent les scènes. Ces choix que vous faites pour votre personnage. 

Auriez-vous aimé vivre à Paris dans les années 1920 ? 
G. F. : J’aurais adoré ! Franchement, qui n’aurait pas aimé ? Des images que l’on peut voir aux films, aux musiques, à l’atmosphère… tout semble teinté de joie et d’insouciance. Comme si la vie reprenait dans toute sa folie après les drames de la guerre. Comme s’il fallait vivre à tout prix. Et puis ces costumes… Les gens étaient si élégants… J’adorais me balader sur le plateau et observer tous ces figurants qui donnaient vie à cette époque. Je les trouvais tous beaux ! 

En France, comprenez-vous que certains puissent regretter de voir disparaître la presse écrite et le journalisme de terrain tel que le pratiquait Ketoff ? 
G. F. : En France comme ailleurs, la presse écrite est très différente de ce qu’elle pouvait être à l’époque. Je ne sais pas si c’est mieux ou pire. Internet est devenu incontournable et inévitable. Je pense qu’il y aura toujours de bons journalistes qui auront à cœur de faire leur travail correctement. Et puis il y aura les autres. 

Quelques surprises ou souvenirs à partager de ce tournage ? 
G. F. : Le vrai souvenir que je pourrais partager est cette complicité rare que nous avons eue, je crois, avec Paolo et Laura. Nous formions un trio assez joyeux ! Il y avait une sorte d’harmonie. Tout était fluide. On riait beaucoup et on travaillait bien. C’était l’été. Il faisait beau. Bref, ce tournage a été un vrai moment de bonheur pour moi. 

Propos recueillis par Béatrice Dupas-Cantet

La Garçonne

Dans le Paris des Années folles, Louise Kerlac est témoin du meurtre d’un proche, commis par des agents de l’État. Pour échapper au pire, elle doit disparaître. Convaincue que c’est au sein de la police qu’elle va trouver la meilleure planque et le moyen de se disculper, elle se travestit et prend l’identité de son frère jumeau, brisé par la guerre. Elle entre alors à la « criminelle » à sa place ! Un monde interdit aux femmes et son rêve de toujours…

Série (6 x 52 min - 2020) - Auteur Dominique Lancelot - D’après une idée originale de Dominique Lancelot et Harold Valentin - Réalisation Paolo Barzman - Scénaristes Dominique Lancelot, Marie-Anne Le Pezennec et Alexandra Juilhet - Production Mother Production et Gedesel, avec la participation de France Télévisions

Distribution
Laura Smet Louise Kerlac
Grégory Fitoussi Roman Ketoff
Tom Hygreck Antoine Kerlac
Clément Aubert Max
Aurélien Recoing Pardieu
Lilly-Fleur Pointeau Lydia
Jérôme Deschamps Docteur Paul
Noémie Kocher Madame Vandel
Aladin Reibel Monsieur Vandel

La Garçonne est diffusé à partir du lundi 31 août à 21.05 sur France 2
À voir et revoir sur france.tv 

Publié le 28 août 2020
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