« La France aux fourneaux » : une mise en bouche signée François Morel

Retirez votre tablier, ce soir c’est François Morel qui régale ! Tout en préparant une blanquette de veau, il revisite pour nous l’histoire culinaire et gastronomique française de ces soixante-dix dernières années. Ce menu trois étoiles, intitulé « La France aux fourneaux », vous est proposé mercredi 23 décembre à 20.50 sur France 5.

FrançoisMorel préparant une blanquette de veau
François Morel dans « La France aux fourneaux ». © Tvonly

Avant d’entamer ce documentaire, prenez le temps de contempler votre cuisine. Qu’elle soit spacieuse ou exiguë, renfermant une multitude de robots ou une simple batterie de cuisine, elle est un espace aussi incontournable que le sont votre salon, votre salle de bain ou votre chambre. Un lieu de création ou au contraire de passage tant l’acte de cuisiner vous est étranger. Et qui dit préparation d’un repas, fût-il sommaire, sous-entend courses alimentaires. Les faites-vous avec passion ou à contre-cœur ? Dans un supermarché ou aux halles centrales ?
Cessons là ces questions sur votre vie privée pour entrer dans le vif du sujet.  

Voici ma recette pour raconter l’histoire de France à travers la cuisine. Épluchez quelques souvenirs personnels. Faites-les revenir dans un bouillon de culture et de patrimoine. Et nappez le tout d’anecdotes croustillantes.

On peut tout raconter de la vie des Français : les habitudes, les péchés mignons, les événement sociaux, politiques, culturels, géographiques en suivant à la trace ce qui a rempli, vidé, épicé ou étoilé nos assiettes.

François Morel

Vous l’aurez deviné, la cuisine est à l’honneur, et ce soir François Morel en signe le menu. Avec passion et un brin de malice, il revient sur notre histoire culinaire, de la fin de la Seconde Guerre mondiale à l’époque actuelle. Soixante-dix années qui ont irrémédiablement marqué nos repas et la manière de les préparer. Pour les fins gourmets que nous sommes, il a élaboré un festin sur mesure. Histoire de nous combler, de l’amuse-bouche au digestif, et de nous faire oublier la triste année que nous avons vécue. Afin aussi que nous puissions partager avec nos futurs convives quelques anecdotes sur nos habitudes passées.
Saviez-vous que les boissons alcoolisées, consommées par les écoliers dans les cantines scolaires, furent bannies des écoles en 1956 (mais seulement en 1981 dans les lycées) ou que le réfrigérateur attendit les années 1950 pour s’inviter peu à peu dans nos foyers, rapidement rejoint par la célèbre Cocotte-Minute. À ceux qui l’auraient oublié, au sortir de la guerre, on utilisait encore les tickets de rationnement pour se procurer du pain. Pour en célébrer la fin, on organisa à Lyon des obsèques en grande pompe.
De nos jours, on ne cesse de parler de notre pouvoir d’achat en baisse, mais ne croyez pas qu’auparavant le panier de la ménagère coûtait moins cher. Un franc était un sou, et il allait de soi qu’il fût dépensé à bon escient. À Landerneau, dans le Finistère, Édouard Leclerc s’attela, avec la réussite qu’on lui connaît, à rendre la vie moins chère. Une révolution pour le consommateur, et a contrario pour tous les petits commerces qui périclitèrent… avant de chercher à se réinventer. Difficile, enfin, dans un tel documentaire de faire l’impasse sur les émissions culinaires – rappelez-vous Raymond Oliver ou, plus récemment, Maïté –, la mode de l’allégé, la cuisine saine et, bien évidemment, le retour du bio sur nos étals. La culture biologique n’est pas l’apanage des années 2000. Ainsi, avant même de tourner avec Coluche cette satire contre la malbouffe, L’Aile ou la Cuisse, Louis de Funès vantait dans un reportage ses cultures sans pesticides.
Allez, il est temps de passer à table. On ne fait pas attendre le maître de maison et sa blanquette de veau. Bonne dégustation !

À l’heure actuelle, l’art de la gastronomie, c’est de servir quotidiennement des choses fraîches et simples à tous ceux qui viennent s’asseoir à votre table. Je dis à votre table parce que le restaurant est une salle à manger où l’on reçoit des amis.

Un chef cuisinier, interrogé dans les années 1960 sur l’utilisation de produits congelés par certains 


Avant-première et concours

Illustration de l'avant-première
François Morel dans « La France aux fourneaux ».
© Tvonly

Pour les plus impatients d’entre vous, Le Club France tv et France 5 vous invitent en exclusivité à découvrir du 17 au 22 décembre ce documentaire en avant-première (et par là même connaître la madeleine de Proust de François Morel). À l’issue de la projection, vous pourrez tenter de remporter un cadeau composé d’un livre et du jeu de société « On va déguster la France ».

La France aux fourneaux

« Qu’est-ce qu’on mange ? » est la question préférée des Français. Dans un pays qui se flatte de posséder la meilleure cuisine qui soit, les assaisonnements comme les souvenirs se transmettent de plat en plat, de génération en génération. Planter la fourchette au cœur de notre patrimoine gastronomique, dans la partie la plus tendre, vivante et bouillonnante de notre histoire, celle qui frémit dans les casseroles et qui sent bon la mémoire collective, c’est ce que propose ce documentaire. Pendant quatre-vingt-dix minutes – le temps pour lui de concocter une blanquette de veau à ses invités –, François Morel nous ouvre les portes de sa cuisine et nous raconte près de soixante-dix ans d’histoire de France à travers le prisme culinaire.

Documentaire (90 min – inédit) - Auteurs Lauren Malka et Antoine Sahler - Réalisation Adrien Privat et Guilhen Schwegler - En collaboration avec Guilhen Schwegler - Avec la participation de François Morel - Production Tvonly et Ina, avec la participation de France Télévisions

Ce documentaire est diffusé mercredi 23 décembre à 20.50 sur France 5
La France aux fourneaux est à voir et revoir sur france.tv

Publié le 17 décembre 2020
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