« Le Guide du parfait gentleman assassin » - Rencontre avec Gaétan Borg et Benoît Cauden

Avec « Le Guide du parfait gentleman assassin », le Théâtre du Palais-Royal accueille une comédie musicale aussi macabre que réjouissante. Gaétan Borg et Benoît Cauden nous racontent les secrets de ce spectacle mis en scène par Virginie Lemoine et nous entraînent, au passage, dans les coulisses de ce théâtre emblématique.

Londres, 1906. Un jeune homme sans le sou découvre, à la mort de sa mère, qu’il figure dans la ligne de succession d’une riche famille aristocratique. À la clé : une immense fortune et un titre de comte. Un seul problème : huit héritiers le précèdent.
Plutôt que d’attendre patiemment son tour, il décide donc de donner un petit coup de pouce au destin… en éliminant, avec méthode et beaucoup de panache, tous ceux qui le séparent de son héritage.

Inspiré du roman de Roy Horniman, Le Guide du parfait gentleman assassin est l’adaptation française, signée Stéphane Laporte, de la comédie musicale A Gentleman’s Guide to Love & Murder. Un spectacle couronné de quatre Tony Awards à Broadway en 2014, dont ceux du meilleur musical, de la meilleure mise en scène, du meilleur livret et des meilleurs costumes.

Gaétan Borg et Benoît Cauden.

De Broadway au vaudeville français

Sur la scène du Palais-Royal, la mise en scène de Virginie Lemoine joue pleinement avec le mélange des genres. Une intrigue délicieusement britannique, une partition venue de Broadway et un rythme qui emprunte volontiers au vaudeville français : Gaétan Borg et Benoît Cauden décrivent un univers où le meurtre devient presque un jeu.

Car si le sujet pourrait rapidement devenir sombre, le spectacle choisit l’élégance, l’humour noir et la fantaisie. Dès les premières scènes, le public devient même le complice du futur assassin et se surprend à attendre avec lui la prochaine étape de son plan.

C’est de l’humour anglais écrit par des Américains et joué dans un esprit vaudeville français, dans un théâtre à l’italienne.

Benoît Cauden, comédien

Onze comédiens pour une galerie de personnages

Sur scène, l’impression de foisonnement est trompeuse. La troupe ne compte que onze comédiens-chanteurs, pourtant le spectacle fait apparaître une galerie de personnages bien plus vaste. À lui seul, Benoît Cauden incarne les huit héritiers qui séparent le héros de son titre de comte.

Au total, une soixantaine de silhouettes et de costumes se succèdent. Une véritable mécanique de précision se met alors en place derrière le rideau : fermetures éclair soigneusement dissimulées, costumes conçus pour être enfilés en quelques secondes, accessoires préparés à l’avance… À peine sorti de scène, il faut déjà se transformer pour la suivante.

Un ballet invisible pour le public, mais indispensable au rythme effréné de cette comédie musicale.

Le plaisir de la comédie musicale

Derrière les meurtres, les costumes et l’humour noir, Le Guide du parfait gentleman assassin revendique avant tout le plaisir du spectacle. Celui de jouer, de chanter, de se transformer et d’embarquer le public dans une histoire volontairement amorale où l’on finit presque par souhaiter la réussite du coupable.

Rendez-vous dès maintenant au Théâtre du Palais-Royal pour voir Gaétan Borg et Benoît Cauden dans Le Guide du parfait gentleman assassin, en partenariat avec France Télévisions.