« Justin le Juste » : une fable pour raconter l’absurdité de la guerre
Avec « Justin le Juste », Éric Barbier porte à l’écran le destin d’un paysan projeté malgré lui dans la Première Guerre mondiale. Aux côtés d’Alban Ivanov, Birane Ba incarne un tirailleur sénégalais dont la rencontre va bouleverser sa vision du monde. Entre humour, révolte et fraternité, les deux comédiens et leur réalisateur reviennent sur les personnages, les enjeux du film et un tournage particulièrement intense.
Deux hommes face à l’absurdité de la guerre
En 1915, Justin, paysan pauvre et isolé du reste du monde, est envoyé au front alors qu’il ne rêve que de rester dans sa ferme. Il y rencontre Basile, un tirailleur sénégalais engagé par conviction. Confrontés à une guerre qu’ils appréhendent de manière totalement différente, les deux hommes vont peu à peu devenir frères d’armes et se révolter contre les injustices d’un commandement absurde.
À l’origine du film, il y a un roman de Jean Pompougnac, publié en 1968. Éric Barbier y a trouvé une manière singulière d’aborder la Première Guerre mondiale, loin des représentations habituelles.
C’était une manière d’aborder la guerre totalement à rebours de toutes les idées que j’avais sur 14-18, parce que toutes les situations étaient traitées par l’absurde.
Éric Barbier, réalisateur
Le film repose avant tout sur la rencontre entre Justin et Basile. Une complicité qui s’est aussi construite entre Alban Ivanov et Birane Ba, deux comédiens venus d’univers très différents. Le premier s’est notamment fait connaître par le stand-up, tandis que le second est passé par la Comédie-Française.
À partir du moment où les deux frères se rencontrent, ils ne peuvent plus se lâcher, quitte à en perdre la vie.
Birane Ba, comédien
Un tournage à la hauteur de l’intensité du film
Pour donner corps à cette histoire, Éric Barbier a choisi un tournage exigeant, au plus près des conditions du front. La boue, la pluie et la fatigue ont accompagné les comédiens pendant plusieurs séquences, renforçant encore l’engagement physique et émotionnel du film.
Alban Ivanov et Birane Ba évoquent ainsi une expérience marquante, portée par une forte complicité entre les acteurs et par l’énergie collective du plateau. Derrière l’humour qui traverse souvent leurs échanges, l’émotion reste très présente lorsqu’ils reviennent sur cette aventure.

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