Les projets documentaires - France 3 Régions

Appels à projets 

Catastrophes : qu'avons-nous appris ?
Date limite d'envoi des projets : fin octobre 2021
Jugements erronés, imprévoyance, erreurs : en remontant l’arbre des causes des catastrophes industrielles, météorologiques ou accidentelles qui ont marqué nos territoires dans l’histoire récente, on trouve peu de fatalité et beaucoup de responsabilité humaine.
La densification de l’habitat dans des zones inondables, l’emploi de matériaux trop facilement inflammables ont débouché sur les tragédies de la tempête Xynthia sur le littoral Atlantique en 2010 ou à celle de l’incendie du collège Pailleron à Paris en 1973.
On pourrait aussi bien évoquer la rupture du barrage de Fréjus, la canicule mortelle de 2003, l’été 1985 meurtrier sur le rail français avec 105 morts en trois accidents successifs,  ou encore les marées noires qui ont souillé à tant de reprises les côtes atlantiques.
Autant d’évènements soudains qui ont marqué concrètement les paysages des territoires ou des villes où ils sont survenus, et les mémoires de leurs habitants.
Après le temps de la justice pour dire « à qui la faute » vient le « plus jamais ça ».
Mais qu’avons-nous concrètement appris de ces catastrophes ? Sur quelles prises de conscience, nouveaux comportements, précautions et lois ont-elles débouché ?
A l’inverse, la menace ici ou là  est-elle vraiment écartée ? Sans parler des risques nouveaux, dont le séisme pandémique ou le dérèglement climatique nous font toucher la réalité de si près.


Système de santé : pronostic vital engagé
Date limite d'envoi des projets : fin octobre 2021
La France fait face depuis mars 2020 à la plus grave crise sanitaire de son histoire. Test majeur pour les services de santé elle en a accéléré les mutations, pointé les forces et les faiblesses. Elle a transformé durablement la relation patient/soignant. En sortie de pandémie, elle a révélé la misère des moyens de la santé mentale.
La crise a mis en exergue les limites d’un système. Comment l’hôpital public va-t-il sortir de cette crise ? Quelles répercussions à l’échelle de nos régions ? Quid des fermetures de lits et des collaborations public-privé. Et quelles revalorisations pour les soignants ?
La saturation des services de santé et le confinement ont induit une accélération de la digitalisation des soins : 5,5 millions de télé consultations entre mars et avril 2020. Tient-on là une réponse aux déserts médicaux ?
Guerre des masques, pénurie de respirateurs et médicaments, incapacité à développer un vaccin dans les délais : la crise a aussi montré la dépendance matérielle de la France vis-à-vis du reste du monde pour son approvisionnement. Les chercheurs et les industriels seront-ils au rendez-vous demain ?
Cette collection documentaire vise à « ausculter »  dans un panorama large le système de santé français au débouché d’une crise sanitaire sans précédent. Laquelle montre alors qu’elle se termine la grande fragilité de la prise en charge de la santé mentale dans notre pays.


Le travail c'est la santé ? 
Date limite d'envoi des projets : fin octobre 2021
Alors que la question sociale, longtemps éclipsée par la pandémie revient en force et à la veille d’une échéance électorale majeure,  la période est propice pour radiographier le monde du travail et de l’entreprise, ses promesses comme ses dérives.
Henri Salvador le chantait donc avec joie et bien sûr ironie en 1965, le travail c’est la santé. C’était l’époque de l’emploi à vie, des horaires réguliers, des perspectives de carrière et des collectifs structurants. Qu’en est-il à l’heure du télétravail, de ruptures conventionnelles et du précariat généralisé ? Le statut de salarié est-il désormais réservé aux « loosers » et la réussite professionnelle passe-t-elle forcément par « l’aventure entrepreneuriale » ? Au-delà, quel est aujourd’hui l’importance du travail au sein d’une vie, celle qu’elle prend ou celle qu’on veut bien lui donner ?
On pourra aller à la rencontre de personnes ayant décidé de vivre sans travailler, en se consacrant par exemple à des causes et en se satisfaisant des aides sociales, ou d’autres qui sont à l’inverse des drogués du travail, les « workaholics ».
Parmi les autres pistes de propositions, les sujets du salaire universel et ses conséquences potentielles, du statut d’auto-entrepreneur, de la dématérialisation généralisée du travail, du rôle des sièges d’entreprises, du destin de salariés d’industries quelques années après un plan de licenciements, de la transformation de certaines régions après la disparition d’activités qui les structuraient et leur donnaient même leur identité.