La soif de vivre

Fiction, suivie d'un débat - Inédit

  1. L'alcoolisme domestique, celui dont on ne parle pas
  2. Extrait vidéo
  3. Débat à 22.25
La soif de vivre © Stéphane CAMI-FLACH FILM PRODUCTION-FTV

Mercredi 7 février à 20.55 sur France 2

Grave problème de santé publique, l’alcoolisme est le thème de cette soirée continue sur France 2. Dans La Soif de vivre, Claire Keim est Lisa, mère addict et démissionnaire malgré elle, flirtant dangereusement avec l’implosion familiale. Une chronique émouvante d’une maladie « ordinaire », suivie d'un débat animé par Julian Bugier.

Lisa, mère de Thomas, 11 ans, et d’un bébé, se laisse petit à petit submerger par son alcoolisme. L’amour est présent mais le tabou de cette maladie plonge la famille dans un véritable mal-être.

Thomas est la seule personne à s’occuper de sa petite soeur tandis que plus rien ne compte pour sa mère en dehors de son addiction. Comment Thomas va-t-il interpréter des problèmes d’adultes qui le dépassent ? Lisa va-t-elle réussir à se prendre en main et trouver la force d’affronter sa maladie pour tenter d’en guérir ?

Lorenzo Gabriele réalise avec La Soif de vivre un film tout en pudeur sur un problème de santé publique qui tue près de 50 000 Français par an. L’alcoolisme de Lisa n’est jamais cité directement, Vincent et Thomas préférant parler de « la maladie de maman ». Un euphémisme qui en dit long sur l’ambiguïté d’une addiction admise culturellement dans la société française.

L'alcoolisme domestique, celui dont on ne parle pas

Extrait vidéo

Débat à 22.25

Grand débat : « Alcool : un tabou français ? »

Suite à la diffusion du film La soif de vivre, France 2 propose une nouvelle soirée continue, présentée par Julian Bugier.

LES INVITÉS

Natacha, qui vient témoigner en tant qu’ancienne alcoolique.
Nathalie et sa fille Kelly. Après 18 cures et de nombreuses rechutes, Nathalie a arrêté de boire quand elle a failli perdre la garde de sa fille.
Geneviève Casassus, qui vient témoigner en tant qu’ancienne alcoolique.
Fatma Bouvet de la Maisonneuve, psychiatre spécialisée en alcoologie
William Lowenstein, addictologue
Agnès Buzyn, Ministre de la Santé
Alexis Capitant de l’association « Avec modération »
Samuel Blaise, Président de l’Association Olivier Ameisen
Olivier Poels, Directeur de la Revue des vins de France

49 000 personnes meurent chaque année en France à cause de l’alcool. C’est la  deuxième cause évitable de mortalité après le tabac. Nous consommons 12 litres d’alcool pur par habitant et par an, soit 30 % de plus que la moyenne européenne. Associé à la convivialité et à la culture française, on estime à près de 9 millions le nombre de consommateurs réguliers.

Une question se pose : Français, serions-nous victimes de notre « culture du vin » ? Selon la Cour des comptes, qui a publié un  rapport sur la question en juin dernier, les politiques publiques de lutte contre les consommations nocives d’alcool en France sont peu efficaces en raison de la « tolérance » générale vis-à-vis de ce produit. À l’heure où le gouvernement s’apprête à faire baisser les limitations de vitesse sur les routes, pourquoi ne fait-il pas preuve de la même fermeté face aux alcooliers ? Les lobbys sont-ils encore trop puissants ?