Accélérateur d'idées FTV : bilan 2019-2020

 

Une année d'intrapreneuriat un peu particulière pour France Télévisions car il a fallu adapter l'Accélérateur d'Idées, notre dispositif intrapreneurial partagé avec Radio France et la RTBF,  aux impératifs d'un virus tenace et perturbant, notamment pour ce qui concernait l'accompagnement des équipes.

Accélérateur d'idées FTV : bilan 2019-2020

Les trois équipes ont tenu bon et ont pu faire avancer leur projet avec conviction en dépit de la distance et du confinement.
Nous vous présentons les derniers points et résultats de cette année haute en couleur !

C'est Hélène Amoussou, principalement en charge du projet , qui répond à nos questions et nous décrit le bilan de cette année.

 

Intrapreneuriat et confinement, ça rime comment ?

 

 

Ce moment n’a pas été simple pour les équipes mais, en même temps, au vu du contexte, cela s’est plutôt bien passé. Tout le monde a fait preuve d’adaptation en permanence.

Il y a même eu un plus car nous avons été en contact et en lien avec les équipes bien plus qu’en mode non confiné. J’ai pris le temps d’avoir les porteurs de projets des trois équipes pour ainsi dire chaque semaine afin de m’assurer que tout se passait bien, que l’équipe restait bien connectée au sein même de chaque projet, que chacun restait motivé et que la situation n’était pas trop compliquée pour eux. Il était important qu’ils parviennent à avancer leur(s) prototype(s) et que leur moral soit bon.
Le facteur humain a été au centre de mes préoccupations dans une situation à l'époque très anxiogène et s'assurer qu’il n’y avait pas de proches touchés ou qu’eux-mêmes n’avait pas été contaminés était important.  D'ailleurs cela a été le cas dans une équipe puisqu’une porteuse de projet a attrapé la covid-19. Donc oui, beaucoup plus de liens pour s’assurer que tout se passait au mieux.
Dans une autre équipe, cela n’a pas été simple parce que leurs prototypes sont physiques et concrets, pas du tout numériques : leurs installations demandaient à être faites in situ donc il leur a été impossible d’avancer pour tester leurs prototypes et cela a généré une vraie frustration pour certains.
Mais globalement, ils ont tous fait preuve d’imagination, de créativité, de souplesse et surtout ...de patience.

Une intrapreneuse du projet Joker mené sur la région lyonnaise

Quelles suites vont être données aux projets de cette 2e année ?

Les 4 lauréats du groupe Joker

 

Vestiaire poursuit normalement ses avancées :

  • Plus de présentatrices voire présentateurs sont intéressés au-delà donc des 2 égéries identifiées au départ,
  • Il est prévu de finir de rédiger une charte autour du sujet,
  • L'équipe a connecté avec certains stylistes et la direction des achats pour aller plus loin.

Green  : Leur projet a rencontré une connexion avec un projet plus dense, au sein de l’entreprise, porté par la direction de Frédéric Brochard et celle d’Encarna Marquez.
Green devrait donc poursuivre principalement sur le volet sensibilisation et formation en lien avec l’Université et établir une connexion forte avec la direction de la Communication interne pour installer la marque Green. C’est notamment ce qui a été défini à l’occasion du Démo Day.

Joker : ce projet a eu à gérer la plus grande complication pratique car il leur faut travailler sur des prototypes physiques et de l’installation sur site notamment à Lyon. Une inauguration avait été prévue en septembre avec la présence de Delphine Ernotte mais je ne suis pas sûre que ça puisse se mettre en place compte tenu du contexte toujours difficile.

Ils ont tout de même réussi à sortir un premier prototype - le sac en matière recyclée - qui est disponible et qui sera sans doute distribué aux salariés du site de Lyon prochainement.

  • L'équipe continue de réfléchir à une formule qui conviendrait  en tenant compte des conditions sanitaires. Ils travaillent aussi sur un plan de communication et sur un jeu de cartes qui est un outil de diffusion du dispositif pensé pour que d’autres sites puissent s’emparer de la démarche et pourquoi pas la mettre en place dans d’autres régions .
  • Ils vont essayer d’installer un ou deux autres prototypes.

Le temps d’inauguration un peu solennel viendra ponctuer les réalisations dans les prochaines semaines.

Nous préparons une petite surprise pour les équipes. Le dernier accompagnement se fera d’ici fin septembre avec Ticket for Change, un temps pour re-cranter et voir comment ces trois équipes vont pouvoir avancer d’ici la fin d’année. Et potentiellement fin septembre début octobre, l’Innovation Trip qui s’est transformé en Celebration Trip, verra le voyage qui devait se faire avec la RTBF et Radio France se transformer malheureusement en échange virtuel mais ce sera un temps collectif de convivialité et de partage.

Quelles ambitions et prévisions pour la prochaine saison de l’Accélérateur d’idées ?

 

Rien n'est encore officiel mais il est prévu de poursuivre la collaboration avec les trois structures car elle a bien fonctionné. Nous sommes complémentaires et  les trois entreprises ont tout intérêt à continuer car elle permet de générer de l’idée, de l’engagement, de l’envie et ceci est  porteur pour chaque entreprise. L'intrapreneuriat est aussi l'occasion de donner naissance a une nouvelle forme de culture, celle de l’innovation et c’est bénéfique et enrichissant pour nos entreprises.

Malgré le contexte, garder l'étincelle créatrice intacte.

Nous allons poursuivre l'Accélérateur d'Idées avec un nouveau partenaire, France Média Monde, qui rejoint l’aventure cette année. Nous sommes actuellement en recherche d’une thématique commune qui serait portée  par les quatre entreprises, une thématique à enjeu fort. Nous aurons choisi d’ici la fin de semaine et la thématique sera rédigée et partagée début octobre avec l’ensemble des collaborateurs puisque au-delà du Celebration Trip, nous aimerions présenter le tout dans un temps de communication un peu officiel qui annoncerait cette nouvelle saison à quatre avec une thématique partagée.

Nous ne sommes pas encore sur des équipes mixtes inter-entreprises (peut-être la saison suivante) mais déjà le fait de travailler tous ensemble sur une problématique commune nous parait vraiment intéressant.
Nous allons aussi nous atteler à travailler dans le cadre d'un accompagnement inédit puisque nous allons sans doute opter pour de l’accompagnement directement virtuel ce qui n’était pas le cas l’année dernière.

En résumé, pour la prochaine saison, c’est : un nouveau partenaire, une thématique commune et un accompagnement  fool virtuel. Je ne sais pas encore comment on va réaliser la chose mais en tout cas on est en train de réfléchir dans ce sens.

Compte-tenu du covid-19 toujours présent, comment contourner d’éventuelles difficultés ?

 

Nous avons la chance, à France Télévisions, d'avoir une organisation matricielle , en tout cas territoriale, avec des régions et des stations. Donc nous avons déjà expérimenté par le passé, pour tout un tas de projets, le concept de connexion à distance. Donc à la fois techniquement et culturellement, les collaborateurs savent faire. Nous avons une forte prédisposition et nous savons faire fonctionner.

Essayer toujours : le chemin apprend autant que le but final.

Ce qui peut être compliqué c’est si nous sommes sur une année complète en total distanciel. Autant la première partie concernant l’appel à idées à distance nous pourrait réalisable sans problèmes majeurs ou difficultés via la plateforme où les gens vont potentiellement se connecter, exposer leurs idées et connecter pour constituer leurs équipes (en tout cas cela nous semble jouable). On peut aussi faire des ateliers créatifs à distance c’est moins facile mais ça se fait. Autant ce qui nous parait vraiment plus compliqué c’est la partie accompagnement. Il est fait de temps collectifs, de temps individuels par équipe, mais il est surtout là  parce que nous avons besoin d’ancrer à minima le premier temps de rendez-vous dans un espace-temps et un espace-lieu qui soit commun et qui ne soit pas forcément du Zoom ou du Teams. Il faut créer du lien pour générer les conditions qui vont favoriser la coopération performante et la collaboration efficace.

Créer un collectif virtuellement ça se fait (cf. les entreprises à l’international qui le font et bossent sans difficulté) et peut-être que dans notre cas ce sera moins simple, mais c’est aussi notre défi, notre challenge sur cette partie accompagnement car il s'agit d'une relation naissante mais sans doute virtuelle. Il nous faudra arriver à adapter cela.
Concernant les temps de type Demo Day ou les temps de pitch devant le jury, nous l'avons expérimenté sur le demo Day de la saison présente et ça s’est vraiment très bien passé. C’est peut-être moins stressant peut-être qu’avoir en face un jury Comex devant soi. E tout cas on a eu des feed back extrêmement positif. Donc la difficulté pour moi reste l’accompagnement coaching complètement à distance mais on va y arriver !