Victoires de la Musique Classique : le palmarès 2021

Découvrez les meilleurs moments de la 28e édition des Victoires de la Musique Classique, animée par Stéphane Bern et la violoniste Marina Chiche, et la liste des artistes récompensés.

Victoires classiques 2021
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Les membres du Club France TV peuvent continuer à réviser leurs classiques et à jouer jusqu’au dimanche 21 mars inclus pour tenter de remporter un superbe violon ou des CD de vos artistes préférés. À vos clics !

Victoires
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Les artistes primés

Soliste instrumental

victoires
Alexandre Tharaud.
© Nicolas Robin / FTV

Alexandre Tharaud, piano
Sacré Soliste instrumental aux Victoires de la Musique Classique 2012, et désigné meilleur enregistrement en 2013 pour son disque Le Bœuf sur le toit, Alexandre Tharaud mène depuis plus de vingt-cinq ans une carrière particulièrement riche et variée, occupant, de par son parcours et ses choix, une place unique dans le monde musical. Il est régulièrement l’invité des plus grands orchestres en France et à l’étranger. L’Orchestre de Paris, l’Orchestre national de France, l’Orchestre philharmonique de Radio France, le Royal Concertgebouw Orchestra, l’Orchestre symphonique de la Radiodiffusion bavaroise, le London Philharmonic, les orchestres de Cleveland et de Philadelphie ou encore Les Violons du Roy, pour n’en citer que quelques-uns. Alexandre Tharaud se produit en récital dans les salles les plus prestigieuses. Il sait aussi se faire accompagnateur, avec Sabine Devieilhe à l’occasion du disque Chansons d’amour et de la tournée qui a suivi. Alexandre Tharaud sort par ailleurs régulièrement des sentiers battus. C’est ainsi qu’il a collaboré avec Bartabas à Lyon, et qu’il a joué son propre rôle dans le film Amour, de Michael Haneke, en 2012. Il est également l’auteur de deux livres, Piano intime, avec le journaliste Nicolas Southon, et Montrez-moi vos mains. En octobre dernier est sorti chez Erato un triple album, Le Poète du piano, qui reprend une grande partie de ses enregistrements les plus connus, tout en proposant plusieurs inédits.
Les autres nommés : Khatia Buniatishvili, piano ; Thibaut Garcia, guitare

Artiste lyrique
Julie Fuchs, soprano
Révélation lyrique aux Victoires de la Musique Classique de 2012 et Artiste lyrique en 2014, Julie Fuchs mène une carrière particulièrement riche. Après avoir étudié la musique et le théâtre au Conservatoire d’Avignon, sa ville natale, elle intègre le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, où elle obtient son diplôme à l’unanimité avec les félicitations du jury. Elle reçoit le deuxième prix du concours Operalia en 2013. Très rapidement, elle multiplie les prises de rôle, parmi lesquelles Pamina dans La Flûte enchantée et Guinia dans Lucio Silla de Mozart, Adèle dans Le Comte Ory, Fiorilla dans Le Turc en Italie, la comtesse Folleville dans Le Voyage à Reims de Rossini, Leïla dans Les Pêcheurs de perles de Bizet, La Folie dans Platée de Rameau, Musetta dans La Bohème de Puccini ou encore le rôle-titre du Couronnement de Poppée de Monteverdi. Julie Fuchs se produit également en récital, notamment avec le pianiste Alphonse Cemin, et dans le répertoire de musique de chambre. Elle a également participé, le 24 décembre dernier, au Concert de Noël organisé à Notre-Dame de Paris, avec la Maîtrise de Notre-Dame et Gautier Capuçon. Elle a par ailleurs été membre du jury de la saison 7 de l’émission Prodiges sur France 2. Julie Fuchs a enregistré deux albums pour le label Deutsche Grammophon : Mademoiselle et Yes !
Les autres nommés : Lea Desandre, mezzo-soprano ; Véronique Gens, soprano

Révélation, soliste instrumental

Aurélien Gignoux
Aurélien Gignoux.
© Nicolas Robin / FTV

Aurélien Gignoux, percussions
Né à Toulouse, Aurélien Gignoux commence la percussion dès l’âge de 4 ans. Il étudie la batterie, les percussions classiques, le vibraphone jazz et le piano au sein du Conservatoire de Toulouse. Puis il entre au Conservatoire à rayonnement régional de Paris (CRR) en classe de marimba, avant d’intégrer le CNSMDP. Il part ensuite se perfectionner à la Haute École de musique de Munich. Il a remporté le Prix de l’Orchestre symphonique d’Osnabrück et le Second Prix de percussion au Concours international de l’ARD à Munich. Depuis 2019, il est membre du Trio K/D/M, spécialisé dans les musiques d’aujourd’hui, participant ainsi à la création de pièces de compositeurs tels que Jean-Pierre Drouet, Martin Matalon et Philippe Hurel. Il a par ailleurs pris part à des académies d’orchestre au sein du Pacific Music Festival ou avec le Gustav Mahler Jugendorchester, sous les directions respectives de Valery Gergiev et de Vladimir Jurowski. Aurélien Gignoux s’est produit avec l’Orchestre de Paris, l’Orchestre philharmonique de Radio France, l’Orchestre du Capitole de Toulouse, mais aussi Les Siècles et Le Cercle de l’Harmonie. Comme soliste, il a joué avec l’Orchestre symphonique de la Radio bavaroise, ainsi qu’avec l’Orchestre de la radio de Munich. Parmi les projets d’Aurélien Gignoux, un disque d’œuvres de Jean-Paul Drouet avec le Trio K/D/M. 
Les autres nommés : Jean-Paul Gasparian, piano ; Eva Zavaro, violon

Révélation, artiste lyrique

Marie-Laure Garnier
Marie-Laure Garnier.
© Nicolas Robin / FTV

Marie-Laure Garnier, soprano
Née à Kourou, en Guyane, Marie-Laure Garnier pratique d’abord la flûte traversière, le piano et l’orgue, tout en chantant à la chorale de son école. À son arrivée en métropole, elle intègre, à l’âge de 14 ans, le CRR de Paris dans la classe de flûte, avant de rejoindre l’année suivante la Maîtrise de Paris pour y aborder le chant. Puis, à 19 ans, elle entre au CNSMDP dans la classe de Malcolm Walker. Elle obtient un prix de chant, ainsi que le diplôme d’artiste interprète et un master de musique de chambre. Elle remporte différents concours, c’est ainsi qu’elle est la première lauréate du Prix Voix des Outre-Mer en février 2019. Elle est également lauréate de l’Académie Orsay-Royaumont, du Festival d’Aix-en-Provence, du Concours international de chant de Mâcon en 2015 et Révélation classique Adami en 2013. En récital, Marie-Laure Garnier s’est produite au Théâtre des Champs-Élysées, à la Philharmonie de Paris, au Capitole de Toulouse, mais aussi au Théâtre Bolchoï de Moscou et au Wigmore Hall de Londres. À l’opéra, parmi les rôles qu’elle a déjà abordés sur scène, citons le rôle-titre de Tosca de Puccini, Gerhilde dans La Walkyrie de Wagner, Ygraine dans Ariane et Barbe-Bleue de Dukas ou encore La Cantatrice dans Reigen de Boesmans. Marie-Laure Garnier a par ailleurs participé au disque Alexandre Dumas et la musique, paru récemment chez Alpha.
Les autres nommés : Jeanne Gérard, soprano ; Marie Oppert, soprano

Compositeur
Betsy Jolas
 - Topeng, pour quatuor à cordes (création / France)
Le catalogue des œuvres de Betsy Jolas s’est enrichi l’an dernier d’un huitième quatuor, soixante-quatre ans après la création du Quatuor I. Ce Quatuor VIII à cordes « Topeng » a été créé en janvier 2020 à la Philharmonie de Paris par le Quatuor Arditti. Il est l’évocation musicale d’un voyage à Bali qui avait déjà inspiré, en 1973, la pièce pour piano B for sonata. Née à Paris en 1926, Betsy Jonas a vécu aux États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale, avant de revenir dans sa ville natale en 1946, pour terminer ses études musicales avec Darius Milhaud, Olivier Messiaen et Simone Plé-Caussade au CNSMDP. Ses œuvres, écrites pour des formations diverses, sont jouées à travers le monde. Marquées par la vocalité, elles rendent hommage à Roland de Lassus, Claudio Monteverdi, Claude Debussy et Robert Schumann. Betsy Jonas a été lauréate du Concours international de chef d’orchestre de Besançon en 1953. Au fil de sa carrière, elle a reçu de nombreux prix internationaux en France et à l’étranger, ainsi son cycle de neuf lieder pour alto et orchestre Frauenleben, composé en 1992, a obtenu le Prix Sacem de la Meilleure création de l’année en 1994. De même ses enregistrements parus chez EMI, Adès, Erato, Barclay et CRI ont été couronnés par plusieurs grands prix du disque. Elle est par ailleurs l’auteure du livre De l’aube à minuit, paru en 2017 aux éditions Hermann. 
Les autres nommés : Benjamin Attahir - Istiraha, sonate pour violon et piano (création / France) ; Benoît Menut - Iroise, deux traversées pour violoncelle (CD Les Îles, Harmonia Mundi)

Enregistrement
« Beethoven Around the World »
 - Quatuor Ébène - Erato
Ce projet unique d’enregistrer en concert et sur six continents l’intégrale des Quatuors trouve sa source dans l’universalité de la musique de Beethoven. Sa genèse remonte à 2014, quand le Carnegie Hall de New York invite le Quatuor Ébène à jouer l’intégrale des quatuors à cordes de Beethoven en 2020 pour célébrer les 250 ans de sa naissance. Cette invitation fait naître l’envie de jouer cette musique autour du monde et pour, comme le dit l’Ode à la joie, toute l’humanité. D’avril 2019 à janvier 2020, le Quatuor Ébène (qui fête ses 20 ans cette année) a parcouru le monde et enregistré cette intégrale à Philadelphie, Vienne, Tokyo, São Paulo, Melbourne, Nairobi et Paris.
Les autres nommés : « L’Heure bleue – H. de Bingen, Hersant, Chostakovitch, Hartmann » - Marianne Piketty, Le Concert Idéal - Evidence Classics ; « Nuits » - Véronique Gens, I Giardini - Alpha Classics

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