75e anniversaire du débarquement de Normandie

On n’avait pas vu un tel déplacement d’hommes sur la Manche depuis la conquête de l’Angleterre par Guillaume de Normandie, près de neuf siècles plus tôt. Il y a 75 ans, le 6 juin 1944, plus de 150 000 soldats alliés étaient déployés en Normandie au cours de l’opération Neptune, prélude à la reconquête de l’Europe sur l’Allemagne. Éditions spéciales, magazines, documentaires, films... France Télévisions mobilise les antennes de France 2 et France 3 pour commémorer l’événement.

Il faut sauver le soldat Ryan
« Il faut sauver le soldat Ryan ». © Dreamworks / Paramount Pictures

Deux éditions spéciales sur France 2

Afin de faire vivre, en direct, aux téléspectateurs les commémorations liées au 75e anniversaire du débarquement de Normandie, la rédaction nationale de France Télévisions organise deux éditions spéciales.

Cérémonie de Portsmouth
France 2, mercredi 5 juin, en direct à partir de 11.50
La reine d'Angleterre, Élisabeth II, Emmanuel Macron, président de la République française, et Donald Trump, président des États-Unis, assisteront à l'embarquement des vétérans britanniques qui rejoindront la France en bateau. France 2 proposera une édition spéciale, dès 11.50, présentée par Marie-Sophie Lacarrau, accompagnée de Nathalie Saint-Cricq, rédactrice en chef du service politique de France Télévisions, Étienne Leenhardt, rédacteur en chef du service enquêtes et reportages, Pierre Servent, spécialiste des questions de défense et de stratégie, et Fabrice d'Almeida, historien, ainsi que des envoyés spéciaux, qui interviendront tout au long de cette spéciale.

Édition spéciale « D-Day 75 ans »
France 2, jeudi 6 juin, en direct à partir de 08.30
Le lendemain, dès 08.30, ce sera au tour de Julian Bugier de présenter une seconde édition spéciale, accompagné toujours de Nathalie Saint-Cricq, Étienne Leenhardt, Pierre Servent et Fabrice d'Almeida, ainsi que d'envoyés spéciaux qui interviendront tout au long de l'émission, dont Thomas Sotto, présent à Sainte-Mère-Église. Le plateau de l'édition spéciale sera délocalisé sur l'une des cinq plages du débarquement de Normandie, à Utah Beach.
 
 TV5Monde diffusera en direct et en simultané ces deux éditions spéciales.

Un numéro hors-série de Cellule de crise

« L’Histoire secrète du Débarquement »
France 2, mardi 4 juin à 21.00
Comment l’offensive militaire la plus importante de l’histoire a-t-elle été organisée ? Par qui a-t-elle été imaginée ? Comment le commandement nazi a-t-il été manipulé ? Grâce à des images d’archives rares et des reconstitutions saisissantes, ce hors-série de Cellule de crise, réalisé par Mikaël Guedj et produit par Brainworks, fait revivre de l’intérieur les doutes, les rapports de force, les rebondissements qui ont précédé le jour J. Des comédiens redonnent vie aux personnages historiques – de Gaulle, Churchill, Eisenhower, Rommel –, ainsi qu'aux anonymes, résistants, espions et stratèges de l’ombre. Ce film s’appuie sur l’expertise de l’historien Olivier Wieviorka, l’un des meilleurs connaisseurs de la Seconde Guerre mondiale, et sur les recherches de Deborah Ford, documentaliste associée aux plus grands documentaires sur la période.

Une programmation exceptionnelle sur France 3 Normandie

Du samedi 1er au dimanche 9 juin, neuf jours de programmes d’exception pour vivre ensemble tous les temps forts de ce 75e anniversaire du débarquement de Normandie. Au programme, pages spéciales dans les journaux d’information, émissions spéciales, magazines, etc.
Et, du lundi 3 au lundi 17 juin,une série de documentaires inéditspour comprendre et tout savoir sur le Débarquement.

Le Débarquement au cinéma sur France 3

« Le Jour le plus long »
Lundi 3 juin à 21.00

Réalisé dix-sept ans seulement après l'événement par le Britannique Ken Annakin, les Américains Andrew Marton et Darryl F. Zanuck et le Suisse Bernhard Wicki, écrit par une équipe de scénaristes – qui compte Romain Gary, Noël Coward et Erich Maria Remarque – adaptant le roman de Cornelius Ryan, Le Jour le plus long relate de façon exhaustive la journée du 6 juin 1944 sur tous les théâtres d'opérations, et à la fois des points de vue allié et allemand, mêlant la grande histoire et les anecdotes véridiques. Il demeura longtemps l'une des œuvres les plus chers de l'histoire du cinéma. Le recours à de nombreux conseillers militaires impliqués dans les combats, l'utilisation du noir et blanc (permettant de mêler des images d'archives) et la présence, dans une distribution internationale gigantesque, et dans des rôles proches de leurs affectations militaires, de comédiens engagés durant la guerre (Richard Todd, Richard Burton, Henry Fonda, Rod Steiger, etc.) permettaient au film, au moment de sa sortie en 1962, d'atteindre les sommets du réalisme.

« Il faut sauver le soldat Ryan »
Jeudi 6 juin à 21.00

Trente-six ans plus tard, dans Il faut sauver le soldat Ryan, Steven Spielberg faisait des choix radicalement opposés. Couleurs désaturées, actions chaotiques et assourdissantes, désorientation, corps déchiquetés, meurtris, brûlés, membres arrachés, torrents de sang..., la première demi-heure de son 21e film est à couper le souffle. Jamais encore au cinéma la guerre n'avait à ce point ressemblé à un carnage, jamais les balles n'avaient sifflé de façon aussi angoissante. Abondamment salué à sa sortie mais aussi attaqué pour son « réalisme charcutier » (Gérard Lefort) et son ambition un peu mégalomane d'être le film ultime sur la guerre, Il faut sauver le soldat Ryan reste une œuvre curieuse, partagée entre l'audace et le classicisme : si la première partie peut être regardée comme un manifeste et une critique des films de guerre qui l'ont précédé (pas assez proches de l'action, de la violence, de la mort, etc.), la suite ressemble pourtant à un hommage et à une anthologie du cinéma de genre.

Publié le 29/05/2019
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