Exposition en avant-première de deux œuvres de la Nuit Blanche 2019

Vendredi 4 octobre, deux artistes participant à l’édition 2019 de la Nuit Blanche exposent leurs œuvres dans le grand hall du siège de France Télévisions. Pour la première fois, le groupe est partenaire de cet événement culturel.   

Un des chevaliers imaginés par Léonard Martin, à France Télévisions.
Un des chevaliers imaginés par Léonard Martin, à France Télévisions. © Nathalie Guyon / FTV

Associé à 320 événements en France, et notamment aux créations des grandes institutions, France Télévisions poursuit des partenariats avec tous les grands événements. Dans le cadre de cette politique de partenariats culturels ambitieuse et diversifiée, c’est donc tout naturellement que France Télévisions soutient cette année l’édition de la Nuit Blanche 2019 en y participant. Ainsi, Léonard Martin et Sylvie Fleury présentent en avant-première leurs performances au siège de France Télévisions avant la parade de la Nuit blanche.

Interview de Léonard Martin qui nous en dit plus :

Léonard Martin 
Picrochole, Le Rêve de Paul - 2019
Sculptures mobiles - Matériaux divers
Une production Audi Talents et Villa Médicis - Académie de France à Rome

Trois chevaliers de sept mètres de haut, comme arrachés aux guerres picrocholines de Rabelais, déambulent dans les rues de Paris. En morceaux de polycarbonate découpés, ils agrègent des fragments parés de larges dessins évoquant des armures ou des insectes. Ces figures XXL sont issues de La Bataille de San Romano, une toile en trois panneaux de Paolo Uccello (1456), premier virtuose de la représentation du mouvement.
Léonard Martin a voulu décortiquer ses images, découvrir ses secrets et donner vie à ses personnages, à leurs lignes courbes et à leurs formes boursoufflées. Bien qu’elles ne semblent pas très résistantes, ces marionnettes, entre dessin et sculpture, deviennent les gardiennes de Paris le temps d’une nuit : la fragilité est une force.
→ Œuvre visible après la parade à proximité de la place de la Bastille à Paris.
Une performance à suivre aussi à la Biennale de Lyon, « Là où les eaux se mêlent », Usines Fagör-Brandt, jusqu’à début janvier 2020.
À Viva Villa ! Festival, exposition des résidences françaises à l’étranger, Collection Lambert en Avignon, à partir du 11 octobre 2019.
Et enfin à l'abbaye de Fontevraud, installation in situ pour l’abbatiale, à partir du 21 juin 2020.

 

Sylvie Fleury
Sylvie Fleury. Iô.
© Miro Kuzmanovic

Sylvie Fleury 
(performance gonflable)
Sylvie Fleury vit et travaille à Genève. Sacs de shopping, fourrures colorées, escarpins… Son univers renvoie au monde du luxe et témoigne de la manière dont les objets sont fétichisés et définissent les individus à l’heure du consumérisme.
Muni de lunettes et tout sourire, un personnage gonflable XXL épouse les traits de Sylvie Fleury. Il s’agit d’un modèle de Bitmoji, cet avatar que chacun peut créer à son image sur Internet, en choisissant son genre, ses vêtements, sa corpulence… Destiné à être publié en ligne, le Bitmoji prend ici la forme d’une créature de carnaval (celle des apparences ?).
Avec son gant de supporteur, elle veut attirer l’attention, à l’instar des internautes qui tentent coûte que coûte de se démarquer sur les réseaux sociaux. L’identité virtuelle est aujourd’hui un objet de désir et un outil de glorification de soi. En façonnant cette mascotte à son image, la plasticienne accomplit un geste narcissique complètement démesuré. Et elle adore ça.

Publié le 04/10/2019
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