En savoir plus sur Cœur Outre-mer

Documentaires, animation, info... Pendant une semaine, et plus encore que de coutume, France tv met les territoires d’Outre-mer à l’honneur. Laurent Corteel, directeur de l’unité de programmes Outre-mer du groupe, revient sur la deuxième édition de cet événement ambitieux.

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Vous lancez la deuxième édition de Cœur Outre-mer du 24 au 30 octobre… Quelles sont les nouveautés par rapport à l’année dernière ?
Laurent Corteel : Lors de la première édition, qui a été un succès, nous avons proposé 46 heures de programmes – hors info –, de neuf genres différents. Quelque 29 millions de Français ont regardé au moins un des programmes ultramarins diffusés. Cette année, nous souhaitons aller encore plus loin, monter en puissance sur la visibilité de nos territoires. Contrairement à ce qui était prévu au départ, et pour des contraintes liées au couvre-feu, nous allons démarrer l’opération dès le vendredi 23 octobre avec, en deuxième partie de soirée à 22. 50 sur France 2, L’Outre-mer fait son Olympia : une émission musicale qui met en lumière les talents montants de la scène artistique ultramarine. Ensuite, du 24 au 30 octobre, nous allons mettre en valeur les Outre-mer sur l’ensemble des antennes du groupe, et cela davantage encore qu’au cours de l’année. Bien évidemment, tous les genres de programmes seront déclinés, mais notre ambition pour cette deuxième édition est de privilégier les domaines culturel, artistique et environnemental, ainsi que de faire des focus sur des territoires un peu moins connus comme Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis-et-Futuna ou encore Mayotte.

Vous pouvez nous en dire plus sur la programmation ?
L. C. :
Beaucoup d’émissions vont contribuer à cette opération. L’information y prend une part considérable : il y aura, par exemple, des sujets sur Saint-Pierre-et-Miquelon dans les éditions de 13 heures, notamment sur France 2. L’environnement sera à l’honneur dans les rendez-vous d’information de France 2 et France 3, et surtout dans Télématin, qui propose une série tout au long de la semaine sur ce thème. Par ailleurs, Pièces à conviction abordera la question de la surexploitation forestière en Guyane. L’offre documentaire comprend pas moins de 15 documentaires qui seront diffusés dans différentes cases : tous les matins, aux environs de 10.00, et en deuxième partie de soirée dans La Ligne bleue sur France 3 (dont un film inédit sur un collège à Apatou, en Guyane) ; dans La Case du siècle, le dimanche soir sur France 5 ; ou encore dans Infrarouge sur France 2 (un documentaire sur Wallis-et-Futuna). Côté culture, il y aura notamment une soirée exceptionnelle, le jeudi 29 octobre, sur France 2, avec un Grand Échiquier qui rendra hommage à la cantatrice martiniquaise Christiane Eda-Pierre qui vient de nous quitter, et accueillera des artistes ultramarins. Les magazines tels que Passage des arts, Météo à la carte ou La Grande Librairie sont également concernés, tout comme les plateformes numériques du groupe.
Le jeune public n’a pas non plus été oublié, qui se verra proposer Vanille, un film d’animation d’un auteur guadeloupéen et qui se déroule aux Antilles. Il faut savoir aussi que l’ensemble des contenus diffusés dans le cadre de Cœur Outre-mer sera disponible dès le samedi 24 octobre sur france.tv

Comment se prépare une opération telle que Cœur Outre-mer ?
L. C. :
Il y a une vraie mobilisation au sein de France tv. Pour la présidente, la visibilité des Outre-mer sur les chaînes du groupe fait partie des priorités. Hier, sous l’impulsion de Takis Candilis et aujourd’hui sous celle de Stéphane Sitbon-Gomez, le regard sur les Outre-mer a complètement évolué pour arriver à ce que j’appelle une certaine « normalisation » de la découverte de nos territoires, de cette France un peu lointaine mais qui fait partie de la France ; et donc l’ensemble des unités des programmes et des antennes contribue parfaitement à cette évolution qui est prioritaire pour le groupe.
L’opération Cœur Outre-mer est évidemment un moment fort parce qu’il y a une importante concentration de contenus ultramarins, mais je dirais qu’elle est le résultat d’un travail en amont, pratiquement celui d’une année, où on échange, on identifie et on réalise des contenus, on organise des réunions avec l’ensemble des unités… Par exemple, Télématin avait prévu de faire une série autour de l’environnement ; nous, on a mis en relation les antennes 1ère des Outre-mer avec leur équipe ; c’est ça aussi notre travail, tisser le lien.

Cœur Outre-mer va devenir un rendez-vous annuel ? Quels sont vos objectifs à terme ?
L. C. :
Je dirais que cette opération est un événement central de visibilité, elle est inscrite dans le Pacte de visibilité des Outre-mer (signé en juillet 2019), mais indépendamment de ça, moi ce que j’appelle la normalisation, c’est qu’au quotidien ces territoires soient présents sous toutes leurs formes sur France tv. Donc, l’opération Cœur Outre-mer, c’est l’occasion d’aller encore plus loin et d’envisager ce qu’on doit faire sur l’ensemble des chaînes du groupe. Pour 2021, il a été décidé il y a quelques semaines de créer un rendez-vous mensuel sur France 5 autour de documentaires consacrés à l’histoire des Outre-mer. Sur France 3, à l’instar de ce qui se passe désormais avec l’info, nous souhaitons être présents en programmes sept jours sur sept : nous avons déjà, du lundi au vendredi, LTOM (Les Témoins d’Outre-mer) et, le samedi, Voyages & Délices by chef Kelly, une émission culinaire qui nous emmène ailleurs ; nous travaillons actuellement sur un nouveau programme pour le dimanche qui nous permettra d’être présents tout au long de la semaine sur cette chaîne. L’opération événementielle est un élément important, mais reste un élément parmi d’autres dans l’approche que nous avons au quotidien sur la valorisation des territoires d’Outre-mer. Et c’est vrai qu’on constate une montée en puissance au niveau de l’information comme des programmes ; les chiffres sont là.

Propos recueillis par Beatriz Loiseau

Publié le 22 octobre 2020
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