Caroline Roux nous parle de « C dans l'air – spéciale Election présidentielle »

Le dimanche soir à 21.00 sur France 5

Le dimanche à 21.00 sur France 5 et pendant quatre soirées, Caroline Roux reçoit les principaux candidats à l’élection présidentielle dans « C dans l'air ». Pendant une heure chacun, ses deux invités politiques répondent sur « leur vision de la France » dans le monde et sur la scène internationale. Comme dans l’émission quotidienne, les téléspectateurs peuvent poser leurs questions. Caroline Roux a répondu à nos questions.  

Caroline Roux © Nathalie Guyon - FTV

Entretien avec Caroline Roux


Quatre soirées en prime et en direct pour recevoir les principaux candidats à l’élection présidentielle : lesquels ? 
Caroline Roux : L’idée est de caler les huit principaux candidats en se basant sur le seul thermomètre dont on dispose pendant une campagne présidentielle : les sondages. On essaie de représenter tout l’échiquier politique pour qu’il soit le plus juste possible. 

« On aide les gens à se poser les bonnes questions », aimez-vous répéter. Quelles sont celles que vous aurez envie de poser à vos invités ?
C.R. : On est sur quatre soirées en prime pour ne parler que de politique internationale. L’idée est de faire répondre le candidat aux questions sur les grands périls auxquels est confronté le pays dans le monde, aux grands enjeux stratégiques d’alliance et aux grands enjeux économiques. On considère généralement que la présidentielle est une vision, surtout sur la gestion des finances publiques. Mais pendant la campagne, on interroge peu les candidats sur leur vision de la France dans le monde. Eux aussi, je crois, ont une envie d’être entendus sur ces sujets-là, et c’est pour ça qu’ils ont dit « oui » tout de suite, tous.

Vous les connaissez et les avez déjà tous interviewés. En quoi cela rend-il plus difficile l’exercice ? Ou, au contraire, est-ce un atout ? 
C.R. : C’est un atout parce que je connais leur rythme, leur façon d’esquiver, leurs dominantes sur ces thématiques-là. Je les « pratique » depuis longtemps, donc cela me permet de préparer les interviews assez sereinement. La vraie difficulté, c’est que ces personnes qui sont entrées en campagne ont très peu parlé de la diplomatie, des affaires étrangères, des grands périls et enjeux, parce que tout a été écrasé par la crise sanitaire. Ce sont des thématiques assez peu abordées dans la vie politique, et encore moins pendant les campagnes. J’espère donc qu’ils vont nous surprendre et qu’on va découvrir des choses sur des questions qu’on ne leur pose pas souvent. 

Une campagne marquée par les fake news, la polarisation des débats sur les réseaux sociaux… De quelle façon traiterez-vous ces sujets avec vos invités ?
C.R. : On va parler plutôt des ingérences étrangères, des cyber-attaques et de la nécessité de construire une cyber-défense : ça fait partie des nouveaux grands périls. Il n’y a aucun chef d’État qui n’est pas conscient que, dans les années qui viennent, on n’enverra plus des chars, mais des virus informatiques pour paralyser un satellite ou autre…

À quoi et à qui les confronterez-vous ? 
C.R. : On retrouve pour ces spéciales tous les codes de C dans l’air : les reportages, les questions des téléspectateurs, nos experts habituels, ainsi qu'un correspondant de France Télévisions à l’étranger, et moi. C dans l’air, c’est aussi une émission de reportages, et quoi de mieux que d’envoyer des reporters pour voir ce qui se passe sur le terrain et le montrer à des candidats qui souvent n’y sont pas allés ! L’idée, c’est d’aller au plus profond des thématiques que veut soulever le candidat et de les confronter à la réalité et à la complexité du monde.
Notre souci, collectivement à C dans l’air, c’est d’interroger nos invités sur des sujets dont ils ne parlent pas habituellement, avec une curiosité sincère de notre part. On a le luxe de pouvoir traiter cet angle singulier grâce à France Télévisions qui propose une offre complémentaire et très complète : « le 20h22 », « Élysée 2022 » sur France 2 et des formats réalisés par France 3. Même si on nous dit depuis des années qu’on ne gagne pas une élection présidentielle avec de la politique étrangère, nous constatons le contraire avec les grosses audiences que font nos émissions sur le Brexit ou l’Afghanistan, l’Amérique fracturée Trump/Biden ou la Russie, ou encore la Turquie. Je pense vraiment que ça intéresse les téléspectateurs.

Propos recueillis par Anne-Laure Fournier.