« Passage des arts » : Nuit d’Avignon

2020 est une année noire pour le spectacle vivant, particulièrement pour le Festival d’Avignon, contraint d’annuler cette présente édition.
« Passage des arts » vous propose de redécouvrir certains des plus beaux moments récents de ce rendez-vous international du théâtre à travers un document et deux pièces monstres qui firent événement. Samedi 4 juillet à 22.25 sur France 5.

Passage des arts : Nuit d’Avignon
« Passage des arts : Nuit d’Avignon ». © Froggies Media

22.25 : « Dans les coulisses du Festival d’Avignon »

Découvrez la face cachée de la 71e édition du Festival d’Avignon. Du public aux artistes impliqués, en passant par l’équipe du Festival et les Avignonnais, ce documentaire propose de découvrir la programmation 2017 sous un nouvel angle avec Olivier Py, directeur du Festival depuis 2013.

Documentaire (52 min) – Réalisation Laurent Bergers et Paul-Henri Moinet – Production Froggies Media

« Les Damnés »
« Les Damnés ».
© La Compagnie des Indes

23.30 : « Les Damnés » – Luchino Visconti par la troupe de la Comédie-Française

Lors de sa 70e édition, le Festival d’Avignon accueillait, dans la cour d’honneur du Palais des papes, le spectacle d’Ivo van Hove (metteur en scène et directeur du Toneelgroep Amsterdam) Les Damnés, adaptation pour la scène du scénario – et non pas du film tel que mis en images – du mythique long-métrage de Luchino Visconti avec la troupe de la Comédie-Française qui faisait son retour au Palais après vingt-trois ans d’absence.

Pour protéger leurs intérêts à l’heure du triomphe des nazis en Allemagne, les membres de la famille Essenbeck, maîtres de la sidérurgie, ne voient d’autre solution que de s’allier au nouveau régime et assassinent leur patriarche, le vieux baron Joachim, que cette idée répugne. D’intrigues en manipulations, de trahisons en meurtres, la désignation du nouveau patron des aciéries va générer un véritable rituel de célébration du mal, rituel où la perversion des rapports entre les individus fait écho à la cruauté et la brutalité du contexte politique…

Pièce (135 min) d’après le scénario de Luchino Visconti, Nicola Badalucco et Enrico Medioli – Mise en scène Ivo van Hove – Musique Bl!ndman [Sax] : Koen Maas, Roeland Vanhoorne, Piet Rebel, Raf Minten – Captation réalisée en 2016 par Don Kent – Production La Compagnie des Indes et la Comédie-Française
Avec Sylvia Bergé, Éric Génovèse, Denis Podalydès, Alexandre Pavloff, Guillaume Gallienne, Elsa Lepoivre, Loïc Corbery, Adeline d’Hermy, Clément Hervieu-Léger, Jennifer Decker, Didier Sandre, Christophe Montenez
Et Sébastien Baulain, Basile Alaïmalaïs, Thomas Gendronneau, Ghislain Grellier, Oscar Lesage, Stephen Tordo, Tom Wozniczka
Et les enfants : Ludmilla Roitbourd, Joya Doux, Agathe Brunetto

« Henry VI »
« Henry VI ».
© Brigitte Enguérand / La Compagnie des Indes

01.45 : « Henri VI » de William Shakespeare (épisode 1) 

Spectacle-événement du Festival d’Avignon 2014 : Thomas Jolly et sa troupe, La Piccola Familia, s’emparaient de la trilogie fleuve Henry VI de William Shakespeare (trois pièces, 80 scènes et 12 000 vers qui retracent les 50 années du règne de ce roi d’Angleterre) pour en faire un marathon théâtral de dix-huit heures mêlant Grand-Guignol, suspense, émotion et effets très spéciaux, et entraînant la foule des personnages dans une saga haletante, un feuilleton historique épique. Thomas Jolly signe une mise en scène libre, harmonieuse et rythmée où les scènes tragiques, cocasses, sentimentales et d’action se suivent à toute allure, en fondus enchaînés très subtils. La musique sert le show et donne de l’ampleur aux tableaux visuels proposés, inscrivant la pièce dans une modernité décalée, portée par une troupe galvanisée débordante d’énergie et d’intelligence. France tv vous propose de voir ou revoir le « premier épisode » de ce spectacle.

Henry VI se déroule sur fond de guerre de Cent Ans et de luttes intestines liées à la guerre civile des « Deux Roses », ce moment dramatique de l’histoire anglaise qui a vu se déchirer dans la course au pouvoir les maisons royales de York et de Lancaster. Sous la plume de Shakespeare, Henry VI devient une figure tragique. Le monarque, pieux, doux, paisible, est mal entouré, mal conseillé, victime de trahisons et de complots. Rebondissements, suspense, haute politique, scènes de bataille, basses manœuvres se succèdent de Londres à Bordeaux, de Paris à Tours, Orléans et Reims. Le roi perd sa couronne puis retrouve son trône. Dépossédé une nouvelle fois du pouvoir, il fait naufrage, sombrant dans la folie à la Tour de Londres, où il sera assassiné… Jeanne d’Arc, autre figure historique emblématique, tient une grande place dans la pièce, tournée en ridicule par un Shakespeare inspiré et très documenté. Sa pièce est en quelque sorte une méditation sur le pouvoir où la justice, l’équité, la noblesse et la royauté sont broyées par l’orgueil, la duplicité et les appétits moins respectables.

Pièce (269 min) de William Shakespeare – Mise en scène Thomas Jolly – Captation réalisée en 2014 par Roberto Maria Grassi et Julien Condemine – Production La Compagnie des Indes
Avec Johann Abiola, Damien Avice, Bruno Bayeux, Geoffrey Carey, Gilles Chabrier, Éric Challier, Alexandre Dain, Flora Diguet, Émeline Fremont, Damien Gabriac, Thomas Germaine, Thomas Jolly, Pier Lamande, Julie Lerat-Gersant, Charline Porrone, Jean-Marc Talbot, Manon Thorel 

Publié le 03 juillet 2020
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