« Outre-mer, et si on bougeait les lignes ? » : le nouveau magazine d’information du pôle Outre-mer

Présenté par la journaliste Karine Zabulon, ce rendez-vous mensuel de 52 minutes propose des regards croisés de citoyens, journalistes, chroniqueurs et experts sur des questions d’actualité en Outre-mer. Le magazine s’organise autour de plateaux, duplex, reportages et témoignages. En primo-diffusion dès le 11 novembre sur le portail Outre-mer La 1ère de France tv, puis en Outre-mer sur les antennes des 1ère, la première émission parle d’identité.
 Entretien avec Karine Zabulon.

« Outre-mer, et si on bougeait les lignes ? » présenté par Karine Zabulon
« Outre-mer, et si on bougeait les lignes ? » présenté par Karine Zabulon. © Nathalie Guyon / FTV

Sur un ton accessible et pédagogique, la journaliste Karine Zabulon aborde des sujets porteurs d’enjeux et leurs conséquences sociales, économiques, écologiques et géopolitiques. Abordée sous différents angles, la thématique du jour fait l’objet d’un échange entre des invités qui interviendront depuis les Outre-mer et l’Hexagone. Pour faire bouger les lignes…

Karine Zabulon présente " Et si on bougeait les lignes ? "
Karine Zabulon anime « Outre-mer, et si on bougeait les lignes ? ».
© Nathalie Guyon / FTV

Entretien avec la journaliste Karine Zabulon

Qu’est-ce que veut dire « bouger les lignes » ?
Karine Zabulon : Trouver des solutions, regarder ce qui existe et réfléchir à la façon de faire autrement : aller de l’avant ! Nous voulons montrer que les Outre-mer peuvent faire bouger les lignes dans plein de domaines où elles sont pionnières. Nous avons des outils et des solutions, car nous avons été confrontés parfois à des situations auxquelles il a fallu réagir avec peu de moyens. La dengue, par exemple, une maladie transmise par les moustiques qui est arrivée il y a une dizaine d’années dans le sud de l’Hexagone, et qui tue des millions de personnes dans le monde. Dans les Outre-mer, cela fait des centaines d’années qu’on la pratique : des scientifiques connaissent très bien ce virus-là, et des décisions sont prises pour éviter qu’il y ait de grosses épidémies à cause de ces moustiques. Des experts, nous en avons par la force des choses, avec de l’expérience, un  savoir et une culture sur des thématiques bien précises. Ce qui est intéressant dans ce nouveau magazine, c’est que nous allons vraiment au fond du sujet en donnant à nos invités le temps de l’expliquer. Ce n’est pas de l’actualité chaude, mais un magazine sociétal, enregistré dans les conditions du direct.

Pourquoi est-il important de rassembler tous les Outre-mer autour d’une thématique ?
K. Z. : L’expérience d’un territoire peut servir à un autre, avec différentes façons d’aborder un problème. Par exemple, ce qui a été fait en Nouvelle-Calédonie et qui a porté ses fruits pour un problème écologique, ou en politique avec l’évolution institutionnelle, peut être partagé avec un autre territoire. Il y a des élus, notamment en Martinique, qui s’intéressent à l’évolution du pouvoir politique et de l’autonomie en Nouvelle-Calédonie, ou en Polynésie. On peut s’enrichir mutuellement en trouvant des solutions à des problèmes communs sur les différents territoires. L’émission consacrée à la covid nous permettra de voir comment certaines personnes se sont réinventées pendant cette crise sanitaire. L’idée, c’est de tenter de sortir de nouvelles idées.

Comment choisissez-vous ces thématiques ?
K. Z. : Nous choisissons un sujet qui fait parler, qui intéresse, qui questionne et essayons d’apporter des solutions. La prochaine émission traitera de la façon dont est traitée la crise sanitaire en Outre-mer, où certains territoires sont en avance : en juin, le couvre-feu a été instauré pour la première fois en Guyane, qui fait partie des deux seuls départements français à expérimenter les tests salivaires. Ils sont donc en mesure de dresser un premier bilan sur l’impact du couvre-feu et les mesures mises en place. Une expérience sur laquelle peut s’appuyer par exemple le gouvernement.

Qui seront les invités ?
K. Z. : La première partie donne la parole aux témoins, sur un territoire donné, qui rapportent comment ils vivent une situation en montrant leur univers. Par exemple, pour la première émission sur l’identité, le témoignage d’un Amérindien qui se sent d’abord amérindien, par sa culture, avant d’être guyanais puis français. Il est intéressant de voir et d’entendre ces différents points de vue et perceptions. Des experts viennent ensuite partager leur savoir et faire le point sur la thématique traitée. Puis les invités du débat des vingt dernières minutes proposent des solutions. Nos invités sont aussi bien en plateau qu’en visioconférence depuis leur territoire. 

Parlez-nous des premiers magazines…
K. Z. : Le panel est large : nous allons parler de la covid dans la prochaine émission, et de biodiversité dans la troisième. Nous avons choisi de consacrer la première à l’identité, un sujet très complexe. Les lignes sont justement en train de bouger, mais cela prend du temps. Même si nous avons tous la nationalité française, certains vont revendiquer d’abord leur terre d’origine, avant de dire qu’ils sont français. L’Outre-mer est riche de ses différentes cultures : la langue, l’éducation, l’alimentation… C’est tout ça, l’identité. Pour l’ethnologue présent sur le plateau, le communautarisme – brandi par le chef de l’État – ne veut rien dire. Alors ça dépend de ce que l’on veut y mettre. Avec mes invités, il m’a semblé que la parole circulait bien. J’espère que cette première émission sera bien accueillie dans les territoires d’Outre-mer.
Nous invitons les gens à réagir et le public pourra nous envoyer des idées pour de nouvelles thématiques, ou des questions sur la prochaine thématique. Nous essayons de faire dans la globalité, tout en étant dans la spécificité. L’essentiel est que l’on puisse répondre aux préoccupations et aux interrogations de nos téléspectateurs et internautes : en priorité les populations ultramarines, puisque le magazine sera diffusé sur les stations du Réseau La 1ère et sur le portail Outre-mer La 1ère, mais aussi le public de métropole que ces pistes pour résoudre des problématiques peuvent intéresser.

Réagissez

Par mail : redaction.outremer@francetv.fr
Sur Twitter : #OMBL1
Sur le portail Outre-mer La 1ère

Une émission en 5 parties 

  • Ce qu’on en sait → décryptage

    Première approche du sujet sous la forme d’une infographie pédagogique.

  • Ce qu’ils en voient → vu d’ici
    
En duplex ou sur le terrain, des témoins et des internautes prennent la parole pour évoquer le thème abordé.

  • Ce qu’il ne faut pas croire → une idée fausse
    Ce module s’interroge sur une idée reçue ou une idée fausse, et propose une analyse approfondie pour la déconstruire.

  • Ce qu’ils en disent → paroles d’experts
    Chercheurs, acteurs locaux, lanceurs d’alerte ou représentants d’associations… Des experts apportent leur regard sur la problématique.

  • Ce qu’ils en pensent → parlons-en

    Dans cette dernière partie, un débat a pour vocation de mettre en lumière les enjeux, les solutions et des propositions concrètes. 
 

Outre-mer, et si on bougeait les lignes ?
« Comment vivre son identité dans une société plurielle ? »

Les invités de l’émission du 11 novembre :
Invités « Experts » 
Audrey Célestine, sociologue martiniquaise. Benoît Carteron, ethnologue spécialiste de l’Océanie et de la Nouvelle-Calédonie. Rastami Spelo, spécialiste des langues ancestrales à Mayotte (en duplex de Mayotte).
Invités « Débat »
Louis-Georges Tin, universitaire, ancien président du CRAN, militant associatif. Stéphanie Atger, Polynésienne et députée LREM de l’Essonne, chargée d’un rapport parlementaire sur l’identité prévu pour le premier trimestre 2021. Isabelle Hidair-Krivsky, anthropologue et déléguée régionale aux droits des femmes et à l’égalité de Guyane.

Magazine (52 min - 2020) - Présentation Karine Zabulon - Production France Télévisons 

Outre-mer, et si on bougeait les lignes ? est diffusé mercredi 11 novembre sur le portail Outre-mer La 1ère, et sur les différentes les stations du Réseau La 1ère

Publié le 10 novembre 2020
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