« Mise à nu » et « Ennemi intime » : une soirée contre le cyberharcèlement

Pour lutter contre la haine en ligne, France Télévisions se mobilise contre le cyberharcèlement. Après la diffusion de « Mise à nu », une fiction glaçante autour du « revenge porn », inspirée de faits réels et portée à l’écran par Julie de Bona et Julien Boisselier (duo récompensé au dernier festival TV de Luchon), la soirée se poursuivra avec « Ennemi intime », un documentaire « Infrarouge » inédit. Rendez-vous mercredi 30 mars à partir de 21.10 sur France 2.

Julie de Bona et Julien Boisselier. © Gilles Gustine / Adrénaline / FTV

Une librairie de quartier. Une femme y entre, brandit soudainement une arme et vise le libraire. 
Deux ans plus tard, sur le banc des accusés, Sophie fait face à la victime, désormais en fauteuil roulant. Mais, malgré les apparences, le bourreau n’est pas celui que l’on croit…
« Je ne voulais pas le tuer, je voulais juste qu’il arrête de détruire ma vie, ma famille », se défend Sophie.
    
Et c’est son histoire, son calvaire plutôt, que retrace la fiction Mise à nu. Sophie, interprétée par Julie de Bona, est une mère de famille fraîchement divorcée qui voit sa vie voler en éclat le jour où son nouveau compagnon envoie, via les réseaux sociaux, des vidéos intimes de leurs ébats sexuels. Vincent Marsac, le charmant libraire du quartier, incarné par Julien Boisselier, se transforme alors en redoutable harceleur, prêt à tout pour détruire la vie de celle qui n’était pas encore prête à l’y faire officiellement entrer. Alors que Sophie tente de limiter les dégâts et de se racheter une dignité auprès de ses proches, le prédateur va jusqu’à usurper son identité et publier des vidéos sur des sites pornographiques, mettant ainsi sa vie en danger.
Pour Sophie, c’est la descente aux enfers, comme elle l’explique au tribunal : « On tape son nom sur Internet et on prend une bombe dans la tête. »

Des prémices amoureux à la première scène de jalousie, de l’espionnage au harcèlement, du premier dépôt de plainte au travail d’« éboueur » pour faire disparaître de l’espace public son intimité, sans oublier le travail des associations ou les difficultés de la police en matière de cyberharcèlement, la fiction plonge dans l’univers du revenge porn, ou vengeance pornographique. « Une forme de torture moderne », selon les deux auteures du scénario, Barbara Grinberg et Hélène Cohen, pour qui « ce film explore et dénonce les ravages que ce mal peut commettre lorsqu’il assaille la sphère amoureuse et familiale… ». Inspiré d’une histoire vraie, celle de Sophia D, victime de revenge porn pendant quatre ans, Mise à nu met ainsi en lumière ce « viol de l’intimité » pour le moins destructeur, avec l’objectif d’alerter et sensibiliser le public sur « le danger d’échanger des images sur Internet… ce que nous sommes si nombreux à faire, les jeunes en premier lieu ».

Julie de Bona
Julie de Bona.
© Gilles Gustine / Adrénaline / FTV

Q’est-ce que le revenge porn ?

Le « revenge porn », ou encore « pornodivulgation », est un acte de cybercriminalité qui consiste à se venger d’une personne « en rendant publics des contenus pornographiques où figure cette dernière, dans le but évident de l’humilier en dévoilant son intimité. Ces contenus peuvent être réalisés avec ou sans l’accord de l’intéressé(e), mais sont diffusés sans son consentement. Cette pratique inclut aussi bien les photos et les vidéos que les propos à caractère sexuel tenus à titre privé » (source : e-enfants.org). Selon les scénaristes du film, cette vengeance pornographique « s’exerce après une rupture amoureuse, lorsque le partenaire furieux d’être quitté (un homme dans 99 % des cas) “punit” l’autre en diffusant des images intimes sur Internet ».

La fiction Mise à nu sera suivie de la diffusion d’Ennemi intime, un documentaire Infrarouge consacré lui aussi au revenge porn et à la cybercriminalité. De quoi poursuivre la réflexion et s’interroger sur ce phénomène grandissant dans notre société.

« Mise à nu » 

Sophie se trompe-t-elle de cible lorsqu’elle tire sur le libraire aimé de tout le quartier ? Elle l’accuse d’avoir fait de leurs nuits d’amour une arme pour la détruire en l’exposant sur Internet comme un objet pornographique. Son procès va mettre au jour le calvaire d’une jeune femme ordinaire victime de cybercriminalité, et les ravages sur ses enfants, ses proches, jusqu’à son travail… Mais en l’absence de preuves, va-t-on la croire ? 

Fiction (90 min – 2022) – Scénario de Barbara Grinberg et Hélène Cohen – Réalisation Didier Bivel – Production Adrénaline, avec la participation de France Télévisions 
Avec Julie de Bona, Julien Boisselier, Edouard Montoute, Laurent Jumeaucourt, Natalia Dontcheva, Samy Gharbi, Frédérique Tireront, Catherine Davenier, Sophie Cattanie, Julien de Saint-Jean, Romane Libert

Diffusion mercredi 30 mars à 21.10 sur France 2
À voir et revoir sur france.tv

Infrarouge : « Ennemi intime »

Charlotte, Samira, David, Maëlle, Sophia ont tous été victimes de pornodivulgation, plus communément appelée revenge porn. Leur vie a basculé le jour où des contenus intimes liés à leur sexualité ont été diffusés sur Internet et envoyés à leurs proches sans leur consentement. Tous parlent d’un viol numérique sans fin, tous ont été profondément détruits par cette humiliation publique. Ce clic a bouleversé leur vie à jamais. À travers leurs récits intimes, celui de leurs proches et celui des acteurs qui luttent contre ce fléau grandissant, le film raconte les ravages que provoque ce nouveau phénomène. 

Documentaire (52 min – 2022) – Auteures Émilie Grall et Marie-Christine Gambart – Réalisation Marie-Christine Gambart – Production Adrénaline, avec la participation de France Télévisions 

Diffusion mercredi 30 mars à 22.50 sur France 2
À voir et revoir sur france.tv
 

Ennemi intime
« Ennemi intime ».
© Adrénaline

Tout au long de l’année, France TV s’engage à lutter contre le cyberharcèlement. #AimeSansHaine

Publié le 25 mars 2022
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