« Les Routes de l’impossible » : l’Ukraine

Dans le monde, des hommes affrontent l’enfer pour gagner leur vie. Alors que les infrastructures routières sont quasi inexistantes dans leur pays, ils bravent tous les obstacles, parfois au péril de leur vie. Dans la brume des Carpates, destination l’Ukraine pour « Les Routes de l’impossible », vendredi 27 août à 20.50 sur France 5.

Sur « les routes de l’impossible » en Ukraine. © Tony Comiti

« Les Routes de l’impossible », la signature de grands reporters

Depuis quatorze ans, les grands reporters accompagnent et filment des héros anonymes, qui bravent tous les dangers et risquent leur vie pour simplement survivre, travailler ou permettre de relier les hommes entre eux.

Je dis toujours : pour filmer les gens, il faut les aimer.

Tony Comiti, grand reporter et producteur (entretien Paris Match / William Smith)

Dans des contrées parfois reculées, en proie aux changements climatiques, ou aux travers géopolitiques et sécuritaires, avec un État souvent vacillant face à sa mission de service public, la route devient le théâtre d’histoires personnelles aux enjeux universels. Même si le danger se cache souvent au prochain virage et qu’embourbements, dérapages ou réparations de l’extrême font partie du format, ce sont les histoires humaines qui retiennent toute l’attention de cette série documentaire. Au-delà de suivre ces chauffeurs dans des chemins tortueux, il s’agit aussi de parler de géopolitique. 

Ce que je demande à mes grands reporters, c’est de partager à fond la vie des gens qu’on filme. Ils dorment avec eux, mangent avec eux. Ils partagent la vie de famille…

Tony Comiti, grand reporter et producteur (entretien Paris Match / William Smith)

Destination l’Ukraine

Si l’on excepte la Russie, l’Ukraine est le plus vaste pays d’Europe avec une surface de 603 700 km². Avec 48 millions d’habitants, le pays s’étire sur 1 300 kilomètres d’est en ouest et sur 700 à 900 kilomètres du nord au sud. L’ukrainien est la langue officielle mais treize autres langues minoritaires sont reconnues, dont le russe, qui est très souvent compris par les Ukrainiens.
La disparition de l’URSS a redonné toute son autonomie au pays. Réellement souveraine depuis 1991, l’Ukraine s’est engagée sur la voie de la libéralisation politique, mais le processus reste chaotique, notamment en Crimée. Reste que, pour y voyager, les déplacements par la route peuvent être dangereux. En dehors des grandes villes, la plupart des routes sont mal entretenues. En raison des événements géopolitiques sévissant dans le pays, le ministère des Affaires étrangères en France recommande la plus grande prudence aux touristes souhaitant s’y rendre. Kiev, la capitale, ne présente pas de danger apparent, cependant il convient, comme partout ailleurs, de rester vigilant. Les voyages en Crimée sont vivement déconseillés, sauf obligation.

20.50 Les Routes de l’impossible : Ukraine, dans la brume des Carpates  

les routes enneigées de l'Ukraine
Les routes enneigées de l'Ukraine
© Tony Comiti

Dans les provinces reculées de l’Ukraine, les routes sont dans un état désastreux. Elles n’ont pas été entretenues depuis l’indépendance, il y a trente ans. Le pays reste profondément marqué par son passé soviétique. Mikola, au volant de sa Moscovitch, doit compter deux jours pour rejoindre son travail à Sarata, un village isolé dans les montagnes. À Shepit, un petit village du sud, Dimitri, le facteur, est contraint d’utiliser sa voiture personnelle pour faire sa tournée : une Lada de 1972 qui tombe en ruine. Il ne gagne que 75 euros par mois, mais rien ne l’arrête. Il est le dernier lien social avec des habitants coupés du monde et abandonnés par le pouvoir politique depuis des décennies. Les conditions de vie difficiles poussent une partie de la population à tremper dans les petites combines et les trafics pour gagner un peu d’argent. Dans la région de Rivne, Viktor et ses hommes sont devenus chercheurs d’ambre pour nourrir leur famille. C’est illégal mais ils sont prêts à prendre des risques. Pour atteindre le précieux filon, ils n’ont d’autres choix que de traverser les marécages avec un tank. Un peu plus au sud, les Carpates sont devenues l’Amazonie de l’Europe. La déforestation détruit tout sur son passage. Pour aider les cerfs qui disparaissent faute de nourriture, Yuri et son père Miroslav gravissent des montagnes et des chemins qui n’existent pas. En hiver, leur camion réformé de l’armée russe se transforme souvent en brise-glace. L’Ukraine est aux portes de l’Europe mais, dans certaines parties du pays, on vit encore comme en 1950.

Série documentaire (2021) – Sur une idée originale de Tony Comiti – Réalisation Gaël Mocaert et Guillaume Lhotellier – Rédaction en chef Patrice Lucchini – Production Productions Tony Comiti, avec la participation de France Télévisions

21.40 Les Routes de l’impossible : Cuba, Viva la vida (rediffusion) 

Sur les routes boueuses de Cuba
Sur les routes boueuses de Cuba
© Tony Comiti

À Cuba, la plupart des routes sont en bon état. Mais dans les campagnes, c’est une autre histoire ! D’autant qu’il y a très peu de voitures en état de marche. Depuis presque soixante ans, Cuba est coupée du monde. Les États-Unis ont mis le pays sous embargo économique… Les voitures neuves sont quasi inexistantes et les pièces de rechange sont presque introuvables. Les Cubains sont donc devenus les rois de la débrouille : ils maintiennent en vie des voitures qui datent pour la plupart des années 1950. Elles sont à leur image, un génial métissage mécanique. Pas de quoi filer à toute allure, mais suffisant pour tracter la belle américaine âgée de 77 ans…


Série documentaire (2019) – Réalisation Daniel Lainé et David Geoffrion –Rédaction en chef Patrice Lucchini – Production Productions Tony Comiti, avec la participation de France Télévisions

Documentaires diffusés vendredi 27 août à partir de 20.50 sur France 5
Les Routes de l’impossible sont à voir et revoir sur France 5

Publié le 23 août 2021
Commentaires