Les inédits de « Sale Temps pour la planète »

Le magazine de France 5 entame sa 14e saison ! Diffusée dans quarante pays, cette série documentaire en faveur de l’environnement compte désormais 63 films. Portraits d’hommes et de femmes qui racontent leur lutte, sur tous les continents, pour sauver la planète du désastre annoncé. Rendez-vous tous les mercredis à partir de 20.50 pour découvrir les inédits de cette saison, suivis d’un best of. Dès le 12 août, direction le Pas-de-Calais.

Pas-de-Calais, des hauts et des bas / « Sale temps pour la planète »
« Pas-de-Calais, des hauts et des bas ». © Elle est pas belle la vie!

Pas-de-Calais, des hauts et des bas (inédit)

Face aux côtes anglaises, la Côte d’Opale s’étire sur plus de 100 kilomètres pour offrir des paysages aux mille contrastes, étrangement peu connus des touristes de l’Hexagone. Au cœur des baies sableuses ou entre des falaises rocheuses, quelques villages et stations balnéaires accueillent des visiteurs anglais, belges ou encore néerlandais.
Mais une fois l’hiver venu et les touristes repartis, ces petites communes font face à la mer et à ses déferlantes de plus en plus violentes. Les digues souffrent jusqu’à rompre, comme à Wimereux ou Ambleteuse après le passage de la tempête Eleanor en janvier 2018, puis en 2020, avec une série de quatre tempêtes consécutives. Face à ces coups de boutoir, le trait de côte recule. Déjà plus de 250 mètres gagnés par la mer dans la baie de Wissant ou la baie d’Authie en un peu plus d’un demi-siècle ! Et le phénomène s’accélère. Les collectivités locales tentent de réagir, le plus souvent dans l’urgence, mais toutes ne disposent pas des mêmes moyens pour se protéger. Un problème qui risque de s’accentuer, quand on sait qu’avec le réchauffement climatique le Pas-de-Calais pourrait devenir un nouvel eldorado pour tous ceux qui délaisseront la côte méditerranéenne, devenue trop chaude.
À l’intérieur des terres, dans le polder de Flandre maritime, l’eau provoque de nombreux dégâts. Les wateringues, système d’évacuation des eaux pluviales, deviennent sous-dimensionnées. Avec le climat qui devient fou, la situation risque de se dégrader encore davantage. En première ligne, les agriculteurs, dont les champs sont de plus en plus souvent inondés durant plusieurs mois l’hiver. Et ce n’est pas le seul fléau qui s’abat sur un département qui, en temps normal, profite du climat pour être le grenier à blé de la région des Hauts-de-France.
Qui aurait pu imaginer des périodes caniculaires dans le Nord ? Pas les Ch’tis, qui sont les premiers surpris de voir des étés avec des sécheresses aussi violentes. Un manque d’eau qui a des conséquences sur les terres agricoles, mais pas seulement… Les canicules et les pluies anormales de septembre ont aussi un impact sur des milliers de maisons qui se fissurent. À Leforest, une famille a même été expulsée en octobre 2019 car son domicile menaçait de s’effondrer. Aujourd’hui, en France, ce sont 4,5 millions de maisons qui sont soumises à ce risque.

Îles du Ponant, sentinelles du climat (best of)

Depuis des millénaires, les îles du Ponant, défient les éléments déchaînés de l’océan Atlantique. À chaque assaut de la mer se forgent des paysages ciselés, bruts. Au large de la Bretagne, les îles de Sein et d’Ouessant ont su préserver cette beauté authentique. Un atout de taille pour attirer des touristes qui multiplient par dix le nombre d’habitants en été. Mais, en hiver, la nature est plus hostile, les tempêtes cognent, et rares sont ceux qui bravent le danger.
Artistes peintres, photographes, chasseurs de tempêtes, d’irréductibles îliens sont en première ligne pour constater les bouleversements du climat. Comme durant l’hiver 2013-2014, où plus d’une trentaine de tempêtes n’ont laissé aucun répit à Sein et Ouessant. Plus au sud, les îles de Ré et Noirmoutier pansent encore les plaies de la tempête Xynthia de février 2010. Sur ces territoires où la pression foncière s’accentue année après année, les enjeux humains et financiers sont colossaux. Xynthia a marqué une prise de conscience sur la nécessité de protéger les populations qui vivent sur ces territoires abandonnés aux colères de la mer. Mais comment ? Construction et renforcement de digues, relocalisation des populations, les débats sont vifs et le changement climatique maintient ces tensions. Car, pour certains, ce sont des maisons habitées à peine de deux mois dans l’année que l’on protège, coûte que coûte.
Postes avancés de la nature qui se déchaîne, les îles du Ponant veulent aussi montrer l’exemple en mettant à profit cet environnement si particulier. En transformant les vents violents, les puissants courants marins et le soleil en énergie renouvelable, les îles du Ponant pourraient devenir demain les fers de lance de la révolution verte.

Sale Temps pour la planète (saison 14)

Série documentaire (52 min) - Sur une idée originale de Morad Aït-Habbouche - Réalisation Morad Aït-Habbouche - Production Elle est pas belle la vie !, avec la participation de France Télévisions

Remportez votre pack « éco-responsable » avec Le Club ! 

Sale Temps pour la planète est à voir à partir du 12 août le mercredi à 20.50 sur France 5
Et à revoir sur france.tv

Publié le 10 août 2020
Commentaires
Connectez-vous à votre compte pour laisser un commentaire.