Avec « C’est pas le bout du monde », partez à la découverte de nos cultures ultramarines et hexagonales

Quels liens existe-t-il entre la yole ronde et l’équitation, le pin des Caraïbes et le châtaignier, Saint-Martin-de-Ré et l’île du Diable ? Pour les découvrir, Sébastien Folin vous donne rendez-vous dans « C’est pas le bout du monde » sur France 3, le dimanche à 09.40.

Photo extraite du documentaire montrant la prison de Saint-Martin-en-Ré et le bagne de Saint-Laurent-du-Maroni
« C’est pas le bout du monde ». © Troisième Œil Productions, La Belle Télé et France Télévisions

Qu’est-ce qui peut bien relier l’île de Ré et la Guyane ? Deux régions françaises séparées par un océan et distantes de près de 6 700 kilomètres. De prime abord, rien. Et pourtant, c’est bien une page de notre histoire commune qu’ont écrite ensemble Saint-Martin-de-Ré et Saint-Laurent-du-Maroni.

Sébastien Folin

L’histoire peut se raconter de multiples façons. Non pour biaiser les faits relatés mais, au contraire, pour les enrichir. Et permettre à chacun d’y trouver un intérêt en s’ouvrant sur le monde. Un angle de vue choisi par Sébastien Folin dans C’est pas le bout du monde. Chaque documentaire, diffusé le dimanche matin sur France 3, évoque les liens existant entre la métropole et les Outre-mer. Des histoires débutées d’un côté ou l’autre de l’océan, de l’hémisphère, qui se poursuivent par-delà les mers ou les frontières. Celle de ce 31 janvier ne déroge pas à la règle. Il y est question de bagnards, de départs programmés depuis l’île de Ré et de séjours forcés sur l’île du Diable. Des condamnés qui, pour oublier leurs conditions d’incarcération et gagner un peu d’argent, peignaient ou sculptaient. Leurs œuvres picturales étaient réalisées aussi bien sur des calebasses que d’anciennes toiles de matelas. Tout support était bon à utiliser. Les murs de leur chambre comme les enceintes d’une église. À travers ces créations se dessine une période révolue difficilement imaginable et acceptable. Depuis plusieurs dizaines d’années, en Guyane et en métropole, on s’évertue à les entretenir, les sauvegarder et les exposer afin de partager avec le plus grand nombre l’histoire méconnue de ces artistes de l’ombre et ainsi évoquer la vie au temps du bagne.

On se rend compte aussi qu’ils sont capables de créer des œuvres d’exception avec très peu de moyens. Ils fabriquaient leurs supports et leurs pigments. Donc il y a une expertise de la technicité, une virtuosité, en fait technique, qui les élève, je crois, au rang d’artiste.

Christelle Rivalland, directrice du musée Ernest-Cognacq, à propos des œuvres réalisées par les bagnards

À découvrir dans les prochains numéros

Yole et équitation, trésors français du patrimoine mondial
En Martinique, la yole ronde est dans le cœur de toutes les familles, tandis qu’à Saumur l’équitation est élevée au rang d’art. Ces deux disciplines sont l’héritage d’une tradition et d’un savoir-faire français transmis de génération en génération. En 2011, Saumur a permis à l’équitation de tradition française d’être inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco. Une reconnaissance qu’aimeraient obtenir les gardiens de l’histoire navale martiniquaise.

La Réunion et Paris, capitales internationales de l’art urbain
Impossible de leur échapper, les Gouzous sont partout. Ces petits bonshommes ventripotents sans visages, créés par Jace sur l’île de La Réunion, ont envahi le monde et investi les salles des ventes parisiennes.

Les héritiers de Cousteau, de la Guadeloupe à la Bretagne
C’est en Guadeloupe que le commandant Cousteau a laissé une des plus belles empreintes de son engagement écologique. Émerveillé par la beauté du site qui faisait face à la plage de Malendure, il a tout fait pour le préserver. Bien que rapidement baptisé Réserve Cousteau, il faudra attendre 2009 pour qu’il soit officiellement protégé. En Bretagne, l’équipage de Tara s’apprête à reprendre la mer. Cette goélette est aujourd’hui considérée comme l’héritière de la légendaire Calypso.

Le bois, autre perle de Polynésie
Chaque forêt possède ses trésors. Tamanu, bois de rose, santal, pin des Caraïbes sont des essences de bois polynésien utilisées pour la création de sculptures traditionnelles, la confection de bateaux ou encore la réalisation d’instruments de musique, dont les sonorités varient en fonction du bois choisi. Chaque essence a son utilité : si le pin des Caraïbes est idéal pour la fabrication des bardeaux de toiture tahitienne, c’est le châtaignier qui se plaît sur les toits de Savoie…

C’est pas le bout du monde : Les artistes du bagne entre Guyane et île de Ré

Le tristement célèbre bagne de Cayenne a accueilli des prisonniers du milieu du XIXe siècle à la fin des années 1940. C’est depuis l’île de Ré que les conscrits embarquaient pour la Guyane. De cet enfer est né un peu de beauté, restitué aujourd’hui dans le musée Ernest-Cognacq, à Saint-Martin-de-Ré, qui regroupe un patrimoine artistique créé en prison. Entre Guyane et Charente-Maritime, retour sur cette histoire bouleversante.

Documentaire (26 min - inédit) – Auteurs Élodie Gironde, Sébastien Folin et Olivier Drouot – Réalisation Élodie Gironde, Maha Kharrat et Tony Casabianca – Rédaction Ketty Folin, Maryam Lévy et Pauline Plutecki – Compositeurs Stéphan Pèlegrin, Luc Totterwitz et David Grumel – Production Troisième Œil Productions, La Belle Télé et France Télévisions

Ce documentaire est diffusé dimanche 31 janvier à 09.40 sur France 3
C’est pas le bout du monde : Les artistes du bagne entre Guyane et île de Ré est à voir et revoir sur france.tv

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