« Baie de Naples, la colère des volcans »

Direction la magnifique baie de Naples pour ce nouveau numéro inédit de « Science grand format ». Un joyau italien sous haute surveillance puisque l’activité volcanique y est parmi l’une des plus importantes au monde. Entre prises de vues et images de synthèse époustouflantes, plongez, jeudi soir sur France 5, au cœur de ces monstres de feu aussi menaçants que fascinants. 

Le Vésuve. © Artline Films / MyMax

Naples… et sa baie, magnifique, dominée à l’est par le majestueux et tristement célèbre Vésuve. Pour les 3 millions d’habitants qui vivent à ses pieds, le volcan fait partie du paysage. Celui qui a englouti Pompéi et emporté, au fil de ses éruptions, des milliers de vies, est aujourd’hui placé sous haute surveillance. Pour le vulcanologue Mauro di Vito, « notre culture est dominée par ce volcan, donc [il a] toujours été fasciné par lui. »
Ce sombre compagnon des Napolitains – « l’exterminateur », comme ils le surnomment – n’en demeure pas moins une mine d’or pour la stratigraphie (discipline des sciences de la Terre qui étudie la succession des différentes couches géologiques, ou strates), qui permet de retracer son activité volcanique depuis la dernière éruption de 1944. « On feuillette les pages qui nous racontent l’histoire de ses éruptions. » C’est d’ailleurs sur ses flancs que la volcanologie est née.
Sur les contreforts du Vésuve se niche une autre richesse : les vignes. Une activité millénaire, favorisée par la fertilité des terres volcaniques riches en micronutriments, qui donnent naissance à de très grands crus, blancs ou rouges, parfumés de notes terreuses et balsamiques. Bien que dangereux, ce terroir volcanique est donc une bénédiction pour les viticulteurs. 

Les champs Phlégréens : le danger invisible 

De l’autre côté de la baie, 350 000 personnes vivent avec, sous leurs pieds, un magma bouillonnant. Sous cette plaine, un ensemble de volcans (72 sur 100 kilomètres carrés), quasi invisibles en surface : les champs Phlégréens, classés dans la catégorie dangereuses des « super volcans » – on en recense 18 sur la planète. Ici, le soufre sort des entrailles de la terre. Pour les scientifiques, les champs Phlégréens vont bientôt entrer en éruption… Reste à savoir quand. De jour comme de nuit, sur terre ou sous la mer, ils sont à l’affût de la moindre variation annonciatrice d’une éruption imminente. Et restent avant tout à l’écoute des habitants, premiers témoins des odeurs ou rugissements de la terre liés à la très forte activité du redouté volcan Solfatara. Parmi eux, Nunzia n’hésite pas, malgré tout, à clamer son enracinement : « Il n’y a pas plus bel endroit ici, même s’il nous fait peur. » 
Pourtant, non loin de là, d’autres habitants ont déjà fui devant les signaux inquiétants de la fumerolle du Pisciarelli. Une future éruption du réseau de volcans que constituent les champs Phlégréens, et sur lequel repose une partie de Naples, pourrait ainsi détruire la région et la moitié de l’Europe. 
Non loin de là, en Sicile, l’éruption de l’Etna pourrait aussi toucher la région, tout comme celle du Stromboli qui, par le raz de marée qu’elle provoquerait, engloutirait Naples tout entière.
Dans cette zone de tous les dangers, c’est donc une véritable course contre la montre qui s’engage pour les scientifiques qui tentent d’anticiper le réveil et la colère de ces redoutables et mystérieux monstres de feu. 

La Baie de Naples, la colère des volcans
« Baie de Naples, la colère des volcans ».
© Artline Films / MyMax

Science grand format : Baie de Naples, la colère des volcans

La baie de Naples est un joyau, mais aussi une région de tous les dangers en raison de la présence de deux volcans majeurs : le célèbre Vésuve, réputé pour son éruption cataclysmique en 79 après Jésus-Christ, mais aussi ceux, moins connus, des champs Phlégréens. Silencieux depuis des siècles, ils montrent depuis peu des signes inquiétants de réveil et font craindre le pire aux scientifiques qui les surveillent désormais de très près. À proximité se trouvent d’autres volcans, comme le Stromboli ou l’Etna, dont les colères sont réputées partout dans le monde, et qui pourraient bien, eux aussi, déstabiliser la région. Toute la zone est donc en permanence sous l’œil des volcanologues, qui, jour et nuit, cherchent à percer leur comportement volcanique afin d’éviter un désastre humain. Car, dans la baie de Naples, ce sont plus de 3 millions de personnes qui vivent sur ces bombes à retardement. Un documentaire captivant, tourné dans des sites naturels et archéologiques grandioses et servi par des images de synthèse époustouflantes, qui nous plonge au cœur de ces monstres de feu et de leur colère souvent meurtrière.

Documentaire (90 min – inédit) – Auteurs Thomas Marlier et Laurence Thiriat – Réalisation Laurence Thiriat – Voix commentaire Yumi Fujimori – Production Artline Films (France), MyMax Edutainment et RAI Documentari (Italie), avec la participation de France Télévisions et de RTBF, SBS Australia, Ushuaïa TV, avec le soutien du Centre national du Cinéma et de l’Image animée, de la Région Campanie et du MIBACT – Musique originale Siegfried Canto – Graphisme Klampt, MyMax Digital

Diffusion jeudi 3 juin à 20.50 sur France 5
Baie de Naples, la colère des volcans est à voir et revoir sur france.tv

Publié le 31 mai 2021
Commentaires