« Au théâtre chez soi » : la troupe de la Comédie-Française à la maison

La Comédie-Française met à disposition une partie de son répertoire. France 5 propose, depuis le dimanche 29 mars, chaque semaine, une soirée « Au théâtre chez soi » pour voir et revoir quelques-uns des plus grands classiques du théâtre.

Hôtel du Libre Échange
« L’Hôtel du Libre-Échange ». © Brigitte Enguérand

Au programme : comédie, comédie, comédie ! Celle des grands maîtres du genre – Molière, Feydeau, Pagnol, Marivaux –, satirique, grinçante, débridée, héroïque, tonitruante... Et un soupçon de tragédie, enfin, pour le plaisir des larmes quand c’est Shakespeare qui les fait couler. Réservez vos soirées du dimanche !

Hôtel du Libre Échange
« L'Hôtel du Libre-Échange ».
© Brigitte Enguérand / Collection Comédie-Française

Le 29 mars : L’Hôtel du Libre-Échange

Pièce en trois actes de Georges Feydeau et Maurice Desvallières - Mise en scène Isabelle Nanty - Réalisation Vitold Krysinsky - Production France Télévisions Studio (2017)
Avec Anne Kessler (Angélique, femme de Pinglet), Bruno Raffaelli (Chervet et le Commissaire), Alain Lenglet (Ernest), Florence Viala (Marcelle, femme de Paillardin), Jérôme Pouly (Paillardin), Michel Vuillermoz (Pinglet), Bakary Sangaré (Boulot), Christian Hecq (Mathieu), Laurent Lafitte (Bastien), Rebecca Marder (Violette, fille de Mathieu), Pauline Clément (Victoire, femme de chambre de Pinglet), Julien Frison (Maxime, neveu de Paillardin)

« Sécurité et discrétion ! Hôtel du Libre-Échange, 220, rue de Provence ! Recommandé aux gens mariés... ensemble ou séparément ! » L’irascible Angélique Pinglet, outrée, lit cette annonce à son mari, sans se douter que ce dernier vient d’y donner rendez-vous à Marcelle Paillardin – l’épouse de son ami et associé, l’architecte Paillardin –, qui, lasse d’être négligée par son mari, a accepté. Ce que tous deux ignorent, c’est que, ce soir-là, Paillardin sera également logé dans cet « hôtel borgne » tenu par Boulot et Bastien, qui abrite aussi les amours clandestines de Victoire (la femme de chambre de Pinglet) avec Maxime, le neveu de Paillardin. Pour couronner le tout, Mathieu, un ami de province venu à Paris avec ses quatre filles, y séjourne aussi. Ces retrouvailles inopinées provoquent péripéties, quiproquos, situations absurdes et farcesques, entraînant les personnages dans un tourbillon vaudevillesque. Georges Feydeau et Maurice Desvallières mêlent ici comédie et regard acéré sur les travers humains, et signent l’un de leurs plus grands succès, qui fit un triomphe lors de sa création en 1894.

L'Avare
« L'Avare ».
© AGAT Films & Cie et la Comédie-Française

Le 5 avril : L’Avare

Pièce de Molière - Mise en scène Catherine Hiegel - Production AGAT Films & Cie et la Comédie-Française - Réalisation Don Kent (2009)
Avec Dominique Constanza (Frosine), Christian Blanc (Maître Simon et le Commissaire), Denis Podalydès (Harpagon), Jérôme Pouly (Maître Jacques), Pierre Louis-Calixte (La Flèche), Serge Bagdassarian (Anselme), Marie-Sophie Ferdane (Mariane), Benjamin Jungers (Cléante), Stéphane Varupenne (Valère), Suliane Brahim (Élise). Et les élèves de la promotion 2009-2010 de l’académie de la Comédie-Française : Camille Blouet (Dame Claude) Christophe Dumas (Brindavoine), Florent Gouëlou (La Merluche), Renaud Triffault (Le Clerc)

Élise et Cléante vivent dans le dénuement malgré la richesse immense de leur père. Celui-ci destine sa fille à son voisin Anselme, sur l’argument irréfutable que ce dernier la prend « sans dot », et s’apprête lui-même à épouser Mariane, dont Cléante est épris. Amasser l’argent est son seul plaisir, l’objet de toute son attention et de son inquiétude, alors qu’il ne songe jamais à en jouir. Lorsqu’on lui dérobe son trésor, sa cassette, Harpagon voit sa vie s’écrouler.

Voir aussi : « L’Avare » à la Comédie-Française : la « comédie noire de l’argent qui rend fou »

Un fil à la patte
« Un fil à la patte ».
© Brigitte Enguérand / Collection Comédie-Française

Le 12 avril : Un fil à la patte

Pièce de Georges Feydeau - Mise en scène Jérôme Deschamps - Réalisation Dominique Thiel - Production la Comédie-Française et la Compagnie des Indes, avec la participation de France Télévisions (2011)
Avec Dominique Constanza (la Baronne), Claude Mathieu (Marceline), Thierry Hancisse (le Général), Florence Viala (Lucette), Céline Samie (Nini), Jérôme Pouly (Jean), Guillaume Gallienne (Chenneviette et Miss Betting), Christian Gonon (Firmin), Serge Bagdassarian (Fontanet), Hervé Pierre (Bois d’Enghien), Gilles David (Antonio), Christian Hecq (Bouzin), Georgia Scalliet (Viviane), Pierre Niney (Émile et l’homme en retard), Jérémy Lopez (le concierge et le militaire) et les élèves de la promotion 2010-2011 de l’académie de la Comédie-Française : Antoine Formica (musicien 1, invité 1 et le prêtre), Marion Lambert (la femme aux enfants et la musicienne), Ariane Pawin (la mariée et invitée 2), François Praud (musicien 2 et le marié) et Sandrine Attard (la femme du couple et la servante), Agnès Aubé (la mère de la mariée, une musicienne et invitée 3), Patrice Bertrand (Lantery et le père de la mariée), Arthur Deschamps (le fleuriste, laquais 2 et agent 2), Ludovic Le Lez (l’homme du couple, laquais 1 et agent 1)

Comment se débarrasser d’une maîtresse lorsqu’on prévoit de se marier le jour même avec une riche héritière ? Voici ce à quoi s’emploie Bois d’Enghien, amant de Lucette Gautier, chanteuse de café-concert, artiste réclamée par la baronne Duverger pour la signature du contrat de mariage de sa fille avec… Bois d’Enghien lui-même. L’amant ménage Lucette et déjoue la cascade d’événements et de quiproquos qui pourraient dévoiler son projet. Pour compléter le tableau : Bouzin, minable clerc de notaire et compositeur raté, le furieux général Irrigua, amoureux de Lucette prêt à tout pour conquérir la belle, et Viviane, la future mariée qui trouve son fiancé trop sage et rêve d'un séducteur expérimenté, ainsi que quelques valets, rouages indispensables du vaudeville.

Voir aussi : « Un fil à la patte » à la Comédie-Française : « Bouzin signifie désordre en wallon »

« Le Misanthrope »
« Le Misanthrope ».
© Brigitte Enguérand / Collection Comédie-Française

Le 19 avril : Le Misanthrope

Pièce de Molière - Mise en scène Clément Hervieu-Léger - Réalisation Don Kent - Production la Comédie-Française - Représentation publique filmée à la Comédie-Française pour un direct avec Pathé Live le 9 février 2017 - Inédit
Avec Yves Gasc (Basque), Éric Génovèse (Philinte), Florence Viala (Arsinoé), Loïc Corbery (Alceste), Serge Bagdassarian (Oronte), Gilles David (Du Bois), Adelined’Hermy (Célimène), Jennifer Decker (Éliante), Pierre Hancisse (Clitandre), Christophe Montenez (Acastre). Et les comédiens de la promotion 2016-2017 de l’académie de la Comédie-Française : Tristan Cottin (un domestique), Marina Cappe, Ji Su Jeong, Amaranta Kun (domestiques), Alex Mandron (garde)

Alceste aime Célimène, une jeune veuve éprise de liberté. Hanté par un procès dont il redoute l’issue, Alceste se rend chez elle, accompagné de son ami Philinte auquel il reproche ses complaisances vis-à-vis de la société. Il souhaite que sa maîtresse se déclare publiquement en sa faveur. Mais c’est sans compter sur l’arrivée impromptue d’Oronte, de deux marquis, d’Éliante et d’Arsinoé… Poussés à bout par la radicalité d’Alceste, prêts à s’extraire de toute forme de mondanité, les personnages dévoilent, le temps d’une journée, les contradictions du genre humain soumis à un cœur que la raison ne connaît point.

Voir aussi : « Le Misanthrope » à la Comédie-Française : « J’entre dans une humeur noire... »

« Fanny »
« Fanny ».
© La Compagnie des Indes / La Comédie-Française

Le 26 avril : Fanny

Pièce de Marcel Pagnol - Mise en scène Irène Bonnaud - Réalisation Dominique Thiel - Production Comédie-Française et la Compagnie des Indes, avec la participation de France Télévisions (2008)
Avec Catherine Ferran (Honorine), Andrzej Seweryn (Panisse), Sylvia Bergé (Claudine), Jean-Baptiste Malartre (M. Brun), Pierre Vial (Escartefigue et le chauffeur de M. Panisse), Serge Bagdassarian (Frise-Poulet, M. Richard et le docteur Venelle), Marie-Sophie Ferdane (Fanny), Stéphane Varupenne (Marius, le facteur et le Parisien), Gilles David (César)

Dans son bar, sur le Vieux-Port de Marseille, César se morfond. Marius, son fils, est parti naviguer à l’autre bout du monde. Entouré de ses amis, exaspéré par son chagrin et leur compassion, ce père aimant et abusif se sent trahi par un départ dont il contemple le désastre au reflet du désespoir de Fanny, l’amour délaissé de Marius. Mais Fanny n’est pas qu’abandonnée. Elle est aussi une fille perdue dont la grossesse devient une tragédie ordinaire. Honoré Panisse, le maître voilier du port, de trente ans l’aîné de Fanny, lui propose le mariage, l’honorabilité, la fortune. Panisse tient les ficelles d’une comédie cruelle où la jeunesse renonce peut-être au bonheur. Et sur le Vieux-Port, baigné de soleil et de pittoresque méridional, le rire est roi... mais il n’y a pas d’amour heureux.

Voir aussi : « Fanny » à la Comédie-Française : Marseille, cité grecque

« Cyrano de Bergerac »
« Cyrano de Bergerac ».
© Christophe Raynaud de Lage / Collection Comédie-Française

Le 3 mai : Cyrano de Bergerac

Pièce d’Edmond Rostand - Mise en scène Denis Podalydès - Réalisation Dominique Thiel - Production Comédie-Française - Représentation publique filmée à la Comédie-Française (salle Richelieu) pour une retransmission en direct avec Pathé Live le 4 juillet 2017 
Avec Véronique Vella (Tire-Laine, Cadet, la Duègne, une sœur), Sylvia Bergé (la marquise, un enfant, un poète, un cadet, une précieuse, Mère Marguerite), Bruno Raffaelli (Ragueneau), Alain Lenglet (Lignière, un cadet), Françoise Gillard (Roxane), Laurent Natrella (Carbon de Castel-Jaloux, Jodelet, un précieux), Michel Vuillermoz (Cyrano de Bergerac), Christian Gonon (Valvert, un cuisinier, un poète, un musicien, un cadet), Julie Sicard (Lise, Sœur Claire), Loïc Corbery (Christian), Christian Hecq (Cuigy, un cadet, un précieux), Nicolas Lormeau (Montfleury, un pâtissier, un cadet, un précieux), Gilles David (le bourgeois, un poète, le capucin, un cadet), Stéphane Varupenne (Le Bret), Nâzim Boudjenah (le cavalier, Bellerose, le mousquetaire, un cadet), Claire de La Rüe du Can (la bouquetière, un cadet, un musicien, Sœur Marthe), Didier Sandre (de Guiche), Julien Frison (le marquis, l’apprenti, un cadet, un précieux). Et les comédiens de la promotion 2016-2017 de l’académie de la Comédie-Française : Marina Cappe (le jeune homme, un aide de camp), Amaranta Kun (une précieuse, un cadet), Axel Mandron (Flanquin, un cadet, un pâtissier)

Avec panache, seul contre tous, Cyrano de Bergerac, poète et bretteur impénitent, se bat avec l’épée et avec les mots, suscitant la crainte ou la sympathie mais forçant l’admiration, notamment celle de Roxane, sa cousine, dont il est amoureux en secret. Tout comme l’est le jeune Christian, aussi beau que Cyrano, affligé d’un nez proéminent, est laid. Les deux hommes, que le destin fera amis, s’allient dans un stratagème où les mots de l’un prononcés par l’autre remplissent bientôt leur office : Roxane s’éprend de Christian...

Voir aussi : « Cyrano de Bergerac » à la Comédie-Française : nouveau nez

« Le Petit-Maître corrigé
« Le Petit-Maître corrigé ».
© Vincent Pontet / Comédie-Française

Le 10 mai : Le Petit-Maître corrigé

Pièce de Marivaux - Mise en scène Clément Hervieu-Léger - Réalisation Don Kent - Une production de la Comédie-Française - Représentation publique filmée à la Comédie-Française (salle Richelieu) pour une retransmission en direct avec Pathé Live le 8 mars 2018
Avec Florence Viala (Dorimène), Loïc Corbery (Rosimond, fils de la marquise), Adeline d’Hermy (Marton, suivante d’Hortense), ClémentHervieu-Léger (Dorante, ami de Rosimond), Claire de La Rüe du Can (Hortense, fille du comte), Didier Sandre (le comte, père d’Hortense), Christophe Montenez (Frontin, valet de Rosimond), Dominique Blanc (la marquise) et la comédienne de la promotion 2017-2018 de l’académie de la Comédie-Française : Aude Rouanet (la suivante de Dorimène)

L’histoire est celle d’un jeune Parisien à qui ses parents ont trouvé un bon parti, fille de comte. Mais, à son arrivée chez eux, le beau garçon – dont les codes parisiens sont à mille lieues des règles de bienséance en vigueur en province – ne saurait ouvrir son cœur à la charmante personne qui lui est destinée. Piquée, cette dernière décide de le corriger de son arrogance, tandis qu’une ancienne amante fait le voyage pour empêcher le mariage. Alliance du maître et du valet, complicité de la maîtresse et de la servante, ce chassé-croisé amoureux s’emballe entre conspirations badines et ébullition des sentiments. La troupe de la Comédie-Française, dirigée avec brio par Clément Hervieu-Léger, se joue des ridicules et redonne vie à une pièce méconnue de Marivaux.

Voir aussi : « Le Petit-Maître corrigé » à la Comédie-Française : Marivaux (presque) inédit

« Les Rustres »
« Les Rustres ».
© Camera Lucida

Le 17 mai : Les Rustres

Pièce de Carlo Goldoni - Mise en scène  Jean-Louis Benoit - Réalisation Philippe Béziat - Coproduction Comédie-Française et Camera Lucida - Filmé au Théâtre du Vieux-Colombier / Comédie-Française en 2015
Avec Gérard Giroudon (Canciano, bourgeois vénitien), Bruno Raffaelli (Simon, négociant), Coraly Zahonero (Margarita, femme de Lunardo en secondes noces), Céline Samie (Marina, femme de Simon), Clotilde de Bayser (Felice, femme de Canciano), Laurent Natrella (le comte Riccardo), Christian Hecq (Lunardo, négociant), Nicolas Lormeau (Maurizio, beau-frère de Marina), Christophe Montenez (Filippetto, fils de Maurizio), Rebecca Marder (Lucietta, fille de Lunardo, d’un premier lit)

« À la maison ! C’est moi qui commande ! », le ton est donné, on ne s’amuse pas chez Lunardo ! Les femmes doivent rester à la maison, pas question de sortir, même si c’est carnaval à Venise. Chez ce bourgeois vénitien, la méfiance à l’égard des femmes confine à l’absurde. Satire féroce de la bourgeoisie commerçante vénitienne, Les Rustres est le chef-d’œuvre visionnaire et féministe de Goldoni. D’un côté, les hommes et leur autorité excessive, paranoïaques, misanthropes et réactionnaires ; de l’autre, les femmes, rusées, épatantes de bonheur et tendues vers la liberté.
L’art de Goldoni a longtemps été mal compris, voire méprisé. Son aîné Vivaldi, un autre Vénitien, présente un cas analogue en musique : facilité apparente, énergie inépuisable, spontanéité, prolixité. Comme à Vivaldi, une certaine imagerie vénitienne kitsch a longtemps collé à Goldoni et au théâtre italien du XVIIIe siècle. Loin des clichés, Jean-Louis Benoit privilégie dans sa vision des Rustres les huis clos, les face-à-face dangereux ou comiques, au plus près des caractères, crus, trempés, violents, généreux, humains. Il fait éclater la modernité du texte…

Voir aussi : « Les Rustres » à la Comédie-Française : Goldoni de guêpes

« Roméo et Juliette »
« Roméo et Juliette ».
© Vincent Pontet / Comédie-Française

Le 24 mai : soirée spéciale Comédie-Française

Roméo et Juliette

Pièce de William Shakespeare (version scénique d’après la traduction de François-Victor Hugo) - Mise en scène et scénographie Éric Ruf - Production Comédie-Française - Réalisation Don Kent - Représentation publique filmée à la Comédie-Française (salle Richelieu) pour un direct avec Pathé Live le 13 octobre 2016
Avec Claude Mathieu (la nourrice), Christian Blanc (Montaigu), Christian Gonon (Tybalt), Serge Bagdassarian (Frère Laurent), Bakary Sangaré (Frère Jean), Pierre Louis-Calixte (Mercutio), Gilles David (le prince), Suliane Brahim (Juliette), Nâzim Boudjenah (Benvolio), Jérémy Lopez (Roméo), Danièle Lebrun (lady Capulet), Elliot Jenicot (le comte Pâris), Didier Sandre (Capulet) et les comédiens de l’académie de la Comédie-Française : Marina Cappe, Ji Su Jeong, Amaranta Kun (musiciennes, jeunes filles), Tristan Cottin (Balthazar),  Pierre OstoyaMagnin (Samson), Axel Mandron (Pierre)

Une rivalité ancestrale oppose les familles Capulet et Montaigu. Mais, lorsque Roméo Montaigu rencontre Juliette Capulet, un amour éternel naît immédiatement entre eux. Pièce légendaire du répertoire, Roméo et Juliette est devenue, au fil du temps et des multiples adaptations dont elle a été l’objet, l’incarnation de l’histoire d’un amour absolu. Éric Ruf s’empare du mythe, le transpose dans une ville du sud de l’Italie écrasée de soleil et fait resurgir l’humour et la noirceur du texte de Shakespeare.

Voir aussi : « Roméo et Juliette » à la Comédie-Française : l’amour à tombeau ouvert

« Derrière le rideau »
« Derrière le rideau ».
© Artline Films

Comédie-Française, derrière le rideau

Documentaire (52 min) - Réalisation Gérard Lafont - Production Artline Films et la Comédie-Française

Éric Ruf, comédien, metteur en scène et scénographe, est administrateur général de la Comédie-Française depuis 2014. En 2019, il met en scène La Vie de Galilée de Bertolt Brecht pour la salle Richelieu. Le film témoigne de son travail, à la fois en tant que metteur en scène et scénographe, mais également comme administrateur général de la Comédie-Française. L’occasion rêvée de plonger dans les coulisses de cette institution, que font vivre plus de quatre cents employés, dont une soixantaine de comédiens, à travers une programmation éclectique et leur passion inaltérée pour une scène vivante et audacieuse.

« Le Système Ribadier »
« Le Système Ribadier »
© Brigitte Enguérand / AGAT Films

Le 31 mai : Le Système Ribadier

Pièce de Georges Feydeau - Mise en scène Zabou Breitman - Réalisation Vitold Krysinsky - Coproduction Comédie-Française et AGAT Films & Cie - Enregistré au Théâtre du Vieux-Colombier en décembre 2013
Avec Martine Chevallier (Sophie), Christian Blanc (Gusman), Laurent Stocker (Thommereux), Julie Sicard (Angèle), Nicolas Lormeau (Savinet), Laurent Lafitte (Ribadier)

« Mais regarde-moi donc dans les yeux ! Là, les mains dans les mains ! Est-ce que j’ai l’air d’un mari qui te trompe ? » Chaque fois que M. Ribadier veut rejoindre une de ses maîtresses, il abuse de ses dons d’hypnotiseur. Les yeux dans les yeux, les mains dans les mains, un « Je t’aime » rassurant, et voilà l’épouse endormie et le mari volage qui peut s’enfuir en toute sérénité. Il fallait bien trouver un système pour contrecarrer la jalousie d’Angèle depuis qu’elle a découvert le carnet relié en maroquin de son premier mari, Robineau, qui y notait méticuleusement ses aventures. Apprenant ainsi que celui qu’elle aimait aveuglément l’avait déshonorée par 365 fois en huit ans de mariage, Angèle est aujourd’hui sur ses gardes. L’arrivée impromptue de Thommereux, amoureux transi qui s’était exilé à Batavia pour ne pas trahir l’amitié de son ami, feu Robineau, pourrait faire imploser l’imparable système…


Pendant le confinement, la Comédie-Française ne baisse pas tout à fait le rideau : elle lance sa web-télé, « La Comédie continue ! », et propose une programmation « à la fois familiale et pédagogique, poétique, divertissante et toujours théâtrale ».

Publié le 27 mars 2020
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