« Au royaume des pharaons noirs »

Longtemps, les archéologues occidentaux ont dédaigné les pyramides de l’Afrique de l’Est. La Nubie, actuel Soudan, est réduite dans les manuels d’histoire à une simple annexe de l’Égypte. Quasiment rien sur les pharaons noirs… Aujourd’hui, les chercheurs se rendent compte de l’erreur de leurs prédécesseurs et de l’importance de ces sites. À découvrir dans « Science grand format », jeudi 29 avril sur France 5.

Le temple d’Abou Simbel, à la frontière du royaume de Koush. © Windfall Films Ltd

L’histoire méconnue des pharaons de Nubie

Méroé, au Soudan. D’étranges pyramides s’élèvent vers le ciel en plein désert. Peu nombreux sont ceux qui savent que le pays en possède près de deux fois plus que l’Égypte voisine. Les plus connues sont très certainement celles qui se trouvent sur ce site unique, à 200 kilomètres de Khartoum.
Leur construction a démarré près de 2 000 ans après la grande pyramide de Gizeh, dans le royaume de  Koush, une civilisation ancienne africaine qui avait pris son essor dans l’actuel Soudan et la Nubie égyptienne.
Aujourd’hui, une équipe d’archéologues a récemment rouvert des chambres funéraires dans l’une des pyramides royales. Quels trésors vont-ils mettre au jour ? Vont-ils déterrer les restes d’un roi influent ? Leur enquête les mènera jusqu’en Égypte, où les pharaons noirs ont régné pendant un siècle. Leurs découvertes permettront également d’en savoir plus sur les relations des Koushites avec l’Égypte et sur la construction de ces pyramides. 

" Au royaume des pharaons noirs "
Fresque représentant des Koushites sur le site d’Abou Simbel.
© Windfall Films Ltd

Le saviez-vous ?

Méroé est situé dans l’actuel Soudan, le long des rives du Nil. Ce royaume mythique rayonna durant sept siècles, avant de s’effondrer vers 350 après J.-C. Restent les témoignages d’un grand nombre d’auteurs – d’Hérodote à Strabon – que cette Nubie soudanaise, encore en partie enfouie sous les sables, avait fascinés.

Dans le sud du Soudan, au cœur d’un désert de sable doré, se dresse la plus grande concentration de pyramides au monde, vestiges de cette très ancienne civilisation africaine qui s’opposa aux Égyptiens et infligea des défaites à l’Empire romain. Longtemps oubliées des archéologues, ces nécropoles livrent aujourd’hui les vestiges d’une des plus grandes civilisations que la terre ait portée. 

Les pharaon et reine noirs les plus connus se nommaient Taharqa et Kandake.

Le méroïtique est la langue du royaume de Koush, qui s’est épanoui au sud de l’Égypte entre le VIIIe siècle avant notre ère et le IVe siècle après, et tenait les voies de passage entre l’Égypte, la mer Rouge et le reste de l’Afrique. Sa capitale en a d’abord été Napata, puis Méroé.

Le peuple Koush. Les archéologues datent à environ 2 000 avant J.-C. les premières traces du royaume nubien appelé Koush, alors occupé par les Égyptiens. Au VIIIe siècle avant J.-C., les rois koushites, également appelés pharaons noirs, conquièrent l’Égypte, où ils règnent pendant un siècle. Les deux cobras qui ornent leur coiffe symbolisent l’unification des royaumes. Puis, au IIIe siècle avant J.-C., l’empire koushite va progressivement disparaître.

 

20.50 Au royaume des pharaons noirs 

Documentaire (52 min – 2020 – inédit) – Réalisation Sam Mortimore – Production Windfall Films, avec la participation de France Télévisions 

21.40 Le Pouvoir des prêtresses égyptiennes

L’histoire de l’Égypte ancienne a fait la réputation des pharaons et de leurs temples majestueux. Ce documentaire met en lumière le pouvoir méconnu de certaines femmes, prêtresses et adoratrices du dieu Amon, icône de la création et de la fertilité. Parfois considérées comme les égales des dieux et vénérées de tous, ces femmes avaient pour rôle de combler les besoins terrestres d’Amon afin qu’il veille sur l’Égypte. Elles procédaient à des rituels particuliers en son honneur et organisaient des orgies. Des fresques récemment mises au jour révèlent l’importance de ces pratiques et de leurs pouvoirs religieux et politiques. Certaines ont laissé leur empreinte dans l’histoire, à l’instar d’Hatchepsout, qui s’est hissée au rang de reine-pharaonne.

Documentaire (52 min – 2019) – Auteur David Ryan – Réalisation Stephen Rooke – Production Tile Films

Diffusion dans Science grand format, présenté par Mathieu Vidard, jeudi 29 avril à partir de 20.50 sur France 5
À voir et revoir sur france.tv

Publié le 26 avril 2021
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