Pour « Au bout c'est la mer », François Pécheux descend le São Francisco

Nul besoin d'avoir le pied marin pour apprécier ces voyages au long cours sur les fleuves du monde entier. Pour vous en convaincre, suivez le nouveau périple de François Pécheux, dont le départ est donné au Brésil, ce lundi dès 20.50 sur France 5.

« Au bout c'est la mer : Le río São Francisco ». © Step by Step Productions

Quand tu regardes un fleuve comme celui-ci, avec un beau courant, une eau d'une telle qualité, c'est une satisfaction immense. C'est une source de revenus. Il y a beaucoup de production de mangues, de goyaves, tout type de fruits. En fait, c'est une richesse. Je pense que les gens devraient plus prendre soin du fleuve, parce que c'est de l'or.

Manuel, capitaine de bateau

Son débit impressionne autant que sa superficie : supérieur à ceux du Rhin, du Nil, du Tigre et de l'Euphrate. Il serpente depuis la Serra da Canastra sur plus de 3 000 kilomètres avant de se jeter dans l'océan Atlantique. Un cours d'eau dont la surface est plus grande que celle de la France et de la Suisse cumulée. Un monstre bienveillant, même si, pour le dompter et profiter de ses bienfaits, il a fallu engloutir terres et maisons. Pas moins de quatre barrages hydrauliques ont été édifiés depuis 1946 pour permettre l'irrigation et la production d'électricité. 
C'est sur ce fleuve brésilien que François Pécheux entame sa nouvelle saison d'Au bout c'est la mer (avant de la poursuivre sur le Sénégal, le Tage, le Rhône puis la Vistule). Un voyage au fil de l'eau mais pas que... « Un plateau de télévision, c’est de la fabrication, de l’artifice, c’est toujours une gymnastique, expliquait-il dans une interview donné au Figaro en 2019. Là, on est dans un programme où il n’y a rien à composer, il n’y a pas à se maquiller, dire bonjour… Il faut juste être pleinement face à l’autre, essayer de le comprendre, entrer dans son rythme, découvrir sa vie et se faire accepter. Cet instant doit être sincère. Je ne joue pas un rôle, c’est génial ! »

Ce qui est bien au Brésil, c'est qu'il y a toujours un hamac qui vous attend quelque part.

François Pécheux

François débute son périple maritime sur le bateau de Manuel. Une simple barque à moteur recouverte d'un toit, qui se pilote depuis la proue, pour éviter, c'est certain, les amas rocheux dont le fleuve est parsemé. Un voyage ponctué d'escales, de rencontres et de bateaux, car pour atteindre l'embouchure, il faut accepter de changer régulièrement de monture. Certes, on prendrait volontiers place à ses côtés lorsqu'il plonge dans les entrailles de l'église en partie engloutie suite à la construction d'un barrage, et qu'importe qu'on soit ou non croyant, tant l'endroit est fascinant. Seulement, les conditions actuelles rendent périlleuses une telle escapade. Alors, laissons-lui le soin de nous guider, et de nous faire rêver sur ce fleuve qui jadis portait le nom d’« Opara » (nom donné par les Indiens et signifiant « fleuve mère »). 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Tu sais, il y a beaucoup de légendes sur le fleuve São Francisco, et donc le "carranca", c'est pour éloigner les mauvais esprits et faire un bon voyage. On dit que quand un danger approche, il gémit pour prévenir le capitaine.

Gabriel, sculpteur, entre autres, de carrancas (sculptures en bois montées sur la proue des embarcations qui naviguaient sur le fleuve São Francisco dans la seconde moitié du XIXe siècle)

Le « fleuve de l'unité nationale » 

Carte géographique du fleuve
Le río São Francisco.
© Shannon

« Entièrement brésilien, le río São Francisco, qui parcourt environ 3 000 kilomètres dans l'est de l'Amérique du Sud, draine un bassin de 631 200 kilomètres carrés. Baptisé d'après un jésuite du XVIe siècle, São Francisco de Borja, il est surnommé le "fleuve de l'unité nationale", car il a longtemps servi de voie de communication entre les régions maritimes et occidentales du Brésil et entre le nord-est et le sud du pays. Le fleuve fournit une puissance hydroélectrique considérable et irrigue de nombreuses terres dans l'est et le nord-est du Brésil. »
(source : Universalis)

Au bout c'est la mer

20.50 : Le río São Francisco
François embarque pour le Brésil et un voyage exceptionnel, le long du río São Francisco, un géant de plus de 3 000 kilomètres, qui traverse tout le Nordeste. En le descendant jusqu'à la mer, François rencontre les gardiens des traditions, ceux qui célèbrent le fleuve par la musique, ou sculptent les carrancas, une sorte de talisman pour protéger les voyageurs. Autant de visages et d'aventures qui racontent ce río que les Brésiliens surnomment « le vieux Chico ».

Série documentaire (52 min - inédit) – Auteurs Lisa Delahais et François Pécheux – Avec François Pécheux –Réalisation Lisa Delahais et Stéphane Jobert – Coproduction Step by Step productions et France Télévisions, avec la participation de Ushuaïa TV



21.45 : Le Mississippi
Depuis les rives du lac Itaska, François part traverser les États-Unis du nord au sud en suivant la route du plus grand fleuve américain : le Mississippi. De bateau en bateau, il part à la découverte de ceux qui vivent au bord de ce fleuve mythique. Des amoureux des grands espaces, un capitaine d’une gigantesque péniche, un joueur de blues sur la route de Memphis, et des pêcheurs d’écrevisses dans le delta. Au bout de 3 700 kilomètres, la Nouvelle-Orléans et les célèbres bayous de Louisiane marquent la fin du voyage.

Série documentaire (52 min - rediffusion) – Auteur François Pécheux – Avec François Pécheux –Réalisation Pascal Richter – Coproduction Step by Step productions et France Télévisions

Les documentaires sont diffusés lundi 2 août à partir de 20.50 sur France 5
Au bout c'est la mer est à voir et revoir sur france.tv

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