« Au bout c'est la mer » a pour nouvelle destination les « eaux du partage »

Lundi, à 20.50 sur France 5, prenons le large dans le sillage de François Pécheux. Direction le Sénégal pour six cents kilomètres de navigation et de rencontres avant d'atteindre, c'est promis, l'océan.

« Au bout c'est la mer » : le fleuve Sénégal © Christelle Leroux

Le premier contact avec le fleuve, c'est super important. C'est comme avec les animaux.

François Pécheux

Sans frontière mais nullement apatride, le Sénégal chemine depuis Bafoulé, au Mali, jusqu'à l'océan Atlantique. Délimitation naturelle entre la Mauritanie et le Sénégal, il a pour origine la réunion de deux rivières, le Bafing et le Bakoye, à Bafoulé. Si l'une comme l'autre prennent leur source dans le bien nommé « château d'eau » de l'Afrique de l'Ouest (surnom donné à la Guinée), c'est au Bafing que revient le titre de « branche-mère du Sénégal ». Un fleuve qui accueille François Pécheux pour sa nouvelle pérégrination jusqu'à la mer.
De Bakel, aux portes du Sahel, jusque Saint-Louis, face à l'océan, il va voguer, forcément. Et accoster, inévitablement. L'occasion pour lui, cette fois, de tester la gomme arabique, la coupe de la canne à sucre, le lavage des chèvres dans l'eau du fleuve, la peinture artistique sur pirogue, et même de se mesurer à des adeptes du Scrabble.
À ceux d'entre vous qui auraient un jour fait escale à Todor, avez-vous pris le temps de poser dans le studio photo de feu Oumar Ly ? Aujourd'hui, c’est son fils qui officie, mais aux murs s’affiche encore une infime partie des instants de vie que son père a immortalisés pendant toute sa carrière et que vous découvrirez lors de ce nouveau numéro d'Au bout c'est la mer.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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L’Organisation mondiale pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS)

En 1972, grâce à un accord entre le Sénégal, le Mali et la Mauritanie, l’Organisation mondiale pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) est créée. La Guinée rejoindra rapidement cette organisation. Modèle unique à l’échelle mondiale, l’OMVS accorde [au fleuve] le statut prestigieux de ressource « internationale ».
L’OMVS a été créée avec trois principes de base : le fleuve et ses affluents sont propriété internationale ; leurs ressources sont exploitées de manière partagée et solidaire ; tout ouvrage est une propriété commune.
L’organisation vise à atteindre l’autosuffisance alimentaire pour les populations du bassin et de la sous-région, sécuriser et améliorer leurs revenus, préserver l’équilibre des écosystèmes, réduire la vulnérabilité face aux aléas climatiques, valoriser au profit des États membres le potentiel hydroélectrique du bassin et accélérer le développement économique.
Au fil du temps, l’OMVS est devenue une référence à travers le monde. En 2016, elle a été désignée meilleur organisme de bassin au monde par la qualité de ses programmes et son modèle de gestion partagée des eaux dans un cadre de coopération solidaire. Elle assure le secrétariat permanent du Réseau africain des organismes de bassin. 
Source : Initiatives pour l'avenir des grands fleuves

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Il a été commandé uniquement pour le fleuve Sénégal... C'est comme un taxi-brousse. C'est un taxi fluvial, car avant les routes étaient très mauvaises. Il n'y avait pas de transport routier, tout se faisait par bateau. Les gens venaient avec leurs moutons, leurs chèvres et leurs vaches.

Le capitaine du "Bou El Mogdad", à propos de son bateau

Au bout c'est la mer

20.50 : Le fleuve Sénégal
François embarque sur le fleuve « des eaux du partage », le Sénégal. En descendant plus de six cents kilomètres jusqu’à l’océan Atlantique, il découvre cet immense et tranquille serpent d’eau, véritable frontière naturelle entre la Mauritanie, le Mali, et le Sénégal. Il rencontre les peuples du Sahel et leurs animaux le long des rives, emprunte la route des anciens comptoirs français, participe au brûlage et à la coupe de canne à sucre, avant d'embarquer sur le mythique Bou El Mogdad, le bateau le plus célèbre du fleuve. Son aventure se termine dans le quartier le plus animé et surpeuplé de Saint-Louis, la fameuse langue de Barbarie, la plus émouvante sentinelle du fleuve Sénégal.

Série documentaire (52 min - inédit) – Auteurs Christelle Leroux et François Pécheux – Avec François Pécheux – Réalisation Christelle Leroux et Stéphane Jobert – Coproduction Step by Step productions et France Télévisions, avec la participation de Ushuaïa TV



21.45 : Le Danube

François embarque pour un voyage de mille kilomètres sur le Danube, à travers les Balkans et les Carpates, jusqu'à la mer Noire. Son voyage, démarré en Serbie, passe par la Roumanie. À cent kilomètres de la mer, dans le détroit du fleuve, il découvre une fantastique réserve naturelle où se croisent toutes sortes d'oiseaux et de chevaux sauvages.

Série documentaire (52 min - rediffusion) – Auteur François Pécheux – Avec François Pécheux – Réalisation Alex Badin– Coproduction Step by Step productions et France Télévisions

Les documentaires sont diffusés lundi 9 août à partir de 20.50 sur France 5
Au bout c'est la mer est à voir et revoir sur france.tv

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